Les quelque cinquante centimètres de paperasse qui trônaient sur mon bureau depuis des mois se sont réduits aujourd’hui à cinq documents énigmatiques (dont un qui ne m’était pas destiné !)
Je progresse donc.
Par ailleurs le jeune, alsacien, bougre, khâgneux, énigmatique (lui aussi) Madrigal (le Cafre, en lien à droite, pub) nous propose une recette de petits gâteaux traditionnels alsaciens, après nous avoir giflé d’une note à sa façon et étonné d’un poème fort méconnu de Baudelaire : Un régal de circonstance, of course.
Allez le faire chier avec des commentaires (de circonstance) : Il le mérite.
Sissyneck, la Morue de service (lien à droite, pub) nous fait une lecture très personnelle de Duras dans des vapeurs de café et de tabac (Mais tout ça sent l’alcool, voire l’opium, vous le devinerez)
Pelote (en lien à droite, pub), un autre jeune bougre, nous propose, quant à lui, un jeu de lecture intéressant à ne pas prendre au pied de la lettre.
Demain, je me coltine un bon millier de bouquins et de revues (leur poussière surtout) : Ça va être mon Waterloo, je le sens !
Note du loup : Je vais encore me faire engueuler par tout le monde, sur ce coup-là (à vouloir faire court…)
Fin de loup
Cela fait cinq mois que je rame comme un fou sur mon blogue en entassant et négligeant beaucoup de choses qui me reviennent aujourd’hui dessus comme le SIDA sur un bobo parisien (ou la vérole sur le bas clergé breton pour les nostalgiques)
Ma tanière est dans un tel désordre que je n’y retrouve plus rien – sauf la poussière et tout ce que je ne cherche pas - et il devient maintenant urgent de faire quelque chose !
Bref, il faut agir par le non agir, comme le préconise le Tao (et le code des Impôts) :
« Pratique le non agir, exécute le non faire, goûte le sans saveur, considère le petit comme le grand et le peu comme beaucoup. Attaque une difficulté dans ses éléments faciles ; accomplis une grande œuvre par de menus actes. » (Lao-Tseu, le Tao Tö King, Chapitre 53… Werewolf : Pour correction éventuelle, STP)
Ou encore :
« Plus tard, beaucoup plus tard, quand vous aurez commis des choses terribles, vous pourrez vous reposer »
(Francis Carco, Les innocents)
Tout ça pour vous dire que je vais faire une pause de notes sur ce blogue pendant une semaine.
Je posterai cependant chaque jour une très, très courte note pour aérer.
Je continuerai bien sûr à visiter quotidiennement tous les blogues en lien à droite, pub ; à faire des commentaires éventuellement et à répondre à ceux que vous pourriez faire sur mes anciennes notes.
Merci de votre compréhension.
Fin de loup bloguopausé.
Le loup a bien envie de faire une pause,
Car la vie n’est pas toujours rose :
Il en cause.
Fin de loup
Comme promis je vous livre la traduction de l’icul en Picard d’Amiens du 27 octobre dernier.
Je vous le rappelle à toutes fins utiles :
El glinche d’ech wèpe
Granmint gins vont raviser em gazète bèle
Aveuc ech tracheux dl’arnitoèle :
Eds seutrèles !
Mot à mot, nous avons la traduction suivante :
La glisse du guêpe
Beaucoup de gens vont voir (regarder) mon journal beau
Avec le chercheur de la toile d’araignée
Des crevettes ! (ou des sauterelles)
Analyse du loup : Je rappellerais tout d’abord que le Picard est une des langues d’Oil qui a été à la base du Français moderne. Elle est plus que millénaire (comme le Français, elle a dû naître pendant ou peu après le règne de Charlemagne – Le premier politique vraiment européen, lui)
Elle est encore – de moins en moins – parlée depuis les limites de la Normandie à la Champagne (axe Ouest Est) et depuis Beauvais (Oise) à Namur (Belgique)
Je précise que le Ch’ti de Lille est une variété de Picard et que le Picard est la troisième langue parlée en Belgique après le Flamand et le Wallon.
J’indique que le Picard est une langue mourante – comme bien d’autres – au profit du Français et bien sûr de l’Anglais, langues qu’elle a pourtant nourries et engraissées depuis des siècles et des siècles. Ah les ingrates !
Jules César en parlant des Belges – qu’il admirait et craignait tant – causait en fait de tous les peuples habitant au dessus de la vallée de la Seine (Dont les Picards, donc)
Des Picards étaient aux côtés de Guillaume le Conquérant (Ce salaud-là) à la bataille d’Hasting en 1066 : J’en reparlerai.
La langue picarde garde aujourd’hui beaucoup d’amateurs qui essayent de la faire survivre en l’adaptant aux circonstances et outils modernes.
C’est ainsi que l’internet et l’informatique ont trouvé leur vocabulaire picard :
- « Ech wèpe » (le guêpe) est un adaptation (par calembours) du mot picard « el wèpe » (la guêpe) pour désigner le Web. Remarquez le glissement du « W picard » vers le « Gu, bas latin et français » : J’en reparlerai bientôt à propos d’un certain prénom !
- « El glinche » la glisse peut être maintenant traduit par : « le surf » ;
- « El gazète » (la gazette ou le journal) devient évidemment « le blogue » ;
- « Ech tracheux » (le chercheur) signifie le « moteur de recherche » ou « Google ! » ;
- « El arnitoèle » (la toile d’araignée) est le réseau ou le net (Ce mot « net » a d’ailleurs probablement pour origine notre « arnitoèle » Comme quoi !) ;
- « Eds seutrèles » (les crevettes ou les sauterelles – mer / air) signifie dans ce contexte « des zappeurs »
L’icul devient alors (sans les rimes) :
Le surf du Web
Beaucoup de gens vont voir mon joli blogue
Avec le Google du net :
Des zappeurs !
CQFD
Fin de loup
Myrtille fait pousser des tonnes de laitues
Pour nourrir quelque six tortues :
Ça me tue !
Note du loup : La tortue est pour moi un des animaux les plus sympa de la création. Sympa aussi, comme Myrtille Melba (Blogue en lien à droite, pub) D’ailleurs, nous sommes d’accords tous les deux, Myrtille et moi : Les premières choses que Dieu a créées, ce sont l’Auvergne et la tortue !
Fin de loup
Pas de note ce soir, ce qui me permettra d’aller visiter tous les blogues en lien, à droite, pub.
Pffou !
Fin de loup
Pauvre gosse des rues, aux larmes amères,
Toi qui ne sais plus qui est ta mère,
Et ton père ?
Fin de loup
Les hurlements des autres