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Vendredi 30 septembre 2005

Classé dans la série : « Les runes du loup-garou »

J'ai trouvé ça au fond de ma tanière parmi les feuilles et les ossements :

J'ai dans ma main ce que tu ne veux pas entendre
Dans les yeux une lueur cristalline à te tendre
Sous la peau des secrets impossibles à défendre
J'ai à te donner ce que je suis seule à comprendre
J'ai dans ma main toute l'émotion à te rendre...

(Epsilon, Cendres, Les rues d’Epsilon)

Note du loup : Si vous n’êtes jamais allé flâner dans les rues d’Epsilon, (blogue en lien à droite – Pub) ce n’est pas un oubli ou une erreur, c’est une faute grave de chez Inexcusable.
C’est aussi pour vous, la privation d’un plaisir rare et bienfaisant.
Cette rune est la fin d’un magnifique poème « Cendres » comme Epsilon, dite Eps’, sait les composer.
Je n’ai jamais su où se situe le quartier d’Epsilon : J’imagine que c’est dans un petit village en forme de cœur, bâti de briques d’émeraudes ou de perle, situé en plein centre d’une des îles de l’archipel de l’Intelligence dont les plages sont éternellement léchées par les vagues voluptueuses de l’océan du bonheur, de l’amitié et de l’amour réunis.
La rue principale est bordée d’échoppes sympathiques, propres et du meilleur goût, à l’étale desquelles achopperont sans cesse vos regards les plus curieux et vos sensations les plus troublantes.
Au milieu de cette rue, entre la boutique de farces et attrapes où vous trouverez les rires les plus luxueux du monde, et le bar de la déprime d’où l’on sort toujours, mais qui n’est ouvert que très rarement, se tient l’atelier d’écriture d’Epsilon.
Chaque matin, à une heure précise, tout le petit monde de la rue s’arrête de respirer et de s’activer pour suivre d’un regard conquis la silhouette gracieuse d’Epsilon venant ouvrir sa boutique : Tous les cœurs battent alors à l’unisson au rythme subtil des talons de ses chaussures noires frappant le pavé de marbre et de diamant.
Elle ne marche pas Epsilon, elle danse avec des chaussures noires.
Le rideau s’ouvre et les chalands fiévreux se pressent à l’étale pour quémander à la déesse un texte de luxe, de main fine et de haute couture :
« Et pour vous qu’est-ce que ça sera, Monsieur Martin ? »
« Ben, hum, hum, ben, ffff, heu, hein, si vous voulez bien, hein, Madame Epsilon, je souhaiterais un petit texte avec un vapocraqueur dedans »
Et Monsieur Martin repart quelques minutes plus tard avec son vapocraqueur méconnaissable, enrubanné de velours et de soie, parfumé de senteurs orientales voire paradisiaques, poli pile poil de chez Commilfaut, façonné d’amitié et d’intelligence et paqueté d’ébène, d’or, de tendresse et de bonheur.
En face de l’atelier d’écriture, Epsilon tient sa fabrique d’images modernes de chez Numérique : Des visions hallucinantes de grâce, de beauté, d’humour, de lumière, de lignes, de couleurs, de reliefs et de profondeurs, des harmonies originales, envoûtantes et toujours enivrantes.
Bref, un bon goût, chic, frais, sympa, jeune, moderne et stylé
Maintenant, un poème de circonstance – comme dit l’autre et je  remercie Jacques Brel :

Dans les rues d’Epsilon
Y a des Martin qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d’Epsilon
Y a des Martin qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans les rues d’Epsilon
Dans les rues d’Epsilon.

Pour la première fois dans l’histoire de mon blogue, la note ne sera pas terminée par l’inévitable « Fin de loup » mais par ça de chez Quejaime :

blueepislon


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Vendredi 30 septembre 2005

Classé dans la série : « Haïkus et iculs »

Le ciel pissant dans les violons monotones
De nos cœurs lourds qui se chiffonnent;
C’est l’automne.

Fin de loup


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Jeudi 29 septembre 2005

J’ai appris par Madame Reuters (une des maîtresses de Monsieur Google) qu’un Néo Zélandais (Je devrais dire, Néo Zoolandais) avait réussi à faire inscrire son chien sur une liste électorale…
Comme quoi, la politique a de ces niches qui vous laissent pantois !
Bon d’accord, le lièvre a été levé et le Toby (c’est le nom du chien) ne pourra ni voter, ni être élu.
Ceci étant, il faut avouer que la démocratie – qui remonte à la plus haute Antiquité comme disait l’autre – a une zoologie, pour ne pas dire un bestiaire, très remarquable.
Je ne vous parlerai pas des innombrables troupeaux de moutons des électeurs qui pour un bon tiers jouent les martins-pêcheurs tous les dimanches de vote, mais plutôt des animaux qui sont élus dans notre jungle de société :

  • Il y a bien sûr le lion superbe et généreux, qui s’en taille une part royale à toutes les occasions ;
  • Il y a des aigles à longue vision, mais ils sont plutôt rares ;
  • Il y a des vautours qui volent les premiers tours sur la charogne de l’indécision ;
  • Il y a les hyènes ricanantes et froussardes ;
  • Il y a les serpents rampants et venimeux ;
  • Il y a les serpents constricteurs, étrangleurs du peuple, de la presse ou du contribuable ;
  • Il y a les corbeaux qui croient, croient dans la loi du prophète du créateur de mes deux et s’accouple souvent avec toute grenouille de bénitier venue ;
  • Il y a des kangourous joyeux et sauteurs qui s’en foutent plein la poche ;
  • Il y des vrais chameaux qui font bosser tout le monde sauf eux ;
  • Il y a des écureuils économes trop vite bouffés par les renards argentés ;
  • Il y a des carpes muettes sur leur programme, aveugles dans leurs actions et sourdes sur leur bilan ;
  • Il y a des castors qui gouvernent avec leur queue ;
  • Il y a des souris qui font leur trou en sécurité et socialement ;
  • Il y a des rats avares de destin et riches de promesses ;
  • Il y a des paresseux qui envoient les laboureurs et les moissonneurs en vacances et font récolter la tempête par les autres ;
  • Il y a des scorpions qui se font dieu et terminent noyés dans leur venin et leur merde ;
  • Il y a tous les oiseaux de mauvaises augures, mais de bonne figures ;
  • Il y a des éléphants qui paissent sans défenses, mais qui chient le prête non pour mieux tromper l’ennemi ;
  • Il y a des taupes qui prennent leur vessie pour des lunettes ;
  • Il y a des araignées mortelles qui tissent leur toile médiatique et mensongère en la chiant de leur faux cul ;
  • Il y a évidemment enfin des ratons laveurs, sales comme des poux, bêtes comme leurs pieds, cons comme la lune qu’ils promettent à tour de scrutin et qui terminent toutes les listes même électorales.


Fin de loup

 


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Jeudi 29 septembre 2005

Classé dans la série : « Haïkus et iculs »

Les nanas sont de bons fruits exquis à peau lisse,
Mais au lit, c’est vraiment un supplice
Et je bisse.

Note du loup : La conjoncture boulostique étant critique en ce moment, j'ai une pénurie grave de iculs de chez Maprod. Aussi, me permette-je de pomper dans les réserves des autres : En l’occurrence, ce magnifique icul est l’œuvre du grand Lewis Carrol dont le blogue est en lien à droite of course (Pub)

Fin de loup


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Mercredi 28 septembre 2005

Classé dans la série : « Divers et d'autres saisons »

Un dingue notoire et désormais illustre vient de faire parler de lui :
L'Américain Ashrita Furman a battu le record du genre pour avoir poussé une orange avec son nez sur un mile (1 609 m) en 24 minutes et 36 secondes.
L’intérêt de l’orange, c’est que ça roule et c’est relativement gros. L’exploit doit être plus dur avec une banane ou une noisette.
Cela me donne l’idée pour un nouveau sport populaire qui serait très excitant pour les prochains jeux olympiques : le noseball.
Ce sport reprendrait toutes les règles du football, mais au lieu de taper la balle avec le pied, on tapera avec le nez.
En tout cas, ce serait plus rigolo – et à peine moins mouvementé - qu’un match de foot, c’est déjà ça ; même si ce n’est pas beaucoup plus stupide sur le principe (Pied ou nez – pied de nez, na)
Par ailleurs, taper dans une balle avec son nez est à mon avis plus physique, dans la mesure où on est obligé de se mettre à quatre pattes : Tous les muscles du corps participent ainsi à l’effort.
Il faudra bien sûr que les sponsors mettent leurs pubs sur l’arrière des shorts.
Moi, ça me plairait un peu d’avoir écrit « l’Equipe » sur les fesses (A vrai dire je l’ai déjà tatoué sur la peau du cul, mais à l’inverse)
De plus, le joueur peut se permettre de brouter le gazon pendant les moments creux du jeu : ça nourrit son homme et ça tond la pelouse, d’où une économie substantielle dans l’entretien des stades et consécutivement sur les impôts des contribuables locaux, voire régionaux.
Et puis, notre belle jeunesse, la fleur des zones et des banlieues, aurait ainsi l’occasion de s’imaginer à quoi ressemble une vache et de constater qu’il y a d’autres animaux sur terre que des pingouins manchots, cabotins et débiles profonds.
Bon d’accord, certains – à commencer par moi - prendront mentalement et psychiquement les noseballeurs pour des herbivores communs, primaires, basiques et rugueux, mais seront-il vraiment différents de certains footballeurs fortunés, crâneurs et cracheurs ?

Fin de loup


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Mardi 27 septembre 2005

Classé dans la série : « Dans la gueule du loup »

-Quoi encore une intro à la con de chez Truc et Machin !
- Oui, mais il s’agit de la patate chaude de STV
- La quoi ?
- En fait, c’est un cadeau empoissonné : tu dois faire une note sur un thème qu’il te suggère et qui se passe de blogue en blogue.
- Qui lui a passé cette patate ?
- C’est Cohen le Barbare qui a maintenant un lien à droite (Pub)
- C’est bien les « listes du barbare » (pub) ?
- Oui, et puis j’aime bien la photo du blogue : on dirait moi au boulot !
- Alors, c’est quoi le thème de la patate ?

« Citez cinq aliments, plats ou autres, qui ont fait partie de votre enfance, et qui vous manquent, parfois, quand la nostalgie vous prend… »

Mes parents étaient tous deux d’excellents cuisiniers et de fins gourmets.
Partant, mes cinq frères et moi, avons appris – quelquefois durement – à aimer et à avaler bon gré mal gré, tout ce qui était servi dans notre assiette, mais nous collectionnons encore dans nos mémoires les multiples plats qui nous étaient préparés avec passion et amour et que nous dégustions avec volupté dans un bonheur et une ambiance inoubliables. (Nous étions huit à table, au moins : matin, midi et soir pendant près de dix ans)
Dans le choix de cinq plats, je n’ai donc que l’embarras de la nostalgie…
Je commencerai par le dessert que j’ai demandé invariablement à chacun de mes anniversaires :
Les œufs à la neige (ou encore îles flottantes).
Il s’agit de blancs battus en neige et pochés dans du lait que l’on dépose sur une crème anglaise.
L’inconvénient avec les œufs à la neige, c’est qu’il est difficile d’y mettre les bougies à souffler et un anniversaire sans soufflage de bougies, c’est comme une note de STV sans bouffe ou une note de Lewis sans sexe.
On avait trouvé donc la parade : Les œufs à la neige étaient toujours accompagnés d’un gâteau au chocolat portant les bougies. Je soufflais et les frères se jetaient sur le gâteau qu’ils adoraient me laissant ainsi pratiquement tous les œufs… (hé, hé, hé : slurp !)
Comme c’était mon anniversaire, j’avais aussi droit ensuite à une miette de gâteau que j’avais toujours du mal à avaler…
Autre plat de nostalgie et de famille nombreuse :
Les macaronis au gratin (avec talon de jambon et béchamel)
Certains dimanches nous avions souvent :
Une blanquette de veau (ah ça, j’aime !)
Ou un pot au feu.
Ce que nous aimions surtout dans le pot au feu, c’était la cérémonie de l’os à moelle (des os d’ailleurs, parce qu’on s’en bâfrait gravement)
La moelle était évidemment déposée sur des tartines grillées, salées et poivrées puis dégustées dans un silence quasi religieux : un ange passait dans un bruit de mâchoires en communion…
Je passerai sur les pieds, les oreilles et les queues de cochon, grillés au barbecue estival, pour finir sur un plat pour lequel je ferai des kilomètres à plat ventre :
Le hachis de mouton.
Il s’agit là de hacher un reste de gigots et de le faire mijoter dans du vin rouge avec des oignons grelots. Le plat est servi avec des croûtons frits et des frites (lamelles de patates chaudes)
Le dimanche matin deux gigots étaient cuits : un y passait au déjeuner dominical et l’autre était découpé et haché pour le hachis du lundi soir.
C’est sans doute depuis que je n’ai plus de hachis au dîner que je déteste les lundis…
J’enverrai la recette à ceux qui me la demanderont par commentaire.

- C’est fini ?
- Oui, et je suis sûr que STV a eu un malaise anorexique avant la fin.
- Et le cadavre de Frivoli ?
- Je m’y mets : passe-moi le hachoir.
- Et la rune n° 64 ?
- Alors là, c’est pas du gâteau, mais du caviar !

Fin de loup


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Mardi 27 septembre 2005

Classé dans la série : « Haïkus et iculs »

Sur Frivoli, j’ai mandé des rimes en Pfff,
Mais je n’ai eu hélas que des schtroumffe
Alors pfff.

Fin de loup


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