Vous n’en avez sans doute rien à brosser, mais… (Saison 2 / épisode 3)

Publié le 18 Février 2006

Résumé des épisodes précédents : Notre héros, ML, autiste de l’informatique, découvre les blogues en janvier 2005. Il se passionne pour cette planète où sont jouées de bien étranges pièces animées par des inconnus à pseudonyme. Il se rend compte alors de la très grande variété des blogues et bien souvent, de leur belle qualité.Il se trouve un pseudo, au hasard, et se lance dans le grand art du commentaire bloguien. Il est tenté par la création d’un blogue.
Il crée son blogue pour essayer et ainsi essaye un échec cuisant.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je suis réveillé tous les matins par la radio.
En semaine, c’est radio classique (Classique infos) suivie dix minutes plus tard par un « buzzer » insupportable !
Il faut ce qu’il faut, hein !
En week-end, c’est soit France Inter, soit France Culture mais heureusement, non suivi du « buzzer insupportable » - Du moins quand je pense à le désactiver !
Il ne fait toujours pas ce qu’il faut, hein !
Ce dimanche 22 mai 2005, je n’avais activé ni la radio ni le « buzzer insupportable » car j’étais en vacances.
Il a fait ce qu’il fallait, hein !
Je n’avais rien programmé pour ces vacances.
Ni voyage, ni activité quelconque…

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je me réveille, je passe pas mal de temps à me tortiller (pipi urgent le plus souvent, mais toujours, la pandiculation) dans le lit avant de me lever. (1)
C’est un moment très spécial où l’on essaye de se rappeler ses rêves de la nuit et où l’on tâche, avec plus ou moins de succès, de fixer le programme du jour.
C’est aussi le moment où défilent tous les « fils RSS » de la veille et même de plus loin.
C’est le moment où je pense à mes aïeux, à ma mère, à mon père, à mes frères, ma famille, à mes amis (blogueurs ou pas) bref, à tous ceux et celles que j’aime et où je me demande où ils sont et ce qu’ils font (ou pas)
C’est le moment où je pense à ma vie de merde ; où je pense à ce monde pourri par la pourriture d’un bonheur jamais atteint et où j’essaie de savoir ce que je vais bien pouvoir en faire (ou pas)
C’est le moment où je pensais ce matin-là à faire quelque chose pour ne pas me rétamer lamentablement une nouvelle fois sur la piste d’atterrissage du Touquet Paris Plage (en provenance de Londres) avec mon KING B200 et mon simulateur de vol que j’avais retrouvé (avec grande joie) après avoir délaissé les blogues pendant plus d’un mois…
Tiens, les blogues…

  • Tiens, les blogues !
  • Stop pandiculation…
  • On se lève martin.
  • Va pisser Martin !
  • Tu vas allumer ton mac, Martin.
  • Tu vas réveiller Monsieur Word Martin !
  • Putaing, il est long et lourd celui-là (Word, pas le Mac hein !)
  • Si, le Mac est trop lourd quelquefois !
  • Non, tu ne déjeuneras pas, Martin !
  • Tu vas d’abord taper l’œuvre de ta vie Martin, hein !

Et je tape sur le Mac par le truchement de Monsieur Word (2) : « Un soir  du  mois dernier, j'ai montré mon couteau de combat à mon père. C'est un objet terrible et beau qui ressemble un peu à un sabre de samouraï mais évidemment en plus petit.… »

Bon, pour tout vous dire, c’était très polarisé tout ça :
Le titre du blogue était : « Martin Lothar, Journal d’un Soldat nu »
Le titre de la note était « Un blogue entre les dents »
Le thème du blogue : Un jeune soldat (de vingt ans environ, LOL !) membre d’un sauvage commando, rencontre un jour un vrai loup sauvage et se met à délirer sur les grâces de Dame Nature !
Pourquoi Martin Lothar ?
Je l’ai expliqué dans la note du 26 décembre 2005 : « Comment chier dans les bois »
Pourquoi soldat ?
Parce que tout gosse, j’avais toujours rêvé d’être un soldat.
Pas un militaire hein !
Un soldat, un vrai de chez Devrai !
De ceux qui tuent (ce qu’il faut) par devoir et par conscience.
Par devoir et par défense !
Un soldat citoyen
Comme chez les abeilles, les termites (ou les fourmis) : On ne se pose pas trop de question et l’on défend la communauté.
Toute la communauté ;
Vaille que vaille ;
Uniquement la communauté (sauf rêve personnel, hein !)
Rabelais et Voltaire, quand vous nous tenez !
Pourquoi « Nu » ?
Il faut l’entendre par « brut de pomme » en sa nature et en la nature !
Advienne que pourra ;
Rousseau quand tu nous tiens !
Comprenne qui pourra !
Et que dieu (et surtout nos enfants) nous sauve !
Je sauve justement le tout par une pression sur les touches « pomme » + S
Je me précipite alors sur Canalblog pour créer un blogue.
Pourquoi Canalblog ?
Je ne sais pas.
Au hasard des mes errances bloguiennes, j’étais tombé sur ce serveur de blogues…
Je pense (mais je ne m’en souviens plus), que j’avais déjà souvent hanté les blogues de Zeugme et de Laouenanig (Face au vent) ?
En lien à droite tous les deux.
Pourquoi pas celui-là ?
Et je poste !
Et j’attends
Et rien du tout !
Vous avez compris de suite que le soldat Martin Lothar était mort avant d’avoir vécu.
En ce monde, point d’utopie les enfants !
On ne rigole pas.
On ne rêve pas trop car c’est mauvais pour la santé (selon Carrefour, Total Elf, Danone, Jules ferry, Mahomet & Marx), savez-vous ?
Les deux notes de la « guerre des loups » ont été publiées les 22 et 23 mai 2005.
Elles ont été effacées de la blogosphère le 27 mai 2005.
Car le 27 mai 2005 au matin, j’avais tout changé :
Le blogue s’appelait désormais officiellement : « Martin Lothar, Chronique du Loup-garou »
j’étais devenu un loup-garou avec toutes les responsabilités que ça entraîne !
Ma vie prenait une nouvelle dimension !
Et la première note de ce blogue devenait: « Deux ans de vacances pour les Jules Verne
»

Et je tapais comme un fou sur mon clavier !
Je tapais des notes tout azimut…
C’était le référendum pour la constitution européenne…
C’est-à-dire un moment où tout ce qu’il y a de plus nul en France s’est déchaîné dans sa nullité !
Je tirais alors sur tout ce qui bougeait ou (surtout) ce qui ne bougeait pas :
Quatre notes un même jour !
Jusqu’alors, je ne m’étais pas trop inquiété ni de mes stats ni des commentaires quand le 28 mai 2005…

NDA :
(1) Pandiculation. Merci de vous référer à votre dictionnaire habituel. Je ferai une note prochainement sur cette activité quotidienne qui, quelque part, est le propre de tous les êtres vivants digne de mon respect.
(2) Ce n’était pas Monsieur Word ce jour-là, mais le TdeT du Mac, l’ineffable « TexEdit » (Mais on s’en fout royalement, comme dit Ségolène)

Fin de loup

 

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Bloguerie

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Commenter cet article

Crooke 19/02/2006 21:59

"Pandiculation" : ça c'est un mot! j'essaie de l'apprendre à mon neveu de 3 ans, mais il a encore du mal à le prononcer."Journal d'un soldat nu" : quel bonheur tu as eu d'avoir changé d'avis! Tu te rends compte, les requêtes Google que tu aurais pu avoir!

laparhasard 19/02/2006 14:42

je viens de tout brosseret je trouve cela tres propretoh sacré hasard!! comprenne qui pourra

Amarante 19/02/2006 10:29

j'ouvre mon Gaffiot, pour vérifier si pandiculation vient bien de pando, ere. L'intuition était juste, et il existe même, chez Plaute, un pandiculor, ari : "s'étendre en baillant".

werewolf 19/02/2006 09:14

Le père pandiculaire ?

Tippie 19/02/2006 00:32

C'est qui Missile?

Mlle Moi 19/02/2006 00:10

ouais même que comme premier commentaire, il se pose là..

Tippie 18/02/2006 23:47

Le premier commentaire!! :o)

petiterenarde 18/02/2006 23:34

voyons, de mémoire, le 28 mai : 3 notes et un commentaire ?!

Mlle Moi 18/02/2006 23:11

Comment ai-je pu vivre 22 ans sans connaître le mot "pandiculation". Ca vient de passer dans le top 10 de mes mots préférés :Dbon, alors le 28 mai, il s'est passé quoi? Va falloir que j'aille farfouiller dans tes archives..

lewis 18/02/2006 23:06

tu fais plein de choses intéressantes, le matin. Je vais essayer de penser à tout ça demain.(c'était juste pour commenter, parce qu'en fait, je'avais rien à dire).Ah si, je vais faire un saut à Paris en Avril. je te présenterai Caëlle (en lien à droite ?)

lewis 18/02/2006 23:06

Finalement, j'aime bien le jaune.