Le plan du Labyrinthe

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Les hurlements des autres

Mercredi 30 novembre 2005

Classé dans la série : « Les angoisses du loup-garou »

Ça sent déjà la fin du mois de novembre et celle de l’année ; Noël s’illumine et commence à s’enrhumer d’ailleurs.
C’est la période des bilans et des règlements de compte.
Au boulot de chez Monboulot, c’est l’excitation la plus complète – because of l’arrêté des comptes -  et tout est urgent pour la veille…
On peaufine les chiffres ; on ajuste les colonnes ; on dore les titres et l’on essaie de n’oublier aucune ligne importante.
On sort les vénérables squelettes des placards, histoire de les dépoussiérer et savoir si éventuellement, ils ne pourraient pas servir à faire peur à quelconque fâcheux interne ou externe.
C’est aussi l’époque des championnats de ping-pong ou de boumerang avec des patates chaudes, voire brûlantes, qui sortent « d’on ne sait où » et qui s’abattent comme le sida sur un bobo parisien sur les bureaux les plus encombrés (les bureaux vides et propres ne sont intéressants pour personne – du moins, pour ceux qui passe le relais)

Tout ça pour vous dire que j’en ai partout – même dans ma tanière – et que pendant quelques jours, je ne serai pas trop disponible pour aller visiter mes aliens et amis de chez Tousexes et Tousâges (en lien à droite, pub)
Je me rattraperai…

Sinon, tout va bien sur notre bonne vieille planète bleue : tout le monde est en bonne santé, riche et détendu pour affronter les fêtes.
Bon d’accord, on entend de plus en plus de bruits de bottes, mais ce sont certainement celles du Père Noël.
Il faut y croire, allez : au moins jusqu’au deux janvier prochain !
Après on verra et l’on paiera…

Fin de loup


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Mardi 29 novembre 2005

Classé dans la série : « Haïkus et iculs »

Deux mille milliards d’euros, Mais mille sabords,

De lésiner nous aurions tort :

Encor, encor !

Note du loup : Et pendant ce temps-là, nos bons politiques et nos fins intellectuels se foutent joyeusement des baffes sur les colonisations d’antan.

Si je n’étais pas contribuable, je serais mort de rire.

Hélas, mon inquiétude est bien vivante, elle !

Fin de loup


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Lundi 28 novembre 2005

Classé dans la série : « Loups et loups-garous »

Hier, par un hurlement numérique sauvage, l’indispensable Werewolf, m’a rappelé que l’excellent site « l’Internaute » - dont je parlerai demain - fait cette semaine la promotion de quatre parcs à loups.
Oui, des vrais loups de chez Canis Lupus.

louveteauIl s’agit de réserves où ces animaux sont enfin à moitié libres de vivre paisiblement dans un territoire où ils prospéraient depuis des siècles et des siècles, en tout cas avant que la Gaule ne soit gauloise, avant d’être chassés à grands coups de pieds dans le train pour des motifs des plus futiles.
Les créateurs de ces parcs ont ainsi ménagé la chèvre et le loup pour que cela soit dans la paix des communes, des meutes et des esprits.

Les chiens errants et autres pitbulls abandonnés n’auront peut-être désormais plus aucun alibi ni bouc émissaire.

Il vous sera alors loisible de découvrir cet étonnant prédateur qu’est notre loup légendaire dans son milieu naturel, parmi sa meute, et de le reconsidérer enfin de façon positive.
Il y a quatre parcs :

  • Le parc des loups dans le Gévaudan (est-ce bête ?) en Lozère ;
  • Le parc Alpha dans les Alpes-Maritimes (Mercantour) près de Saint-Martin Vésubie et non loin de l’étonnante et orageuse « vallée des Merveilles » ;
  • La Maison des Loups (Ariège) ;
  • Le parc de Courzieu (Rhône).

Je mets le lien pour ceux et icelles que ça intéresse.
http://www.linternaute.com/sortir/sorties/nature/parcs-a-loups/index.shtml

Fin de loup (plus seul)


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Dimanche 27 novembre 2005

Classé dans la série : « Loups et loups-garous »

Trop de gens morts trop jeunes ou trop tôt – c’est-à-dire avant ma naissance – sont trop méconnus dans ce monde ingrat, fébrile, superficiel et trop facilement oublieux de tout.
Tel est le cas d’un immense loup-garou : Vincent des Aisselles, l’inventeur génial du slip kangourou.

Ça vous la coupe hein !

C’est en 1928, dans les Ardennes belges que naît notre héros du jour : Vincent des Aisselles, fils d’un couple de pauvres tailleurs ardennais et néanmoins wallons.
Après des études primaires laborieuses, mais austères, dispensées par le curé de son petit village de Kang (près de Bouillon), Vincent fut envoyé à l’âge de 11 ans dans un pensionnat religieux et lugubre – de garçons - à des lieues de sa famille.

L’isolement, la promiscuité, le peu de passion pour le latin, le grec, la géographie et les mathématiques, ainsi qu’une sexualité des plus précoces et généreuses, le poussèrent sans aucun doute très vite à s’adonner à ce que les sycophantes à langue de bois appellent « l’onanisme »
Pour les cancres, les jeunes cerveaux qui me lisent et les prudes de tous crins et de toutes banlieues, les synonymes de « onanisme » sont « masturbation », « branlette », « pignolle », « le jeu de cinq contre un » ou encore « les bonnes recettes faciles de madame veuve Poignet »
Bref, un fameux sport – pour ne pas dire une religion dédiée à l’obscur dieu Onan - pratiqué depuis l’Antiquité dans des cercles très fermés, voire des sectes, il est vrai. (CF infra)

L’ardeur de Vincent dans cette discipline fut étonnante, voire notable au livre des records.
Inspiré sans nul doute par les pensées les plus dégueulasses de son grand cousin pubère que lui, Aimé des Aisselles, il se mit en quête très tôt de la découverte du « subtil liquide » qui le ferait enfin entrer dans les cercles des hommes adultes, poilus, vaccinés, tatoués, ayant toutes leurs dents, et responsables in fine de leur destin pitoyable et erratique.
Le rythme de ses « pratiques » ou dévotions passèrent rapidement d’une branlette excitation par mois à soixante par jour, à tel point qu’il devait user de toute l’imagination possible pour s’y adonner en toute discrétion dans les lieux les plus publiques et quelles que soient l’heure et les circonstances.
La vieille ruse de la poche trouée fut donc exploitée à l’excès, mais se révéla vite des plus compliquées dans la mesure où il fallait à chaque fois « trifouiller » le slip (alors à la mode) ou le caleçon et se compromettre dans des attitudes et autres contorsions révélatrices et compromettantes.
Vincent eut donc une idée géniale pour accéder directement, rapidement, discrètement et facilement à l’ostensoir du père Jules, l’outil sacré du sacrifice ultime : Fendre le slip et y réserver une ouverture ad hoc et pérenne.

Et c’est ainsi que, quelques années plus tard, naquit le slip kangourou.

En effet, viré de son pensionnat à l’âge de 16 ans pour d’obscurs motifs que la morale m’interdit de révéler ici (Disons seulement que notre héros voulu « approfondir » ses recherches spéciales en y associant certains de ses plus jeunes camarades), Vincent des Aisselles devint apprenti tailleur dans l’atelier de ses parents.
Il proposa très vite sa géniale découverte à son père qui l’accepta évidemment : Le slip kangourou naquit ainsi en 1944 dans cette petite échoppe du village désormais éponyme de Kang (près de Bouillon).
Mais il fut baptisé du nom de slip Kang car cette invention qui rencontra rapidement un franc succès fut très vite copiée et plagiée.
C’est ainsi que dans un village voisin, un autre tailleur du nom de Jean Roux commercialisa quelques jours plus tard un tel slip.
Les clients prirent alors l’habitude de choisir entre un slip Kang ou Roux et de là vient le nom moderne de Kangourou en analogie (restons prudents) avec le marsupial qui a une poche aussi, mais pour d’autres raisons…

Toutefois, au départ, le slip kang « des aisselles » se réduisait à un habile entrebâillement renforcé du slip du côté droit seulement.
Dans leur innocence et parce qu’ils étaient tous droitiers de père ne fils, Les des Aisselles n’avaient en effet pas  compté avec la race infâme des gauchers et de tous ceux qui, par conséquent, par tare et par usage « portent à gauche » – l’habit faisant le moine ou encore la fonction créant (ou modelant) l’organe voire l’orgasme.

Vous devez savoir en effet – et c’est là une révélation médiatique et universelle, lecteurs innocents, incultes graves, mais néanmoins privilégiés de ce blogue - que cette subtilité de géométrie  est à l’origine d’une profonde scission au sein d’une secte (religion, église ?) des plus puissantes, des plus anciennes et des plus secrètes : l’Ordre Mystérieux d’Onan.
Un personnage éminent et crucial de cet ordre devait en effet rentrer alors dans la vie des Aisselles : Elvis Vitan-Poignet qui n’en était pas moins que le  Grand Maître Universel et de plus – ce n’est pas rien, hein ! , le Sublime Inspecteur Eburnéen du Chaud Secret Spumeux et Gluant.
Un autre loup-garou illustre dont je parlerai prochainement pour satisfaire votre curiosité immense et malsaine et votre intérêt profond et coquin pour toutes les conneries profondes que j’écris, ô mes lecteurs chéris de chez Tousexes & Tousâges.

Vincent des Aisselles mourut à l’âge de quatre-vingt-dix ans lors d’une ultime partie de « cinq contre un » (on ne sait pas qui a gagné) et par volonté testamentaire, fut mis dans un cercueil « kangourou », une autre de ses inventions.
D’ors et déjà, en ce soir d’automne sombre, humide et froid, rendons hommages et gloire à Vincent des Aisselles, le plus grand branleur de tous les temps et le magnifique inventeur du slip kangourou qui, je vous le signale, est à portée de toutes les mains et de toutes les bourses.

Fin de loup


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Dimanche 27 novembre 2005

Classé dans la série : « Haïkus et iculs »

Le patron de tous les amateurs de ragoûts ;
Il périt brûlés par les deux bouts :
C’est Saint-Doux


Fin de loup


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Samedi 26 novembre 2005

Classé dans la série : « Manuel de survie »

La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie :

Coupe ce lien qui s’ennuie
Et se noue dans ton âme

Les nuages s’aguerrissent trop tard.

Je vois se pencher l’apprenti
Dont la loyauté est immense ;
L’immeuble est plié
Et  je me glace.

Nous étions des experts s’assumant
Et des disciples amis.

Les astronomes s’excusent infiniment.

Dégoûte l’éphèbe qui s'agite
Et s’astique dans ce bief.

Je vois persévérer les idoles
Dont les jattes sont vissées ;
Le métis est bizarre
Et  je jouis.

Les badauds se fragmentent au hasard.

Je vois s’exalter les vivants
Dont les soupes sont modestes ;
L’occupant est granitique
Et  je ploie.

Il y a un décollage fictif
Qui occupe l’écolier
Et des grizzlis faisandés.

En mai, les châtelains se raréfient.

Nous étions des facteurs déclenchant
Et des livreurs graves.

Le don d’une dent est redondant

Rassemble la femme qui se fragmente
Et lézarde sur l’herbage.

Les tricheurs boivent à temps.

Les géographes réclament la glaise
Que le cannibale grave lentement ;
Sur le canal, l’huissier virgule
Et la classe est inédite.

Les mannequins écument le matin.

Il y a des miracles reluisants
Qu’inspire le  tigre
Et des martyrs qui sautillent.

Les avortons explosent en verve.

Garde la génération qui veille
Et jongle dans le dortoir.

Je vois s’empiler les virtuoses
Dont les bobines sont phénoménales ;
La luxure est glauque
Et  j’abandonne.

Les missionnaires se déforment ensuite.

Je vois persister les parrains
Dont les faces sont mortifiées ;
Les profanes sont fous
Et  je m’enfuis.

Ereinte le fœtus qui flanche
Et gicle dans le métro.

Les primates se réchauffent soudain.

Je vois se méfier les chanceliers
Dont les parjures sont affichés ;
Le reptile est extrême
Et  je ruisselle.

L’amitié est furtive.

Il y a des renouveaux sensibles
Qui perturbent les  capitaines
Et des seconds qui vomissent

Les martyrs se rebellent ce soir.

Les générations fustigent le fil
Que l’athlète soude utilement ;
Au dortoir, l’ours collabore
Et les chants sont ambigus.

Les gaspilleurs s’épaulent néanmoins.

Je vois chiquer l’aubergiste
Dont les nerfs sont efférents ;
L’hirondelle est poivrée
Et  je bande.

Dénigre le reptile qui pleure
Et se froisse dans l’enclos.

Le temps tousse toujours.

Fin de loup


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Samedi 26 novembre 2005

Classé dans la série : « Divers et d'autres saisons »

Dans le petit jardin qui donne sur ma chambre, il y a un cerisier.
Je l’ai photographié, il y a six mois alors qu’il était en fleur :

dscn0569


Ce matin, je l’ai trouvé ainsi :

dscn08101


De la blancheur du pétale à celle du cristal.

Vivement le printemps quand même.

Fin de loup


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