Chronique d’un lundi ordinaire

Publié le 13 Juin 2005

Classé dans la série : « Divers et d'autres saisons »

Je déteste les dimanches soir : Il faut préparer sa trousse et son cartable pour le lendemain ; tailler les crayons ; rechercher le mobile pour en recharger les batteries – si toutefois je retrouve le chargeur ; retrouver la sœur jumelle de la chaussette découverte dans le bac à légumes du frigo entre les cerises et les carottes.

Je hais encore plus les lundis matin : C’est la bourre à chaque fois avec décollage pénible dans un épais brouillard.
De plus, la moquette est froide, sent mauvais et très difficile à fumer.

J’ai fait un jogging d’enfer les lacets défaits pour attraper le bus que j’ai eu, in extremis après avoir largué le sac-poubelle dans le trou de la couleur qu’il faut, mais je n’ai pas pu happer un quelconque 20 minutes – journal gratuit en vrai papier recyclé, certifié sans colorant et brut d’AFP – qui théoriquement se lit en vingt minutes comme son nom l’indique.

J’en ai finalement trouvé un en arrivant à Saint-Lazare et je l’ai lu en travers et en vingt secondes.
Voilà donc mon résumé des nouvelles du jour – Attention ce n’est peut-être pas très fiable :

Florence Hanoun a été libérée mais apparemment avant de partir pour l’Irak, elle avait dû oublier de fermer la lumière et un robinet de sa salle de bain et s’est retrouvée avec une dette de 40 milliards de dollars…

Elle devrait utiliser des ampoules plus économiques quand même.

Heureusement le G8 – je suppose que c’est le gouvernement français des huit, bien que je n’en compte finalement qu’un seul – lui a proposé de régler la facture EDF et d’éponger la salle de bain.
C’est très beau comme geste et très émouvant…
Merci au petit Nicolas S. de Neuilly.

Elle se repose maintenant dans un salon du Bourget en sirotant un A380 bien frappé et mérité.

Deux ados ont été interpellés dans le métro de chez RATP après avoir mis le feu aux cheveux d’une femme à l’aide d’un briquet.
Il paraît qu’ils n’en étaient pas à leur premier coup.
C’est le dernier jeu de con non virtuel à la mode.
Il y a quand même des moyens moins débiles pour mettre les cheveux en pétard…

Nous vivons vraiment dans un monde libre et captivant…

Voilà c’est tout ce que j’ai pu happer en vingt secondes.

Je n’ai même pas pu lire mon horoscope et j’ai paumé le journal…
C’est peut-être pourquoi il ne m’est rien arrivé aujourd’hui ?

Si, pardon, je viens de retrouver l’autre chaussette : je l’avais mise en marque page dans le catalogue de la Redoute, Automne hiver 2003 – Rubrique slips et caleçons.

Mardi s’annonce bien !

Fin de loup.

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