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Les hurlements des autres

Lundi 24 septembre 2007

Classé dans la série : « Blogue de survie »

Pour des raisons diverses et variées, je fais une bloguopause de quelques jours.
On ne râle pas !
Car je vous surveille hein ! Et je passerai vous inspecter autant que possible.
Vous ne pensez pas que vous vous en tirerez comme ça ?
Alors, comme d’hab, surtout ne soyez pas sages.

Prochaine note le premier d’Octobre, si tout va bien…

Fin de loup


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Dimanche 23 septembre 2007
C’est chouette et ésotérique comme titre hein ?

Tout ça pour vous parler ce soir, amis lecteurs de tout sexe, âge, plume et poil, du célèbre, jurassique et terrifiant velociraptor.
Ce dinosaure carnassier et néanmoins préhistorique fait en effet encore la une des gazettes 85 millions d’années (au bas mot) après sa disparition totale de notre belle et bleue planète patatoïde.
Le velociraptor de chez dromæosauridés & cœlurosauriens & théropodes Associés est une de ces infâmes bestioles qui vous fait pisser (de peur ou de rire) dans un cinéma quand vous allez voir un des épisodes de l’excellente série « Jurassic Park »
Son nom, qu’il signe d’un V sanglant comme Zorro signifie « voleur rapide »
C’est en sorte le Sancho Pansa de l’abominable et éléphantesque T Rex des familles.

Ça ressemble à un gros lézard bipède, armé de dents aiguë comme le cri d’une craie sur un tableau noir d’antan :

velociraptor1

Cette bestiole est carnivore en diable ; elle a l’intelligence d’un petit pois trisomique, l’agilité d’un singe hyperactif camé au café solide, la gloutonnerie d’un obèse en sortie d’hôpital et la pitié d’un huissier endetté.
De plus, comme les requins vulgaires des banlieues pélagiques et ces feignasses de félins de tout poil, l’odeur du sang les rend complètement dingues à déchirer et à bouffer tout ce qui bouge ou tout ce qui vit et respire dans l’aire de leur polygone de sustentation.
Bref, c’est le genre d’estomac irresponsable sur pattes qui en permanence rote et pète nerveux de l’hydrogène sulfuré et chie puant grave sans même s’arrêter de manger et de courir la gueule plein de sang et de tripailles.
Sympa hein !
Voilà t’y pas qu’une équipe étasunienne de savants ont découvert que notre cher velociraptor était en fait couvert de plumes sinon d’un duvet laineux à poil bêlant bête, comme ça :

velociraptor

Ça c’est une photo qui devrait plaire à l’excellent You des Alpages hein ! (En lien aussi à droite, pub)
Le mythe du velociraptor s’effondre ainsi.
Il ne lui manque plus que le rouge à lèvres et une grosse plume dans le cul…

Ce n’est plus un vorace et redoutable T Rex miniature, ça devient une lope de cave de banlieue pourrave, une midinette mal maquillée de mes deux, une danseuse préretraitée des Folies Bergères, une tartouze lubrique et emplumée de discothèque en faillite, une pédale de bar enfumé d’un club cyclotouriste molnave.
Le velociraptor n’était ainsi qu’une grosse dinde empaffée, une autruche minable et dentue, une énorme poule à truc en plume fluo, un zaza raptor de cabaret montmartrois pour Japonais asthmatiques et impuissants.
D’autant plus que d’autres professeurs Nimbus ou Tournesol en rajoutent en affirmant que cette tapette de dinde sanglante, mais définitivement sans gland couillu velu serait l’ancêtre de tout ce que nous nommons aujourd’hui « oiseau » alors qu’elle n’avait pas la moindre idée du deuxième sens du verbe « voler » !
Je suis déçu hein !
Les piafs de tout poil ont quand même plus de panache, plus de plumage et de ramage et mériteraient bien un autre blason et un autre aïeul hein !
Ils ne sont pas gominés et parfumés eux au moins.
Sic transit gloria mundi, comme j’aime à dire…

Note : Si vous voulez en savoir plus sur notre vélo à plume, vous pouvez aller chez Wikipedia ou encore sur Terra Nova (sites tous deux en lien aussi à droite, pub)

Fin de loup

 


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Dimanche 23 septembre 2007

Classé dans la série : « Les angoisses du loup-garou »

Que font ces indous ascètes assis étroits par deux à Troyes ?

Fin de loup


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Samedi 22 septembre 2007

Classé dans la série : « Les angoisses du loup-garou »

Est-ce parce que l’ « E » tempête que l’ « O » tonne ?

Fin de loup


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Vendredi 21 septembre 2007

Classé dans la série : « Blogue de survie »

J’ai eu cette requête de Monsieur Gougueule : « Dictionnaire sur le kangourou roux »
C’est épatant quand même hein !
Ce quêteur est arrivé sur cette belle note-là

Il y a aujourd’hui tant de dictionnaires sur tout et sur rien et qui finalement ne servent pas à grand-chose sinon à encombrer les bibliothèques et peser dans les déménagements que celui-là vient du coup à manquer cruellement.
Il serait en édition de poche, naturellement.

Fin de loup


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Vendredi 21 septembre 2007

Classé dans la série : « Divers et d'autres saisons »

Fils de loup, neveu de loup et loup, c’est certain
Architecte Angkor, pour le gratin,
C’est Quentin.


Fin de loup


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Jeudi 20 septembre 2007

Classé dans la série : « Le loup et les symboles »

Attirée par la fleur de sa gloire sur le fruit de la beauté du manguier de son corps, l'abeille de l'œil des hommes ne pouvait plus s'en détacher. (Rune de la stèle de Vat Sithor, Bernard Philippe Groslier, Angkor, hommes et pierres, 1956)

Si vous avez manqué le début

En vérité je vous le dis : Au commencement, les abeilles bourdonnaient et butinaient.
Elles étaient là et je pense qu’elles volaient déjà bien avant le commencement de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous revendiquons avec si peu de foi, in fine.
Elles ont ensemencé la Pangée – Terre primaire, île Flottante et tremblante sur l’unique océan de nos abîmes en vortex, notre source originale et placentaire.
Elles étaient déjà là, leur ruche bien cachée dans le creux de l’arbre originel avec leur dard, leurs cellules, leurs mandibules et leur miel.
Elles étaient là bien avant les dieux, les prophètes, les apôtres, les bons ou les mauvais larrons car les abeilles sont les larmes des pères fondateurs qu’ils soient démiurges, archéobactéries, virus, divinités, fumeur noir, titans ou héros.
On raconte qu’elle furent les perles de sueur de ou Rê le dieu solaire de la haute et de la désormais basse Egypte.
On dit aussi qu’en Olympe (en Arcadie ?) les apidés servirent l’hydromel et l’ambroisie à Zeus Dispater et à Héra Dismater qui engendrèrent, ivres alors, le mieux comme le pire… Le Grand Aléa vital…
A charge pour les héros et autres pionniers de distinguer le bon grain de l’ivraie, d’essuyer tous les plâtres ou d’éponger les vomis divins comme ils le pourront ou le voudront.

CosimoMiel

Le miel est un sperme solaire, le saviez-vous ?
Pas plus, pas moins.
Et nous sommes tous pétris de ce miel divin, traditionnel et essentiel, nous autres, soldats, moines ou serfs et nul de pourra s’en départir, ni s’en démunir : A peine de mort, de bêtise, de nullité et de néant.
Les conteurs grecs, aveugles ou pas, ont chanté depuis longtemps déjà la maladie des abeilles et la fin consécutive du monde.

Grâce à la magie de Protée (du Grec « protos », changement) fils de Poséidon et de Thétis, par l’œuvre et la foi du titan cerf Aristée (le Verseau, Cernnunos, Saint Hubert ?), fils d'Apollon et de Cyrène, père d’Actéon le chasseur lubrique, et par le sacrifice de quelques taureaux fiers, couillus, pas fous et purs, le divin essaim revécut.

BosioArist_e

Puis de nouvelles ruches se fondirent enfin dans un miel civilisateur per secula et seculorum.
Ah mais !

D’autres bardes, nordiques, germaniques, celtiques ou pas ou quelques runes vous conteront combien Thor, Lug, Epona, Toutatis, Esus, Odin et bien d’autres appréciaient et vénéraient les abeilles et leur miel.
Et puis loin des dieux enchanteurs ou damnés, la légende voudrait qu’à leur naissance, des abeilles se seraient posées sur les lèvres de Platon et de Pindare.

D’ailleurs notre philosophe platonique nous a bien décrit notre ruche caverneuse, sociale et universelle, du bout de ses lèvres emmiellées, sinon entre ses lignes : Tu n’es que soldat (pionnier, chercheur), moine (artiste, clerc, comptable, professeur, scribe ou artisan) ou serf (laboureur, ouvrier, éleveur, commerçant, jardinier ou cueilleur)
Si tu n’es rien de cela dans la grande ruche : Tu es parasite, prédateur, infant, roi ou reine et tu ne vaux pas grand-chose en fait.
On est emmielleur ou emmerdeur.
Ô mathématicien, ô géomètre, ne soit pas en reste, car le brillant Pythagore ne se serait nourri sa vie entière que de miel et d’eau !
Abeille, muse d’éloquence, de poésie, d’intelligence, de travail, de recherche inlassable et de bourdonnement spirituel !

CranachVenus2

Notre bonne vieille abeille est notre muse, notre Eros, notre Cupidon inlassable.
Elle est aussi et surtout un ange, un chérubin, un séraphin et autres des 72 putti quanti !
L’abeille est cet archange gardien (Michel, Gabriel ?) que nos folies, nos inepties, nos plaisirs idiots, nos jouissances vaines et fluo, notre insouciance ont tué ou endormi.

CaravaggioAmourDormant

L’abeille est christique en diable et humainement divine !

Ami lecteur de tout âge, poil et sexe, si un jour une abeille étourdie se pose sur ta main ne lève jamais l’autre dessus : Tu te damnerais, croyant ou pas en n’importe quel dieu humain ou pas !
Reste zen ; Ne bouge pas ; admire-la ; réchauffe-la ; oriente-la de ta bonne vibration, de ton calme et de ton amitié et s’il le faut, sèche-la de ton haleine.
Puis, lève le bras au vent qui l’emportera avec ton amour et ton souvenir.
Jamais elle ne t’oubliera car tu seras désormais comme elle le vecteur lumineux de la grande ruche solaire, spirituelle et universelle.

Illustration

  1. Piero di Cosimo (1462-1522), la découverte du miel, Art Museum, Worcester
  2. Aristée, sculpture de François-Joseph Bosio (1768-1845) musées du Louvre.
  3. Lucas Cranach le vieux (1472-1563), Venus et Cupidon au pain de miel, aux abeilles et au cerf. National Gallery, Londres.
  4. Caravaggio (1571-1610), l’Amour endormi. Galleria Palatina (Palazzo Pitti), Florence.

Fin de loup


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