Martin Lothar (depuis 2005)

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Mercredi 26 décembre 2007 3 26 /12 /Déc /2007 20:57

Le jour de Noël, la dinde (Meleagris gallopavo ou encore Meleagris ocellata) est plus brune, tu meurs, entourée de marrons d’inde ou pas, trônant fièrement dans son plat dépoussiéré à la hâte.

Le lendemain, 26 décembre, elle est toujours aussi brune, marron de son sort et de sa couleur, mais disparaît à jamais dans un récipient plus prosaïque, moins festif et toujours inexorable…
Dure, dure la vie des dindes et autres dindons de leur race !

Bon moi, j’aime moyen la chair de la dinde qui est souvent ou trop grasse ou trop rêche.
Il faut dire que notre volaille est une dure à cuire et bien des fours et des ménagères en perdent leur Latin ou leur chaleur, tournante ou pas.
L’intérêt de la dinde de Noël, c’est la farce en fait – comme leur beurre d’ail aux escargots.
Une bonne farce pleine de châtaignes, de lard et surtout de truffes réjouissent toujours l’estomac de l’honnête Chrétien ou pas.

Le mot « dinde » ne vient pas d’Inde, mais des Indes occidentales (les Amériques, pour les cancres) où elle naquit dans la nuit des temps.
Christophe Colomb la rapporta de ses colonies et les Français la baptisèrent « poule d’Indes » puis « dinde »

Bon sinon, je crois que sur cette pauvre planète il n’y a pas d’être vivant plus con qu’une dinde ou un dindon hein !
C’en est effrayant à se les mordre de Noël à la Trinité.
Même le poulet le plus imbécile des tarés, perdu dans sa batterie industrielle sait mieux se servir de son quart de neurone que la première dinde des hôtes de cette basse-cour.
On se demande même si en éternuant pour la première fois de sa vie, elle n’aurait pas éjecté en morve le peu d’embryon de cervelle dont notre mère Nature lui aurait par hasard ou par impossible gratifiée.
En plus la dinde ressemble à une dinde, c’est-à-dire à rien et elle semble chaque matin se glorifier de la pendeloque ridicule qu’elle a toujours autour du cou (la caroncule) et qui a l’air aussi bête et pendouillant lamentable qu’une paire de couilles de pré pubère finlandais au sortir d’un sauna mal réglé.
Même son cri – elle glougloute, cette tâche - est morfondant de connerie et à pleurer de désespoir : On dirait le rire surpris d’une pouffiasse sous-diplômée primée à StarAc.

Non, je n’aurais jamais voulu naître dinde même pour espérer un jour avoir une truffe dans le troufion, mais ça ne serait qu’une fois, mort et rôti – Est-ce bien la peine ?

Bon allez, on vous aime quand même la dinde et le dindon ; restez avec nous hein !
Réfléchissez toutefois un peu avant de parler…

Fin de loup

 


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