Le plan du Labyrinthe

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Les hurlements des autres

Jeudi 29 mai 2008

C’est l’excellent et passionné Jacques Damade, patron de la bientôt très fameuse maison d’édition (indépendante) la Bibliothèque, sise à Paris, France (en lien aussi à droite, pub) qui a ressuscité ce texte magnifique « Eaux et Lumières » écrit en 1929 et 1930 par  Georges Groslier (1887-1945)

Ce « journal du Mékong cambodgien » est ressorti de derrière les sombres fagots oubliés de la littérature, de la Géographie et de l’Histoire grâce à un autre écrivain voyageur (et autre poète) Pierre Lartigue (né en 1936) et dont je vous recommande aussi fermement la lecture.

« Eaux et lumières » n’est pas un roman, mais c’est un récit époustouflant de la vie, des bienfaits comme des tocades d’un des plus grands et des plus beaux fleuves de cette planète qu’est le Mékong  qui, né de l'Himalaya au Tibet arrose successivement la Chine, le Myanmar, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Viêt-Nam.
C’est aussi une tranche de vie douce-amère de la condition de ses riverains cambodgiens, khmères ou d’autres horizons, d’autres époques et d’autres sangs.

« Eaux et lumières » est surtout un cliché sans concession pris sur le vif, un tableau rare et souvent dérangeant d’un pays, d’un peuple, d’un art, d’une culture, de mœurs qui en fait n’existent plus sinon dans nos rêves ou nos cauchemars ou nos vagues désirs de paradis et d’enfers.
Le temps, l’Histoire comme les fleuves savent faire et défaire leur lit comme ils se couchent et comme ils coulent dans nos mémoires ou dans nos veines.

Ce texte prenant et beau, au style tour à tour « fluvial » bouillonnant, lumineux, calme, précis, elliptique, lent, incisif, obscur, rimbaldien ou bonhomme a été écrit par un bon père de famille qui fut aussi archéologue, anthropologue, érudit, peintre, dessinateur, poète, romancier et surtout qui fut un grand amoureux et protecteur de l’art, de la culture, de l’artisanat, de la nature, de la beauté, de la grâce et évidemment du Cambodge où il naquit en prince bienfaiteur ; où il vécut plus de trente ans en travailleur acharné et où enfin il mourut supplicié, martyr et oublié.

S’il faut absolument se repentir de quoique se soit sur cette planète alors surtout n’oublions personne, absolument personne de vivant ou de mort…

Bien évidemment, je reparlerai de ce livre sur ce blogue, mais d’ors et déjà, vous pouvez le découvrir en le commandant chez votre libraire attitré et adoré (CF les références en fin de cette note)
Ce bouquin apparaîtra je pense bientôt sur le site de la Bibliothèque (en lien aussi à droite, pub) où vous pourrez le commander en ligne ainsi que d’autres trésors fabuleux et forts méconnus que Jacques Damade nous offre en grand, sympathique et bel amateur de la littérature qu’il est.

Références
Eaux et Lumières, journal du Mékong cambodgien.
Auteur : Georges Groslier
Illustré par Marie Doucedame
Collection : L’écrivain voyageur
Edition : La Bibliothèque
ISBN : 978 290 968 8473 (Paru le 23 mai 2008)

Fin de loup

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Jeudi 29 mai 2008
Si un trop grand luxe nous aura fait perdre les sens, serait-il rationnel de rationner tout ce qui est chair ?

Fin de loup

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Mercredi 28 mai 2008
Pour icelles et iceux qui ne connaissent pas mes contes des spectres, je précise qu'il s'agit de nouvelles relatant les petites histoires de petites gens filant dans les dédales de la grande Histoire.
Ce sont des textes intéressants (ou pas) qu'il convient de lire calmement, en les sirotant et surtout, en se gardant de commencer par la fin où apparaît la clé, la révélation de l'histoire : sachez jouir de votre plaisir de lire.
Vous trouverez tous les autres spectres par un lien dans la colonne de gauche, tout en haut.


Vingt-cinquième Spectre (L’ami obscur)

Ce qu'on demande à un ami c'est son amitié et tout le reste on laisse à ses pires ennemis le soin de l'inventer. (Henri Laborit, Éloge de la fuite)

Les garçons n'arrivent pas tous au but parce qu'ils ont commencé trop jeunes. Alors il vient une heure qui est comme un immense désert entre le passé et demain. Il y a beaucoup qui sont perdus dans le désert. Ils sont très malheureux, ils souffrent une abominable peine. (Francis Carco, Les Innocents)


Nous n’avions pas même dix ans quand nous nous rencontrâmes lui et moi.
Ce matin-là, nous nous assîmes au premier rang, côte à côte, sur le même banc de notre école où nous devions conserver cette place pendant deux années consécutives.
Dans le trouble de la rentrée, nous avons sans doute instinctivement suivi le vieil adage voulant que « qui se ressemblent s’assemblent » et en moins d’un jour nous étions devenus les meilleurs amis du monde.
Car nous nous ressemblions comme des jumeaux tant de corps que d’esprit : Grands pour notre âge, mince, le visage pointu, intelligent et avenant, la même peau très blanche, la même coiffure en cheveux plats et longs comme celle d’une fille.
J’étais aussi fort en thème, en Histoire et en poésie qu’il l’était en géométrie, en calcul ou en géographie et s’il me trouvait une faiblesse en Grec, j’avais quelques avantages sur lui en sciences naturelles.
Bref, nous nous ressemblions en tout, pour tout et envers le monde entier !

Bien que nous habitions deux quartiers opposés de la ville, lui chez les bourgeois, moi chez les ouvriers, nous fîmes ce soir-là quelques pas de conserve dans une direction opposée à nos deux domiciles pour échanger le plus de paroles possibles tant nous étions fervents et heureux de notre rencontre.
Les retrouvailles du lendemain furent radieuses et nous nous baptisâmes alors de surnoms que nous cessâmes d’employer : Moi, j’étais « éminence » car il me voyait plus tard en évêque ou en un cardinal tonitruant des sermons grandioses et implacables dans toutes les cathédrales d’Occident ; lui était « le général » car il ne pouvait que mourir Maréchal de France, couvert de sang, d’honneurs et de médailles.

Au fil du temps, notre amitié s’endurcit à tel point que nous avions beaucoup de mal à nous séparer ne fut-ce qu’une heure.
Quand nous n’avions pas école, nous tannions les adultes pour qu’ils nous autorisent à nous retrouver tout deux en chef d’une bande nombreuse de joyeux drilles dans quelque terrain vague des faubourgs pour passer des journées entières à machiner des jeux épuisants ou des plans sur des comètes que seuls les enfants peuvent concevoir ou imaginer.
Et ce n’était alors que courses haletantes et effrénées dans les taillis ou les sous-bois par tous les temps et par toutes les lumières ; ce n’était que des comédies improvisées sur des thèmes de fortune ou d’idéaux enfantins ; ce ne fut que des chasses incroyables pour des trésors de quatre sous ou de bouts de ficelles aussi vite perdus que retrouvés dans des rires complices et éclatants de plaisir, explosant aux larmes du plus grand bonheur qui jamais plus ne sera.
La seconde année, on me permit souvent d’aller déjeuner chez le « général » et ce fut alors pour moi, quelque peu pauvre orphelin, tant un honneur, une joie qu’un étonnement de découvrir la vie agitée, compliquée et profuse d’une grande famille soudée et comblée.
Je fus aussi invité parfois à dormir dans la chambre même de mon ami et si pour l’occasion on installait pour moi un petit lit d’appoint, nous nous endormions souvent dans les mêmes draps, enlacés comme des amoureux, ivres de sommeil, de rêves, de futur, de lectures et d’aventures.

Hélas, notre monde ne se nourrit pas que d’enfance, d’îles au trésor ou d’eau douce et un matin de juin, ce fut le drame…
Mon ami m’annonça en effet qu’il devait quitter dans quelques jours notre ville avec armes et bagages pour s’installer à Paris où sa famille jugeait qu’il y avait là-bas une plus belle forge pour son destin et pour celui de ses frères.
Je me souviendrai toute ma vie de cette journée où, au pied des remparts, assis sur une pierre au soleil, nous restâmes des heures l’un à côté de l’autre, à soupirer ; à pleurer ; à rire jaune ; à sourire inquiétés et accablés et surtout, à pressentir l’effroyable silence de la séparation, de la solitude, de l’ennui, du vide abyssale de notre amitié à jamais dissoute et bientôt oubliée.
Bien sûr nous promîmes, nous jurâmes de nous écrire tous le jours que Dieu fasse pendant des siècles et des siècles, et nous nous engageâmes à nous revoir le plus tôt et le plus souvent possible tout en devinant un peu quand même que nos vies respectives ne seraient désormais plus toujours d’accords avec l’ardeur de nos jeunes rêves ou de nos projets amicaux.

Ce jour-là, à l‘angélus, sous le vol sombre et lent des corneilles, nous restâmes plusieurs minutes, de bien trop courtes secondes, l’un contre l’autre, enlacés, joue contre joue en tâchant de mélanger au mieux nos esprits, nos souvenirs, nos espoirs, nos âmes, notre peine et nos larmes.

Je ne devais plus jamais le revoir.

Dans les mois qui suivirent nous échangeâmes une ardente correspondance qui bientôt devint sporadique et lapidaire pour s’éteindre enfin dans l’indifférence et la différence de nos destins et de nos préoccupations quotidiennes.
L’éloignement comme l’adolescence dissout dans une négligence plus ou moins consciente les plus belles âmes et les affections les plus profondes.

Jusqu’à ma mort cependant, je n’aurai entendu parler que de lui : Il devint dans la gloire et la célébrité ce que je fus dans la médiocrité et l’anonymat.
Il fut un héros national, un père spirituel de son époque et de son pays, un gardien universel de la pensée et un enfant chéri de sa cité natale alors que je n’aurais été toute ma vie dans cette même ville qu’un pauvre vers, mais pas luisant ni même reluisant.
On peut bien rêver son destin tant que l’on veut ; on aura tout au plus celui que l’on se forgera et que l’on mérite somme toute, jusqu’au dernier souffle, jusqu’à la dernière grimace ou l’ultime sourire.

Après de bonnes études, je décidai de faire le séminaire pour entrer dans les ordres.
Quelques semaines n’auront suffi qu’à enterrer mes rêves de prélat et d’autre « éminence » et je fus affecté alors dans un collège lugubre et sale et tant que professeur chahuté d’un Latin que l’alcool me fit bientôt plus ou moins perdre.
J’avais toujours gardé cependant le goût de la poésie et je composai des odes et encore des odes à la gloire de l’enfance et bel et bien toutes inondées des souvenirs de mon amitié avec le désormais si célèbre et si glorieux « général »
Un jour, excité par le vin, j’envoyai à ce même « général » d’ami d’enfance un manuscrit de mes œuvres éternelles et sublimes afin qu’il se remémore de ma pauvre personne, mais surtout qu’il les fasse connaître à tous les grands esprits qu’il fréquentait peu ou prou.
J’appris plus tard qu’à ce moment précis, la politique carnassière exilait mon grand homme d’ami dans une île étrangère et je n’ai jamais su du coup où mon colis parvînt ni dans quel caniveau il fut jeté.

Le scribe du Labyrinthe m’apprendra que le « général » et moi-même mourûmes le même jour et pratiquement à la même heure.
Ceci fut le combat du jour et de la nuit…
Nos vies, nos destins comme le sort de nos deux cadavres auront été encore plus que différents : Alors que pleuré par une immense foule, il entrait pour l’éternité dans un glorieux tombeau, je fus jeté comme une merde et en catimini dans une fosse commune de Besançon après que mes fossoyeurs aient empoché l’argent de ma concession.

Ceci étant, maintenant, tout ce que j’espère en spectre que je suis, c’est qu’un jour je puisse encore une fois, ne serait-ce qu’une minute seulement, un toute petite seconde, délirer d’amitié et de bonheur avec le général, mon ami le « général », mon pote Victor Hugo.


Note : Notre Victor Hugo national, dont toute bonne ville française qui se respecte a une voie qui en porte le nom ; Totor comme je l’appelle était très doué pour les maths et pensa même à 18 ans faire une carrière dans ce domaine.
Comme quoi nos plus grands rêves percent souvent des avenues dans les avenirs les plus inattendus.
La phrase que j’ai reprise plus haut : « Ceci est le combat du jour et de la nuit » furent les derniers mots de Victor, fils du « général » d’empire Joseph Hugo.


Martin Lothar, le 26 mai 2OO8

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Lundi 26 mai 2008

Notre &@@&é% et néanmoins adorable et indispensable Mademoiselle Moi (en lien aussi à droite, pub)  m’a refilé lâchement une patate chaude à cuisiner et dont le menu (copié collé) est le suivant :

  1. Mettre le lien de qui m'a taguée (hop)
  2. Mettre le règlement sur mon blog (zou)
  3. Répondre aux 6 questions suivantes (pof)
  4. Taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien (tagada)
  5. Avertir directement sur leur blog les personnes taguées. (vroum)

N’ayant rien à refuser à cette &@@&é% de fille, je m’exécute :

Question 1 : Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout.
Bon déjà, ça commence très mal pour moi.
Il me faut en effet vous dire les gens que mes cinq frangins et moi nous n’avons pas seulement été élevés, instruits et éduqués comme nos saints parents l’ont pu ou voulu, mais en plus nous avons été bien élevés, bien éduqués et bien instruits.
Or donc, si nous avions le droit de dire « je n’aime pas » encore fallait-il que nous avalions sans cinéma ou autre festival de Cannes tout ce qu’on nous servait.
Et tout ce qu’on nous servait, à vrai dire, était rarement mauvais (Pour ne pas dire toujours excellent)
Bref, je n’aime pas du tout ni l’amanite phalloïde ni la nitroglycérine.

Question 2 : Mes trois aliments favoris.
Pour moi aliment = Plat !
Bon là, j’en ai déjà causé sur ce blogue et mes trois plats favoris sont simples, conviviaux et familiaux en diable et en fratrie :

La blanquette de veau !
Il n’y a rien de plus simple et de plus difficile à faire qu’une fameuse blanquette de veau.
Il faut une viande ni trop sèche ni trop grasse que l’on fera mariner à vau-l’eau et autant que l’on pourra dans des épices et des petits légumes sortis tout nus et tout frais du jardin.
Il faudra une sauce blanche pleine de beurre et de crème sortis tout crus du et tout chauds du pis de la meilleure des vache.
Forts de cela cependant, cette blanquette a un secret d’alchimiste sans ou avec lequel, elle sera nulle ou divine.
Je ne révèlerai ce secret qu’aux gens que j’aime vraiment. Ah mais !

Le hachis de mouton :
Les loups adorent le mouton, c’est d’adage de tout âge sinon proverbial et ce, non seulement pour chasser et éliminer sa bêtise panurgienne, mais aussi pour se repaître de sa chair savoureuse et bucolique. Le loup vénère surtout la chair du mouton quand elle se transcende dans une immanence gastronomique ultime et alchimique : Le hachis de mouton !
Grosso modo : Faites cuire pas trop un gros gigot d’agneau ou de mouton ; désosser le ; hacher le.
Mettez le hachis dans un casserole avec moulte fines herbes, ail, et oignons grelots.
Arrosez le tout d’un bon vin rouge et d’un bouillon corsé de bonne cave et de bonne cuve et laissez mijoter en attendant le temps qu’il faudra à goûter toutes les cinq minutes debout devant la cuisinière.
Attention : Il ne faut pas que ce soit ni trop sec ni trop liquide.
Une fois cuit, vous servez le tout agrémenté de crouton de pain frits (frottés préalablement à l’ail) et des frittes ou à la rigueur des pommes vapeur.
Vous pourrez boire avec ça un vénérable bourgogne bien rouge et couillu au cul d’un bon fagot.
Une bonne sieste s’impose après…

Le pot-au-feu
Le pot-au-feu est sans doute à l’Occident ce que la couscous ou la tajine est au Moyen-Orient et l’assiette des sept mondes est à l’Asie.
Un pot pourri, bouilli, ultime et généreux de toutes les viandes, épices, herbes, racines et légumes qui soient ou croissent encore purs sur cette planète.
Le pot-au-feu académique n’est que de bœuf, mais l’authentique foutra dans la même marmite toutes les viandes de la terre.
Et surtout, il ajoutera à mi-cuisson ce qu’il faut d’os à moelle !
Chez nous les enfants loups, la cérémonie de l’os à moelle du pot-au-feu équivalait à l’eucharistie des catholiques apostoliques et romains (C’est une image hein !)
Quand le pot-au-feu était sur la table, dans un silence général à fendre au couteau, le Père vidait les os à moelle sur des tartines grillées.
Il les assaisonnait de sel et de poivre, puis il les coupait en part égales au nombre de convives (Huit au plus beau et au plus haut des temps)
Et tous en fermant sa gueule au possible et en prenant tout son temps de déguster ce trésor de cholestérol, de substantifique moelle, ce bout de paradis et de bonheur enfin réunis !
Je ne vous dis que ça !

Question 3 : Ma recette favorite.
J’entends par « recette favorite » un plat que l’on sait faire couramment et surtout facilement et rapidement pour un célibataire de ma vieille condition, par exemple.
Or donc, pour moi c’est le poulet « vallée d’Auge »
La vallée d’Auge étant en Normandie de chez France, il s’agit d’une fricassée de morceaux de cette volaille, flambés préalablement au calva et plombés de carottes, d’oignons et de céleri que l’on abreuvera en fin de cuisson d’un déluge de crème et de beurre.
On servira avec des pommes de l’air (poêlées) comme de terre (vapeur)
Le tout se mangera accompagné d’un bon cidre bien de chez nous et de tous les Guillaume bâtard conquérant ou pas, voire d’un rouge très léger (Un vin de Loire par exemple) d’un Chablis du Tonnerre de Brest ou de préférence de lionne pour ne pas dire de l’Yonne ou encore pour faire quantique en diable, d’un Gewurztraminer de chez Alsace.
Mais c’est vous qui voyez ; mangez et buvez hein !

Question 4 : Ma boisson favorite.
Pour être né tout nu et tout petit au nord de la Seine des Picards ou des Chtis, sans concession, ma boisson favorite est la bière.
J’en reparlerai de cette antique et celtique cervoise et sur ce blogue évidemment ! Rassurez-vous : Je ne cracherai jamais sur aucun vin de toute couleur, poil, âge ou cépage ou sur aucun whisky, sur aucune gnole goûteuse de tous ses grains ou fruits, sur aucun pastis, sur aucun porto ou autre Baume de Venise !
Quant à la flotte, ma moitié d’Auvergnat ne pourra boire que celle de Volvic ou d’autres volcans minéraux ! Ah mais, fouchtra merde quoi !

Question 5 : Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait.
Ce plat est en fait mon dessert préféré : Les œufs à la neige ! (Ou îles flottantes pour les académichiens)
C’est le dessert que ma môman me préparait à chaque anniversaire !
Le problème quantique est que sur ce genre de plat on ne peut planter des bougies hein !
Or donc, notre mère faisait en même temps un de ces gâteaux au chocolat à faire pleurer et hurler de bonheur tous les loups de la terre et sur lequel on plantait les flambeaux que je soufflais d’un seul souffle (évidemment hein !)
Comme mes chancres de frères adoraient ce gâteau au chocolat, j’attendais qu’ils s’en empiffrent à en vomir pour me taper ensuite tranquillement tous les œufs à la neige ! (Trop fort le loup !)
Ceci étant, je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais voulu me lancer dans une telle aventure d’œufs, de neige et d’îles flottante ou pas…

Question 6 : Mon meilleur souvenir culinaire.
Cette question « tombe » bien tiens ! (C’est le cas de le dire !)
Car en fait, mon plus grand « coït » gastronomique se passa en Auvergne après que mes parents et moi visitâmes la stèle où repose à jamais les mânes, voire les cendres de mon grand-père paternel (1887-1945). A Aubière près de Clermont-Ferrand…
Je ne me souviens plus ni du nom ni du patelin de ce restaurant (étoilé chez Michelin évidemment, merci Papa) où j’ai dégusté à en faillir un turbot au champagne !
Pour les cancres las qui mâchent bêtement leur malabar au fond de la blogosphère, je précise que le turbot est un poisson impérial, sublime, divin, galactique !
Le champagne, je ne le présente pas hein !
Les deux ensemble…
Putain de vie et de planète !

Voilà les gens, j’ai cuisiné comme j’ai pu ma patate chaude et maintenant je l’envoie en taguant six garçons de la balle, de salle, de bonne table et surtout de dessous de la table et de ma liste de liens à droite, pub :

Je tague Prax (On va sans doute bouffer basque)
Je tague Daniel Paillé (On va sans doute bouffer québécois et de bonne famille)
Je tague Gino Gordon (On va sans doute bouffer Picardo-Corse)
Je tague Mandolino (On va sans doute bouffer jeune, chic et ch’ti)
Je tague Didier Goux (On va sans doute bouffer haut ou bas normand)
Je tague Servum Pecus (On va sans doute bouffer en suisse bio ou bio en Suisse)

Illustration : Pieter BRUEGEL l’Ancien (Vers 1525-1569) Mariage paysan, (1568) Huile sur bois (114 x 164 cm) Kunsthistorisches Museum, Vienne (Autriche)

Fin de loup (C'est de circonstance hein !)

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Lundi 26 mai 2008
Un éventuel « grand soir » ne sera bien éclairé que par des esprits brillants et non par des illuminés mal torchés en mal de lampiste.

Fin de loup

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Samedi 24 mai 2008
Nous le savons de Marseille ou d’ailleurs, le train « corail » est cet omnibus bucolique et syndical inventé par notre bonne mère SNCF et qui fait désormais tout ce que la divin TGV est trop pressé de ne plus faire.
Subséquemment, ledit train a des wagons (Tchou, Tchou !) nommés du même bois : On les appelle aussi des voitures « corail »
Bon tout ça pour vous signifier que je ne vais pas vous parler de petit train (toute mon enfance !) mais de corail.
A vrai dire, dans les mois qui viennent, je vais vous bassiner avec ce corail quantique, basique, primaire, essentiel, mythique, humain et divin qui, de plus en plus, nous gratte et nous démange au tréfonds de nos couilles, pour iceux et icelles qui en ont des raisonnables poilues ou pas mais bien pendantes entre les jambes ou de préférence entre les deux lobes du cerveau (Des couilles pas du corail hein !) Quoique…
Les vrais loups qui ont en général et en enfants de troupe des couilles plus dures que leurs dents savent en effet être autant au bar qu’au coin du bois ou dans les mers et trop souvent ils lancent l’eau du lac aussi bien que celle de l’océan pour éventuellement bénir, manger ou noyer le poisson, leur mère (CF billet de demain, fête des mères) le Graal et surtout penser au bonheur des futures et présentes générations, ah mais !

Or donc les gens, je viens d’apprendre que la RATP de l’état de New York (USA) qui là-bas se nomme MTA a décidé de recycler 44 wagons de son métro, non pas en les foutant en l’air, mais belle et bien à la baille de chez Flotte H2O & Cie.
Je sens déjà frémir nos valeureux écolos royaux de gauche, impériaux du centre et républicains de droite et intelligents de nulle part hein !
Mais non, qu’ils se rassurent ces braves gens car ces wagons de métro retraités et d’autres vénérables trains étasuniens vont servir de garde-barrières… Et principalement, de barrières de corail dans un train-train d’au moins 40 ans !

C’est au fond marin de la baie fameuse de Chesapeake (Maryland, USA) que ces rames de métro vont être déposées pour remplacer le corail à jamais parti plus tôt que prévu pour ne pas dire raté lamentablement par tous les pauvres cons de cette terre que nous sommes encore.

Je rappelle au cancres las qui s’ipodent comme de futurs sourds dingues camés au Red Bull et au fond de la blogosphère que la le Maryland est un état de la côte Est étasunienne et qui a été fondé en 1632, par un certain Cecilius Calvert.
Je précise aussi que le Maryland (pays de Marie) doit son nom à la très catholique Henriette-Marie de France, fille du trop bon et trop con roi Henri IV de France et de Navarre (celui de la poule au pot et de l’énarque Sully) et elle fut aussi reine d'Angleterre et de tout l’empire britannique itou.
Je rajoute que la Maryland fut un des premiers à accueillir les migrants catholiques anglais apostoliques et romains persécutés et chassés comme des bâtards du royaume de Guillaume le Conquérant non pas par des protestants luthériens ou parpaillots en diable, mais par d’autres catholiques (anglicans et grands bouffeurs de papes comme de pasteurs réformés d’ailleurs)
La capitale du Maryland est Annapolis, mais la ville la plus connue est Baltimore.

Après cette page d’Histoire, passons à la biologie qui est plus simple, prospective et nutritive en fait :
Je vais faire bref quand même hein !
Le corail est à la mer, sa faune, sa flore ce qu’une ruche est à la terre sa faune, sa flore.
Sans cela, plus rien ne sera jamais ni vivable ni permis !
Foutez-vous ça dans la crâne les gens avant de vous remplir l’estomac de vide et sachez qu’il y a désormais péril en la demeure comme dans bien des choses de nos vies béates, techno et luxuriantes.
Ces wagons recyclés abriteront une nouvelle vie marine renaissante qui nous distraira un peu du désert lugubre d’algues abruties ou des galettes sombres d’un pétrole trop cher, chéri et bientôt aussi rare que le véritable caviar.
A l’abri des prédateurs qui n’en seront plus qu’heureux d’ailleurs car le requin (en voie de disparition) a mille fois plus de bon sens et d’ordre universelle qu’un quelconque apprenti plongeur touriste malpropre, bouffi de congés payés en low coast qui ne sait que trop bousiller en deux heures ce que la nature aura mis des siècles, voire des millénaires à produire.
Ce ne sont pas nos braves pêcheurs désormais sans fuel ni subvention qui nous diront le contraire, une fois qu’ils auront enfin jeté aux orties (marines ou pas) leur casquette de veau marin syndiqué et subventionné et qu’ils auront foutu leur bateau sabordé en guise de barrière de corail : Les poissons de bas-fonds – enfin revenus - leur en seront à jamais reconnaissants.
Et nous aussi en fait – Plus exactement nos enfants.
Mais ça, c’est une autre histoire à raconter, pour ne pas dire une autre Histoire à faire d’urgence et sans repentance…

Car enfin les gens, que cela plaise ou non aux dieux de tout poil et de tout âge et à leurs prêtres monacaux, démocrates, urbains, conservateurs ou séculiers, nous autres, frères humains, nous ne sommes issus que d’un Adam fumeur noir en ses bas-fonds, virale et virulent et d’une Eve, fleur de corail, porteuse au cou du collier des perles de gènes et de nos générations.

Les oublieux de ces bases, les négligents, les salopards, les indifférents, les merdeux de tout anus cervical, les prodigues de la démagogie paysanne, les aveugles et les cons de la nature comme de leur propre nature seront les vrais, les authentiques, les éternels maudits de cette planète et les seuls vrais morts à chier qu’elle aura jamais comptés et supportés.
Ceux-là dont le cadavre font dégueuler la plus blindée des bactéries ou le plus immunisé des vers.
Qu’ils aillent se faire foutre et incinérer dans une autre galaxie ! Ah mais !

Enfin, ces wagons du métro newyorkais ont été évidemment délestés de tous leurs composants polluants avant d’être immergés, mais on ne précise pas si les voyageurs ont pu en sortir au terminus…
Les poissons de tout poil, les moules, les crabes, comme les baleines et autres hôtes de ces bois ne seront pas obligés de composter pour y fabriquer notre compost de survie de demain.
Par contre, je ne sais pas s’ils échapperont à la CSG ou à la TVA…

Illustration : Ernst Haeckel, biologiste et philosophe allemand (16 février 1834-1919), Dessin « actiniae » (Anémones de mer) extrait de Kunstformen der Natur de 1904.

Fin de loup

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Samedi 24 mai 2008
Un garde-barrière de corail peut-il cacher un train ?

Fin de loup

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