Le plan du Labyrinthe

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Les hurlements des autres

Vendredi 31 mars 2006

Classé dans la série : « Les colères du loup-garou »

J’imaginais que Jacques Chirac allait démissionner.
J’imaginais que dans la foulée, il y aurait eu des manifestations de joie intense dans toutes les rues des villes de notre beau pays (100 pour la police et 100 millions pour UFC Que Choisir)

J’imaginais que dans la foulée, nos beaux syndicats résistants et représentatifs de mon cul, issus de la loi de 1947 (et même de 1936) allaient se dissoudre dans un mouvement démocratique, à développement durable et enfin réformateur.
Oui je délire, je sais.

J’imaginais qu’on allait enfin dissoudre le Parti Communiste Français pour références constantes et nazifiantes à des crimes historiques, mais non encore officiels contre une certaine humanité (sans papier et sans mémoire, il est vrai).
Oui je délire, je sais.

J’imaginais que n’importe quel parti était mis au pouvoir par défaut et malgré lui – Putain quel stress !)
J’imaginais alors que ce parti allait, faute de mieux, se résoudre à soumettre au référendum populaire et néanmoins démocratique – Putain, quel stress - (Si tu ne votes pas, tu meurs ou tu fermes ta gueule et tu arrêtes de nous gonfler les couilles en cassant des bagnoles) une nouvelle constitution (française hein ! Commençons doucement) donnant tout pouvoir au peuple et aux travailleurs de mes deux et surtout aux contribuables votants (qui est le plus chiant et exigeant de tous, on ne sait pourquoi, mais bon !)
Oui je délire, je sais.

J’imaginais que la haute administration française ne serait plus ni factieuse, ni corrompue ni népotique.
Oui je délire, je sais.

J’imaginais que le Parti Socialiste allait enfin rompre avec le CAC 40…
Oui je délire, je sais.

J’imaginais que j’allais connaître enfin le nom de mon député.
Oui je délire, je sais.
J’imaginais qu’il allait enfin représenter mes maigres intérêts ou du moins qu’il allait enfin respecter au mieux le mandat que j’aurais « négocié » avec lui le plus souvent possible.
Oui je délire, je sais.

J’imaginais que les impôts locaux que je paye seraient dorénavant destinés à rendre ma ville plus propre, plus moderne, plus belle, plus charitable et serviraient notamment à entretenir les églises médiévales et les musées de tout temps plutôt qu’à construire des stades à crachats ou des mosquées douteuses.
Oui je délire, je sais.

Etc.
Oui je délire, je sais.

J’imaginais que tout cela, étant effectué dans un bonheur démocratique indéniable, allait contaminer toute l’Europe, voire le monde entier telle la grippe aviaire ou l’ESB et qu’enfin je pourrai me sentir un homme, un contribuable, libre, responsable et fier d’être européen.
Oui je délire, je sais.

J’imaginais …
Je vais me coucher maintenant…
Je suis définitivement un con et un esclave.

Imagine est une chanson de John Lennon (comme dit Zeugme

Fin de loup


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Vendredi 31 mars 2006

Classé dans la série : « Blogue de survie »

Grosse cata sur la blogosphère : Doudou Janis, le bel ange des îles sous le vent et auteuse sur le lofblog Frivoli, vient d’ouvrir son blogue sur Canalblog !

Ça s'appelle Tandem
Tous aux abris !
Elle y a d’ailleurs une coloc nommée « Biniou »
Je vous jure : Il y en a qui en ont des verts et pas mûrs comme pseudo.
Ça promet hein !
Et puis ça bretonne à tire larigot ou à souffle biniou !
Dehors les étrangers !
La France aux Français !
Pfff !

Bon sinon, moi j’adore les binious, cabrette et autres cornemuses.
A chaque fois que j’en entends une, ça me fend le cœur !
Je chiale comme une Madeleine de chez Marcel quand, à mes oreilles souffles les cornemuses de « Amazing Grace » portées et gonflées par des gars couillus et velus sous leur kilt écossais !
Beaucoup de mes gènes sont dans tous leurs états.
Il faut dire que par ma mère, j’en ai des picards, des normands, des bretons, des anglais et des espagnols…
Que des régions où l’on souffle dans des ventres à pipes.
Oui, même en Espagne on joue (jouait) de la cornemuse.
Ecoutez, pour vous en convaincre un des « Villancicos » du Padre Antonio Soler (1729-1783) intitulé « Ciego y Lazarillo »
Par mon Père, j’ai des gènes auvergnats (Clermont) et tarnais (Lavaur) où l’on souffle bourré dans des cabrettes à bourrée.
Bref le biniou, j’adore, même si je ne connais pas cette copine de Doudou qui a eu d’ailleurs 40 berges hier (pfff, encore une gamine boutonneuse !)
Bon anniversaire le Biniou et bon succès au blogue le Tandem !

Bon sinon, Monsieur Camille (en lien aussi à droite pub) et maître pingouin linuxien a refait complètement son blogue en bidouillant comme il sait faire, avec des logiciels libres de chez OpenSource.
Il est trop fort lui !
Aller le flooder là, de ma part hein !

Enfin ma saga autour de celle d’HP a maintenant 5 6 7 tomes…
Désolé, c’est de l’incontinence infantile !

Fin de loup


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Jeudi 30 mars 2006

Classé dans la série : « Les colères du loup-garou »

Ce matin en pandiculant bêtement comme d’hab, j’ai entendu (puis écouté) sur la TSF, un jeunot de chez MBA of marketing nous expliquer de façon alerte et un peu boboïsante que les âges de la vie étaient désormais obsolète de chez Ringard.
Je rappelle que traditionnellement, il y avait trois âges dans la vie d’un homme de chez Tousexes :

  • Il était au départ un enfant qui apprenait les choses de la vie ;
  • Puis il devenait un adulte qui bossait comme un âne bâté ou un bœuf shooté ;
  • Et enfin, il finissait cette vie de chien sans collier en vieillard ridé et puant à raconter des histoires à dormir debout aux enfants pendant que les adultes bossaient aux champs ou partourzaient dans la grange.

Grosso de chez Modo, le premier âge allait de 0 à 15 ans (enfant) ; le second de 15 à 60 ans (adulte) et le troisième de 60 ans au cimetière (vieux).

Après la deuxième guerre de chez Mondiale (pas la seconde, la deuxième hein, ne rêvez pas, bandes de gamins SVP !), notre belle société est passée de champêtre, industrieuse et boutiquière à une société de cons et de sommation.
Le résultat (notamment) est que nous vivons vachement et follement plus vieux (plus mieux, j’en sais rien)
Partant, l’échelle des âges en a été profondément modifiée puisque, dixit notre MBA :

  • Le premier âge (Junior) est de 0 à 50 ans, à crédit et en stéréo ;
  • Le deuxième (senior) de 50 à 75 ans, voyages, péche et rentes ;
  • Et le troisième (vieux) de 75 ans au 15 de chez les pompiers par jour de canicule ou de grippe aviaire.

Bon, notre MBA n’a pas vraiment tort du point de vue du marketing sauvage, moderne et néanmoins sophistiqué.
Ceci étant, j’ai l’impression sociologique, historique, voire philosophique que ce gentil MBA se branle tendrement le poireau à chier de la vinaigrette proactive à oméga 3 et 6.
En plus, je pense qu’il nous oint profusément de vaseline vitaminée l’anus de notre cerveau béat et con de chez Somatique.
Mais ce n’est qu’une impression hein !

Moralité : Nos commerciaux et nos politiciens de tous poils devraient prendre des cours de physique particulaire.
Ils apprendraient ainsi que même si les électrons peuvent s’agiter comme des dingues dans tous les sens, le noyau lui, reste imperturbable en toute circonstance, ou pas.

CARPE DIEM…

Fin de loup


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Mercredi 29 mars 2006
On a découvert récemment au fin fond de l’océan du côté de l’île de Pâques, un crustacé couvert de poils blancs.

Un homard à poils durs ou le yéti laineux des abysses en quelque sorte.
Il a pour doux nom Kiwa Hirsuta et mesure 15 cm de long.
Kiwa serait la déesse des crustacés pascuans (Je ne sais pas si on a un saint Omar dans notre calendrier apostolique et romain ?)

kiwahirsuta

C’est une espèce d’anti-yéti aussi car il vit par 2.300 mètres de fonds et il peut difficilement faire le singe car il est aveugle et tel un jeune cadre dynamique, il a beaucoup de pression sur lui à toute heure.
Ceci étant, il vit près d’une source hydrothermale chaude et affectionne beaucoup de passer ses journées dans ce bain de chez Jacuzzi à la buller belle.

Bon, on a tenté de le remonter à la surface, mais il a mal supporté que lui desserre trop vite son corset et de n’avoir plus des tonnes de flotte sur le dos.

Il en a crevé la pauvre bête.

En fait, c’est un crustacé de l’espèce des galathées et ses poils sont des soies de bactéries filamenteuses des profondeurs.


Je ne sais si c’est bon en thermidor où à l’américaine, mais pour le bouffer, il faut le tondre avant de lui retirer son armure.

Ceci étant, ce n’est pas de la tarte de le pécher car il faut vraiment de bonnes palmes et un bon tuba pour descendre à 2.300 mètres.
On va se contenter de crevettes imberbes et surgelées hein !

Fin de loup


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Mardi 28 mars 2006

Classé dans la série : « D'un labyrinthe »

Les deux premiers romans d’Harry Potter sont des livres pour gamins ou pour de « vieux enfants » (ou préados, comme l’on dit maintenant).
Certes, le contexte est original ; le récit est palpitant ; la triplette de héros (le club des trois) est sympathique et bien équilibrée.
Il y a Harry la flèche, un orphelin, agile, binoclard, tête brûlée, un peu ballot sur les bords, mais au destin prometteur ; Ron le pote gaffeur, rigolo, couard, bagarreur, mais indispensable et Hermione, la nana, première de classe, chipie, astucieuse, rêveuse, coléreuse, fleur bleue, mais incontournable.
Il y a évidemment une morale de fond à ces récits, et une morale bien moderne : Il ne faut pas jouer au con avec la science, la beauté ou l’argent les enfants !
Sinon ça peut finir très, très mal hein !

Il y a aussi dans cette saga, dès le départ, une très belle idée consistant à faire de Poudlard, ce pensionnat typiquement britannique (ce qui est un mythe en soi quelque part !) où nos héros vont apprendre en sept ans le beau et dur métier de sorcier, un véritable « musée » de tous les mythes, contes et légendes européens.
Un beau lycée bien professionnel quoi, comme on les aimerait : avec un CDI magique à la sortie !
C’est, dans ce collège, une grande collection tirée des mythes grecs et romains, du roman de la Table Ronde, des Nibelungen, des contes d’Andersen, de Grimm, de Perrault à la science-fiction (Portoloin, montre à remonter le temps) en passant par les légendes slaves, le Kalevala et toute l’imagerie ésotérique, celtique ou médiévale.
C’est une remarquable anthologie féerique habilement et astucieusement mise en scène pour le plus grand petit plaisir des petits et des grands.

De plus, il y a des trouvailles, des inventions des adaptations vraiment très originales et belles tel le jeu de Quiddish, la pensine, les tableaux « vivants », le quai de gare secret, le bus londonien magique, la rue du commerce de sorcellerie, le chapeau ordinateur etc.
Il y a enfin (of course) bien sûr des gentils tout plein et des infâmes méchants à chier…
A noter (clin d’œil historique je pense) que les méchants ont souvent un nom à consonance normande (Voldemort, Malfoy) à l’exception du jeune Neville (un gentil camarade de second plan sans doute, mais dont je reparlerai dans la quatrième partie hé, hé !)

Ces aventures palpitantes, ces héros à la fois originaux et somme toute banals (auxquels un enfant, lecteur apprenti de onze ans et plus peut donc facilement s’identifier) cette synthèse de traditions occidentales bien connues, ces trouvailles bien amenées, n’ont pu que contribuer au succès immédiat et international du premier et deuxième roman.
Mais bon hein ! Un troisième roman de la même veine aurait sans doute fait capoter immédiatement la saga ; surtout que le grand méchant (you know who) est tué par HP à la fin du deuxième livre…

A ce stade et comme je le mentionnais déjà dans la première partie, J.K. Rowling a de très belle façon et d’une manière fort moderne ma foi, « reprise en main son œuvre » pour en faire une saga et transformer un récit pour enfant en une œuvre littéraire « à part entière » lisible et admirée tant par les enfants, que les ados et par les adultes sorciers ou pas ( et j’en suis la preuve, si on veut bien me considérer comme adulte ou sorcier, n’en étant pas encore convaincu moi-même !)
Il faut dire que J.K. Rowling n’est pas une idiote : Elle a été professeur à la Sorbonne ; a voyagé dans toute l’Europe, voire le monde et l’on peut supposer sans trop se tromper grave qu’elle a lu pas mal de livre et qu’elle a une petite idée de la vie, des gens et de la société mondiale et Ltd où nous vivons tous comme nous pouvons…

Elle a en effet de façon très progressive (voire pernicieuse) bouter ses héros et ses lecteurs à la clé, hors du monde merveilleux et insouciant de l’enfance, pour les mener sur le chemin et dans la peau de l’adulte (comme dans la vraie vie non ?) et ce en usant très intelligemment des références traditionnelles mentionnées plus haut.
Nos trois héros et leurs petits camarades vont donc passer de l’autoroute bien goudronnée et sécurisée de l’enfance au terrible et instable pont de cordes de l’adolescence !
Ce faisant, J.K. Rowling leur propose ainsi qu’à leurs lecteurs « le véhicule » du rite initiatique traditionnel et millénaire.
On passe alors de Perrault, Merlin, Grimm et des jolis contes de fées  à Jung, Freud, Marx, Serres et autres les gens !

Bon, je sens que certains moldus de mes lecteurs haussent les épaules et se disent qu’il exagère le Martin !
Il a pété les plombs le Lothar, là !
Bon OK les moldus, on va voir : En route pour Poudlard !
A suivre.

Fin de loup


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Mardi 28 mars 2006

Classé dans la série : « Blogue de survie »

Ecrivant mes billets au fil de l'eau et comprenant les critiques sur leur longueur (sinon leur intérêt), je vous informe que ma saga "La destinée d'Harry Potter"  a désormais 4 parties !
A tout à l'heure - j'espère - pour la deuxième partie (fort longue au demeurant)

Par ailleurs, j'ai des problèmes de liaisons internet depuis dimanche soir (Wanadoo aurait-il (elle ?) rejoint Voldemort ?) et c'est vraiment la croix et la bannière d'aller notamment voir vos blogues et de les commenter.

Désolé, mais je n'y suis pour rien !

Fin de loup


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Lundi 27 mars 2006

Classé dans la série : « Divers et d'autres saisons »

La poupée Barbie vendue depuis 1959 et qui est distribuée à 80 millions d’exemplaires par an de par le monde serait de moins en moins aimée et pire, elle est parfois martyrisée par d’innocentes fillettes perverses et polymorphes.
Selon des chercheurs anglais de l’université de Bath en effet, des poupées de chez Barbie subiraient souvent des maltraitances et d’autres tortures et certaines auraient été même retrouvées dans un four à micro-ondes par exemple et ce n’était manifestement pas pour leur sécher les cheveux !

Bon moi, je n’ai jamais eu de poupée et je n’ai que très rarement causé à mon nounours avec qui je me suis fâché très tôt.
Comme vous le savez, j’étais plutôt lego.
Ma production de vaisseaux spatiaux a sans doute été une des plus frénétique et sophistiquée de la planète.
Ceci étant, c’était généralement quand je donnais la dernière main à un moteur polylaminaire à compression gravitaire bi-fluoré de dernière génération qu’il fallait aller se mettre à table…
Après la bouffe, c’était le bain ou autres tortures du genre qui retardaient d’autant les premiers essais et l’envol du vaisseau vers la galaxie M25462 Bis pour aller châtier l’infâme Gortlub qui fourbissait des plans démoniaques contre la Fédération Galaxique Lotharienne dont j’étais évidemment le maître absolu et adoré.
Pfff, que de temps perdu pour des corvées polymorphes et perverses, je vous jure !

Bon un samedi soir quand même, alors que mes parents étaient de sortie, après avoir mangé un biscuit et tout en mâchant héroïquement un malabar, j’ai pu débusquer cette ordure de Gortlub et je l’ai vitrifié de mes lasers à hydrogène compulsé au terme d’une bataille homérique et néanmoins mémorable.
Cette crapule avait été enfin punie de tous ses crimes odieux.
Moi aussi d’ailleurs, le lendemain, car il y avait des legos qui traînaient dans toute la maison.
Dur, dur d’être un héros galactique !

Fin de loup


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