Enlacés, nos corps las de ces jeux ridicules,
Sueurs mêlées, nous émulent
Et je brûle.
Fin de loup
Voilà ma déjanterie du dimanche soir. Comme, j’étais loin de mon blogue ce week-end, je vous sers du réchauffé, une note publiée le douze juin dernier que j’avais effacée très rapidement :
Le loup aime bien les statues.
Saviez-vous que les sculpteurs classiques avaient un code pour la représentation des personnages à cheval ?
Non ?
Et bien maintenant vous allez le savoir :
Lorsque vous croisez une statue équestre dans un parc ou ailleurs :
- Si le cheval a ses deux jambes avant en l'air, le personnage représenté est mort au combat.
- Si une jambe est en l'air, le personnage est mort des suites de blessures reçues au combat.
- Si les quatre jambes sont au sol, le personnage est mort de causes naturelles (C’était un planqué d’état-major).
Nota Bene : le cheval a des jambes, et non des pattes.
Bon, si un jour, vous voyez une sculpture qui n’a aucune patte – ou jambe - à terre, ce n’est pas une statue, c’est un parpaing qui vous tombe sur la gueule ou alors, c’est que l’éléphant rose n’est pas loin. Alors un conseil : Arrêtez de boire !
Moi j’aimerais bien qu’on me fasse ma statue un jour, quand je serai froid et crevé plein de vers partout.
Sur le socle, il y aurait gravé :
A Martin Lothar le plus grand blogueur de tous les temps.
Evidemment, je serai tout nu et tous mes membres seront dressés fièrement vers le firmament des lumières.
Mon rigolo à géométrie variable et à tête chercheuse (mon zizi, pour tout vous dire) sera dans sa plus grande forme, lui aussi et tout en marbre de carrare !
Il faut être réaliste et honnête.
Sinon ce n’est pas de l’art, c’est du cochon et ça n’intéressera pas les petites filles - et les petits gars peut-être ou surtout aujourd’hui.
J’aurai sans doute un clavier dans une main et un pied posé sur un ordinateur.
Je laisse à l’artiste le choix de l’appareil (le plus simple, évidemment) mais ça sera sa seule liberté.

Ma statue sera placée place de la Concorde à la place de l’obélisque qui est trop obscène et qui est du recel notoirement historique ou historiquement notoire – Je n’entrerai pas dans cette polémique.
Vous en ferez ce que vous voulez de l’obélisque et vous pouvez même vous le mettre où je pense - Faire attention quand même, c’est assez lourd et pointu ce truc.
On inaugurera ce chef-d’œuvre immortel en grand pompe avec tout le gratin de la politique, des médias, de l’économie, de la finance, du littéraire, de Canalblog, du show-biz, les enfants des écoles et tout le bordel et son TGV.
Je veux que la musique de la Légion étrangère joue le deuxième concerto Brandebourgeois de Jean-Sébastien Bach pendant qu’on enlèvera la toile en soie brodée d’or (un max de carats SVP) qui recouvrera la statue.
Tout cela orchestré par Gould – Jean-Paul, pas Glenn (Ne pas mêler ce saint à cette galéjade)
On immolera sauvagement au sabre japonais – ou au fouet car j’aime bien le fouet, ça fait mal et ça dure plus longtemps - cinq vierges et cinq éphèbes sélectionnés par M6 ou TF1 dans une émission spécialement conçue à cet effet : Star Martyrs for ML (avec profusion de SMS très chers)
Je veux les jeunes gens les plus beaux et les plus cons – Bon ça, ils savent faire et n’ont que l’embarras du choix – surtout pour la connerie.
Et que le sang gicle fouchtra !
La mairie de Paris procédera au préalable à l’extermination de tous les pigeons de Paris – Je parle des volatiles, pas des clients de chez Zaza Mode ou des lecteurs de Gala ou du Figaro magazine – parce que je ne tolère pas qu’on me fiente dessus en roucoulant bêtement.
Sinon, pas de statue, je vous préviens !
Je veux aussi que l’on mette partout – mais alors partout - dans Paris des canards en plastique jaunes, fabriqués en Chine Populaire pour remplacer les pigeons et les crottes de chiens.
Eventuellement, ils pourront faire « coin coin » quand on leur marchera dessus.
Je ne sais pas comment on dit « coin, coin » en chinois…
Après la cérémonie diffusée en mondiovision, stéréo Dolby et numérique grave de chez Mégabit, il y aura une grande partouze générale du genre, orgie romaine décadente, techno et libidineuse pendant au mois 48 heures avec rien que des produits du développement durable – comme les préservatifs par exemple.
Parce que la capote, c’est vraiment fait pour le développement durable.
Ce sera cher mais grand et beau comme moi.
Il ne faut pas lésiner avec les gloires du monde.
Les mollets, ça va merci.
En photo : David de Monsieur Michel-Ange, Musées des Offices à Florence, Italie, Europe (la vraie). Pour moi, personne jusqu’à aujourd’hui, n’a rien sculpté de plus beau et de plus vrai de chez Réel sur la terre des terriens (C’est une opinion qui n’engage que moi et j’emmerde profusément ceux qui ne seront pas d’accords)
Ah mais !
Foutre, demain c’est lundi…
Fin de loup
L’aimable tapis de mousse, près de la souche :
Ombre et fraîcheur s’y attouchent
Et je me couche.
Fin de loup
Oui, suite et fin parce qu’on ne va pas y passer l’été...
Finalement, après les deux seules propositions de STV et de Zeugme (qui en plus nous envoie sur un blogue pas triste), en commentaire de ma note du 26 juillet 2005 (apparemment, tout le monde,
sauf deux - Amitiés, leur blogue sont en lien dans la bloc à droite) - se fout comme de l’an quarante de savoir ce qu’est l’an quarante) je me suis résolu à chercher dans mes bouquins.
A cette occasion d’ailleurs, j’en ai acheté un : « Dictionnaires des expressions, collection, les usuels, auteurs, Alain Rey et Sophie Chantreau, éditeur, Le Robert (Très complet et pas cher)
»
D’une manière générale, j’aime beaucoup Alain Rey et notamment, ses chroniques sur France Inter.
Un bémol pourtant : Cet excellent lexicologue sacrifie un peu trop à la démagogie (surtout sur cette chaîne, pourtant « d’état », mais on en reparlera) et a la tendance, bien contemporaine, d’un
certain « esprit de gauche » que certains qualifient de « gauche caviardée », mais que pour ma part, j’appellerai «gauche faisandée » (on en reparlera encore dans ce blogue)
Ceci étant, j’aime beaucoup ses chroniques, son élocution et son érudition.
Bref, l’origine de l’an quarante (expression attestée depuis 1790, c’est jeune) reste des plus obscures.
Deux suppositions :
-
Cela viendrait de l’an 1040 : En fait, l’an mille qui est la première « fin du monde » programmée par les médias et les innocents
du millénaire zéro. (Attention, les anciens n’avaient pas le même calendrier que nous : Il faut compter 1000 ans + 40 ans qui a l’époque, était l’âge du Christ à sa mort)
-
Ou, plus probable, d’une expression « révolutionnaire et française – Oui je sais, c’est très paradoxal voire antinomique - datant
de 40 ans le règne du roi Louis XVI (celui qui a perdu la tête à force d’être con à fumer des brioches)
Les érudits n’en savent pas plus et consécutivement, nous non plus…
Dans ces conditions, nous allons nous arrêter là, je crois ?
Fin de loup
J'ai trouvé ça au fond de ma tanière parmi les feuilles et les ossements:
Je suis un spermatozoïde dans tous ses états.
(Michel Butor, Travaux d’approche)
Fin de loup
Je suis arrivé sur les lieux très à temps ;
Seul, la salle est vide d’habitant
Et j’attends.
Fin de loup
Certains médecins affirment que les drogues douces rendraient fou à la longue, aussi sûrement que les dures. A la lecture d’un fait divers, je me demande si elles ne rendent pas plutôt con :
Un jeune texan voulant porter plainte pour cambriolage s’est récemment vu illico presto et manu militari coffrer par le shérif local.
Il avait en effet déclaré s’être fait détrousser de matériel informatique et de marijuana.
La police a de plus découvert à cette occasion toute une plantation de chanvre dans l’appartement du plaignant…
Bon, je ne sais pas si ce brave garçon était con de nature ou si c’est l’usage de la Marie-Jeanne qui l’a rendu dans cet état (de connerie pas du Texas)
D’aucuns s’avancent à dire volontiers que le texan n’est pas très finaud en moyenne…
Je conseille à ce type, quand il sortira de prison de se mettre à fumer de la moquette : c’est beaucoup moins dangereux et beaucoup plus rigolo comme sensation ; en plus c’est légal et je suis bien placé pour savoir que si ça peut rendre un peu « bizarre » parfois, ça ne rend certainement ni con, ni fou.
Note du loup : Pour ceux qui ne saisissent pas très bien le sens de « Fumer la moquette », je précise que cela signifie en quelque sorte, « pousser son imagination jusqu’au délire » ou encore péter légèrement un plomb ou échafauder des plans sur toutes les comètes possibles et imaginables, etc.
Vous conviendrez à la lecture de ce blogue que je suis très concerné par ce genre d’attitude et de pratique…
Fin de loup
Les hurlements des autres