Le plan du Labyrinthe

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Les hurlements des autres

Mercredi 30 janvier 2008
Nous vivons dans un corps qui n’en finit pas de tomber comme toute chose sur la terre comme au ciel.
C’est la faute à Newton (1643-1727)
GodfreyKnellerIsaacNewton.jpg
S’il n’avait pas inventé la gravitation universelle celui-là, nous serions libres comme l’air à flotter sur nos petits nuages blancs et le ciel ne risquerait jamais de nous tomber tous les matins sur la tête.
Le ciel ou d’autres trucs d’ailleurs car en ce moment il tombe n’importe quoi.

Tenez, pas plus tard que samedi dernier, une météorite s’est éclaté au-dessus de notre bon vieux Berry après avoir foutu une peur verte martienne à un tas de gens qui l’ont aperçue sillonner le ciel du Var au Cher en passant par le Rhône et le Beaujolais.
Il faut dire que c’est rare de voir un tel feu d’artifice dans la mesure où les météorites, quand elles ne sont pas immédiatement désintégrées menues en entrant dans notre belle atmosphère, s’arrangent le plus souvent pour pisser leurs calculs dans les vastitudes océaniques ou désertiques.

Par ailleurs, hier matin même, un astéroïde nommé « 2007TU24 » a frôlé notre patate de Terre à moins de 550.000 kilomètres.
On a eu chaud hein !
Parce que ça, c’était du gros calibre à nous plonger jour et nuit, pendant des années dans un épais brouillard de poussières ou de flottes et de boues à tsunami pas très bonnes pour la santé.
Certes, ça nous aurait sans doute débarrassés d’un certain nombre de vieux fossiles vivants qui nous gouvernent ou pas et surtout de leurs politiques archéo préhistoriques à chier des clous, mais bon, il va falloir attendre encore un peu…

Au passage, je rappelle aux cancres las qui se curent le nez, assis au fond de la blogosphère en se demandant qui ils vont bien pouvoir « caillasser » (1) ce soir, qu’un astéroïde est une météorite qui ne sait pas encore fendue la gueule à s’éclater sur la Terre et qui tourne en glandant naze dans la banlieue solaire.
On ne sait toujours pas qui sont les sauvageons vénusiens ou d’autres cités sidérales qui nous balancent ces pavés cosmiques, mais en attendant l’enquête, on peut supposer que c’est somme toute un phénomène aussi naturel que nous.

Par contre, le tas de ferraille qui va nous tomber sur la tronche fin février est terrien et techno en diable : C’est un satellite espion étasunien de neuf tonnes dont on a perdu le contrôle et qui ne pensent désormais qu’à rentrer chez lui pour prendre sa retraite.
Si vous découvrez un matin un boulon dans votre café, adressez-vous au Pentagone.

(1) Le mot « caillasser » est un néologisme médiatique moderne qui n’a cours que dans le 9-3. Si dans le temps d’antan on « lapidait » les fausses vierges et autres femmes infidèles, les pompiers et le SAMU ne sont désormais que caillassés. Autre temps, autres mœurs…

Illustration : Godfried Kneller (1646-1723) portrait d’Isaac Newton (1689)

Fin de loup

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Mardi 29 janvier 2008

Pourquoi les Etasuniens se préoccupent-ils de l’état de l’oignon ?

 

Fin de loup


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Lundi 28 janvier 2008
Drôle de titre hein !
Tout ça pour une note se voulant relater un ouiquende bien occupé.
A vrai dire, je n’étais pas beaucoup dans ma tanière et par conséquent un peu absent des blogues.

Samedi matin, le grand tralala habituel : Ménage, courses, rangement (c'est-à-dire, mettre un maximum de choses dans un autre désordre)
Le soir, j’ai dîné à Jakarta.
Par je ne sais par quel hasard, je suis tombé sur Mlle Moi (en lien aussi à droite, pub)
Elle va très bien, merci pour elle, mais je me fais une joie de la dénoncer : Elle n’a pas été chez le coiffeur contrairement à ce qu’elle avait écrit dans cette note.
Et toute la blogosphère de hurler « hou, hou ! »

Bon sinon, elle m’a aussi traité de « ponctuation » (sic !) avant de me lancer dans la gueule et dans la langue de Shakespeare, je cite : « You are gothic inside »
Et quand Mlle Moi dit ce genre de chose, ce qu’elle ne pense qu’à elle.
Tout cela m’a donné le cafard (mais j’en reparlerai)
Sinon, c’était très sympa.
La prochaine fois, il faudra qu’on dîne au Buzzati, hein !
Comprenne qui pourra hein ! Et désolé pour les autres…

En revenant dans mon heureux air, j’ai ébauché deux nouveaux spectres !

Dimanche, je suis allé déjeuner chez un chat qui se nomme Marcel.

Avant d’aller me coucher, j’ai pu enfin faire la différence entre le « voilier cosmopolite » et le très obscur « diagramme voilier » qu’Alf le chat a mis en recette dans cette note-là.
Bientôt je vous dirai tout ce que je sais de ce poisson au nom bien étonnant.

Voilà, voilà…  Quel ouiquende hein !

Fin de loup

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Lundi 28 janvier 2008
Est-ce qu’une douce glace peut faire banque ?

Fin de loup

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Samedi 26 janvier 2008
Chaque matin, nous devrions nous lever comme le premier des êtres vivants et chaque soir, nous coucher comme le dernier des humains.

Fin de loup

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Vendredi 25 janvier 2008
On a eu une semaine bien agitée hein !
Il y en a qui se sont secoué les bourses comme pas permis.
A la limite du coma coïtal ou de l’auto castration d’aileurs.
Certains ont eu très peur ; d’autres ont fait semblant et d’une manière générale – comme d’habitude – ceux qui n’y connaissent que dalle ont ouvert leur grande gueule médiatique rien que pour faire frissonner le péquin gogo moyen. 
Bon, j’ai l’impression qu’il y en a de plus en plus qui n’y pigent plus rien à rien, et ce même dans les milieux de la finance ou de l’économie.
Je ne vous parle pas de nos pitoyables politiciens corrompus drapés ad vitam aeternam dans leur ringardise poussiéreuse et leurs forteresses institutionnelles…
C’est vous dire.
Certains jeunes chiens fous financiers par exemple, shootés profonds au fric, ne savent même plus ce qu’ils vendent ou achètent tellement les produits sont sophistiqués, embrouillés ou plein de merde ou de vide même pas quantique.

Cela étant, à force de se secouer les bourses à en yoyoter nauséeux, les morpions et autres parasites spéculateurs et déjantés finissent par se ramasser des gamelles gargantuesques ou se retrouvent en taule.
Bien fait pour leur gueule !

Bon maintenant, il faudrait un peu arrêter le tagada boum boum à dollars épicés et les conneries mafieuses pour revenir aux bons vieux fondamentaux de base : Ce serait un sain réflexe de survie par ces temps de fins de cycles universels.

Remettre de l’ordre, du sérieux, du calme et de la valeur dans nos valeurs, ce serait un beau rêve pour nos économies et nos finances et ce ne serait pas inhumain, ni luxueux de le généraliser à bien d’autres domaines, voire à tous.
La Société Générale, c’est un peu la société en général car pour l’heure, on ne sait plus très bien qui fait partie ou non de la bande à Bonnot et qui tire sur qui dans tous les coins.

Enfin moi je dis ça comme ça hein !

Fin de loup

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Jeudi 24 janvier 2008
« Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » (Blaise Pascal, Pensées, 90)
TiepoloChevalTroie.jpg
Un commentaire d’hier de Laouenanig (blogue « face au vent », en lien à droite pub) qui évoque la possibilité de la « non naissance » ou de la mort prématurée d’un personnage historique et consécutivement de la suite des évènements sans lui,  m’a branché sur le mot « uchronie »
Ce substantif a été inventé au siècle n° 19 par le philosophe Charles Renouvier (1815-1903) qui fit ainsi un parallèle avec la fameuse « utopie » de Thomas More (1478-1535)
Ces mots ont une structure étymologique semblable dans la mesure où au « U » privatif et grec, le premier adjoint le « chronos » (temps) et le second, le « topos » (lieu) : sans (non) temps / sans (non) lieu.

Si vous jetez toutefois un coup d’œil sur Wikipedia pour ce mot, vous constaterez que l’article dédié (fort bien fait au demeurant, CF lien en fin de cette note) nous laisse un peu dans un tourbillon de questions ne serait-ce que pour la définition de l’uchronie.
Il faut dire que ce n’est pas simple car à l’instar de l’Histoire, l’uchronie est quelque peu universelle et se doit de tenir compte de tout et de tout prévoir avec autant de rigueur et de réalisme !

J’aime bien la définition du Trésor de la Langue Française Informatisée (TLFI, en lien à droite, pub) : uchronie : « Histoire refaite en pensée telle qu'elle aurait pu être et qu'elle n'a pas été »
L’uchronie est donc un temps, (passé, présent ou à venir) se déroulant « autrement »
Elle serait un peu à l’Histoire ce que la science est à la science-fiction.
L’uchronie sous-tend aussi un certain nombre de notions passionnantes tels que « l’effet papillon », la causalité, « le chaos », « la divergence », la destinée, la théorie de l’évolution, le dessin intelligent, la théorie quantique, le paradoxe temporel et bien d’autres encore.

L’uchronie est particulièrement intéressante pour ceux qui ont de l’imagination et qui aiment l’Histoire ; pour des gens qui l’aiment et qui se doivent évidemment de la connaître sur le bout des doigts, sinon ils tombent vite dans la « fantaisie » chiante à deux balles si du moins ils ne s’appellent pas Philip K. Dick ou autres.

Cela étant, en deçà de la grande l’Histoire et pour ce qui concerne l’humble destin de notre tout un chacun, nous pensons parfois à ce qu’aurait pu être notre vie d’humain ou de loup si tel ou tel évènement n’était pas survenu ou si par exemple, nous avions répondu « autrement » à une question cruciale qui nous a été posée un jour.
Le plus souvent d’ailleurs, nous nous prenons un bon mal de tête et nous laissons tomber rapide notre propre uchronie en disant que de toute façon, on est ce qu’on est, etc. etc. et basta !
D’ailleurs, beaucoup de blogueurs font de l’uchronie (parfois sans le savoir) en « trafiquant » peu ou prou leur réalité, leur personnalité ou leur parcours.

Bon sinon, c’est vrai que la face du monde eût été changée si un Grec (Épéios ou Ulysse selon les versions) n’avait pas eu l’idée du cheval de Troie : Les Troyens auraient gagné par abandon et Enée (prince troyen, ancêtre de Remus et de Romulus) n’aurait jamais rejoint l’Italie pour fonder les prémices de Rome dans le Latium.
D’accords, certains historiens vous parieront leur poids en malabars que la guerre de Troie n’a jamais eu lieu ni d’Eve, ni d’Adam !
Mais si dès le début on commence à compliquer les choses comme ça, je ne vous raconte pas la gueule de votre uchronie à la récré hein !

Lien Wikipedia : Cliquer là

Illustration :Giovanni Domenico TIEPOLO (1727-1804) La Procession du cheval de Troie. (1773) National Gallery, Londres

Fin de loup

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