Samedi dernier à neuf heures, sur France Inter, il y a eu la rediffusion de l’excellente émission « La rue des entrepreneurs » consacrées cette fois-ci aux utopies contemporaines.
Plusieurs « idées prospectives » ont été balayées en allant d’un soviétisme libéral alternatif européen à un ultra libéralisme américano-soviétique mondialiste en passant par un socialisme libéral colbertisme jacobin et franchouillard.
Bon, il y avait partout et dans tous les sens, mais il est bon de savoir qu’il y a quand même des gens en ce bas monde qui se décarcassent pour trouver des idées nouvelles et faire avancer les choses, les économies et les institutions.
Il ne s’agit cependant que d’utopies et force et tristesse est de constater qu’il nous faudra encore des années d’éducation et de casse-tête pas possible pour faire avancer les esprits.
C’est beau, mais on n’est pas rendus…
Au-delà des grands projets de travaux (Canal du Midi, tunnel sous la Manche), certaines utopies se consacrent évidemment à la vie en société.
Où l’on voit alors quelles difficultés il y a à mettre en adéquation l’utopie, la philosophie, la politique, le social, l’économie et la vie et le bonheur de chacun d’entre nous. Car, il ne faut pas en démordre aujourd’hui, le but ultime de toute société, de toute entreprise, de toute politique et de toute institution, c’est le bonheur des individus et des communautés et non plus celui des états impuissants, des élites corrompues ou des nations vide d’âme.
En écoutant parler ces utopistes qui aujourd’hui appuient finalement leurs arguments sur des idées vieilles de plus de trois cents ans – si ce n’est de l’Antiquité - (Montaigne, Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Paine, etc) on s’aperçoit alors que les deux derniers siècles ont été à cet égard des erreurs à zapper définitivement.
Les philosophes des lumières avaient déjà évoqué la décolonisation et une synergie des communautés voire le développement durable…
L’émergence « récente » du mondialisme démontre plus que jamais à quel point nos idées, nos habitudes, notre culture sociale et nos institutions sont désormais obsolètes et vidées de tout sens commun.
Les Chinois actuellement – qui comprennent tout et très vite - travaillent à plus de quarante pour cent sur l’innovation, la recherche et le développement : On va prendre des claques sévères dans pas longtemps avec nos pompes à dettes abysalles et à con pression sociale ; je ne parle pas de nos universités poussiéreuses, coûteuses et trop souvent à côté de la plaque.
La nouvelle crise du pétrole et bientôt celle de l’eau, va peut-être faire bouger rudement les choses sinon les habitudes ; enfin.
Déjà, certains se précipitent sur l’éthanol (carburant non polluant) produit à base de sucre de betterave (une idée vieille de plus de soixante ans) et la Picardie sera peut-être le nouveau Texas de l’Europe…
Avec la betterave, il n’y aura plus de bêtes raves, mais des rêves baths !
Quel utopiste je fais quand même.
Fin de loup
Les foules inondent les rues de Paname ;
Mener sa barque est vraiment un drame
Et je rame
Fin de loup
Hier a vraiment été un jour (lundi) maudit – je l’avais dit : le bug de Canalblog est dû au fait que dans les stats, le nombre totale de visites ne peut dépasser les 4 milliards et c’est la faute de mon blogue.
Mes excuses à tout le monde donc.
Par ailleurs, au boulot, j’ai passé ma journée à faire du bouche-à-bouche (je sens le sens des commentaires à venir) des transfusions et de l’oxygénation forcée à un certain nombre de mes projets agonisants (Pas arrosés de mon pipi pendant trois semaines)
Je n’ai donc pas pu écrire de nouvelle note.
Comme le signale l’excellent Zeugme dans un des derniers commentaires, il ne faut pas partir en vacances.
Il a un peu raison quand même car en rentrant, on se fait une de ces crises de nombrilisme aigue…
Tout à l’heure, je vous poste un poème de jeunesse : ça vous endormira rapidement…
Bonne nuit !
Fin de loup
J'ai trouvé ça au fond de ma tanière parmi les feuilles et les ossements:
L'esprit humain a besoin de grands camemberts… La civilisation a besoin de grands champagnes et de grandes pensées. Les grandes pensées ne peuvent naître que de vastes curiosités… La civilisation ne peut naître que d'amateurs supérieurs.
(Alexandre Vialatte, l’éléphant est irréfutable)
Note du loup : J’ai déjà cité Alexandre – Mon Alexandre – dans ce blogue. Cette rune est composée d’extraits de plusieurs chroniques d’un auteur particulièrement « mal classé » dans l’esprit de beaucoup de gens. Il figure souvent dans la catégorie « pitre » alors que je l’y mettrai dans la benne des « esprits civilisateurs » comme beaucoup d’autres auteurs cités ici.
A l’instar de son éléphant, Vialatte est toujours irréfutable : C’était un grand amateur de l’humanité et derrière une culture rare, un humour grinçant, une vraie poésie et un esprit des plus brillants, s’affirme un des plus grands et sympathiques philosophes qui soient.
Aujourd’hui, les personnages, les actes, les animaux et les objets qu’il « zoome » dans sa curiosité et son esprit ne nous évoquent plus rien le plus souvent, mais il sait en tirer des réflexions, des morales et des lois qui sont irréfutablement universelles et donc, civilisatrices.
Un rire et un bonheur d’intelligence.
Fin de loup
J’ai fini mes congés et nous sommes lundi ;
C’est assurément un jour maudit,
Je l’ai dit
Fin de loup
Un pêcheur allemand s’est récemment noyé en tentant de rattraper à la nage sa canne à pêche qu’un poisson avait emportée.
C’est l’arroseur arrosé en plus tragique, mais tel est pris qui croyait prendre !
J’imagine le retour du brochet ou de la carpe dans son loft sous les berges et annonçant à sa famille ébahie : « Devinez ce qu’on mange ce soir ? »
Pas du poisson en tout cas et ce brochet-là doit être désormais fameux dans tout l’étang.
Moi-même dernièrement, je me suis fait un mal de chien (et de loup) en voulant claquer un imbécile de moustique sur un mur en béton : Cette sale bête doit être morte de rire au jour d’aujourd’hui (Bien que si les moustiques naissent dans les mares, je ne suis pas sûr quand même qu’ils se marrent – sang blague)
Cela me rappelle une histoire de chasse : Il y a quelques années, un chasseur s’est brisé la nuque contre une branche d’arbre et se relevant trop brusquement après avoir ramassé un lapin qu’il venait d’abattre.
Le coup de lapin !
Ce fait-divers serait déjà étonnant, si ce n’est qu’en s’écroulant, notre chasseur appuya sur la détente de son fusil et blessa grièvement à la jambe un de ces collègues.
Le coup du roi lapin !
Ce lapin doit certainement avoir une stèle quelque part dans sa forêt : A ce héros martyr qui raide mort se vengea royalement.
Je crains hélas que les ours et les loups d’Europe ne soient pas en sécurité avant que les poules aient des dents et mordent sauvagement leur fermier.
Le dernier tueur de loup a déclaré texto à la presse : « Mon troupeau était affolé, j’ai tiré au hasard, je ne pensais pas que c’était un loup »
C’était pour lui probablement un tigre du Bengale en vacances dans les Alpes…
Fin de loup
Gauvain a sur mon pied laissé tomber le Graal ;
Il en rigole comme un chacal
Et j’ai mal
Fin de loup
Les hurlements des autres