Le plan du Labyrinthe

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Les hurlements des autres

Mercredi 31 janvier 2007

Classé dans la série : « Les colères du loup-garou »

Ce matin à la TSF, j’ai appris un nouveau mot : « Chabaniser »
Quelqu’un se fait « chabaniser » quand sa cote baisse sensiblement dans les sondages.
La cause de cette chute de popularité est un doute certain de la populace sodomisée sondée sur sa capacité à remplir le mandat qu’il brigue avec tant de bravitude (Selon la dernière thèse du Grand Gourou des Sciences de la Sodomie Politique)
A noter que cette thèse peut varier aussi vite que les sondages (et dans un sens totalement aléatoire), ce qui permet au susdit Grand Gourou ou ses suppôts lubriques et confits de recommencer au prochain sondage à l’ouvrir pour ne rien dire.
Le mot « Chabaniser » vient de feu Jacques Chaban-Delmas qui avait connu un tel déshonneur et avait été battu par un autre pingouin plus apte à ne rien faire (comme on en a tant connu ces dernières décennies)

Le sondage (surtout politique) est pour moi le summum du crétinisme abyssal et en période électorale, ça frise la sodomie collective, organisée, sans lubrifiant et sans protection.
Tout ça pour ne foutre que du vent dans les anus cervicaux et républicains.
Le sondage politique est le sceptre flagellant avec lequel notre bon et immortel Roi des Cons gouverne sans crainte et sans effort ses sujets toujours béats devant son majestueux et médiatique néant.

Remarquez qu’en cette campagne présidentielle déserte, pouilleuse et creuse, les sondages quotidiens permettent à nos bons journaleux responsables et libres de causer de quelque chose qui se passe enfin entre deux bouffonneries politico-médiatico-policières nulles à chier debout sur un scooter volé.

L’avant-veille, j’avais entendu les résultats d’un sondage relatif à l’euro par lequel on apprenait qu’une large majorité de Français (et autres non Français européens, beurk !) considérait que cette monnaie était responsable de la hausse du coût de la vie.
Si l’on ne voit pas l’utilité immédiate (et lointaine) d’une telle étude, on peut s’interroger sur les motivations quelque peu ringardes et démagogues des commanditaires d’un tel sondage.
Ceci étant, j’en aurais appris quand même que plus de la moitié de mes congénères et voisins (Français ou pas – candidats ou pas) n’y connaissent manifestement rien en sciences économiques et monétaires.
Ça peut expliquer bien des choses et bien des dettes.

Tiens, à propos de l’euro, vous avez jusqu’au 28 février prochain pour échanger vos Pascals de 500 balles de chez Anciens et Nouveaux Franc-Français.
Attention, on ne vous donnera pas 500 assignats européens mais seulement 76,22.
Comme quoi tout n’augmente pas hein !

Fin de loup


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Mercredi 31 janvier 2007

Classé dans la série : « Les angoisses du loup-garou »

Les sondages ne se perdent-ils pas dans les faisceaux d’omis ?

Fin de loup


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Mardi 30 janvier 2007

Classé dans la série : « Divers et d'autres saisons »

J’ai un copain qui se nomme Ivan de Mistral.
C’est un grand agité qui passe me voir toujours en coup de vent.
Juste le temps de me faire une bise et il s’envole.
Vraiment, il y en a qui ne manquent pas d’air.

Fin de loup


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Mardi 30 janvier 2007

Classé dans la série : « Les angoisses du loup-garou »

Le vent d’Autan s’emporte t-il lui-même ?

Fin de loup


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Lundi 29 janvier 2007

Classé dans la série : « Les runes du loup-garou »

J'ai trouvé ça au fond de ma tanière parmi les feuilles et les ossements :

« J'ai retrouvé récemment un véritable carnet de bal offert à ma soeur pour ses 15 ans. Un carnet glissé dans un étui doré recouvert de tapisserie à petits points, fermé par un minuscule porte-mine tout aussi doré. Ces feuillets étaient autrefois destinés à noter le nom des cavaliers à qui l’on devait accorder les prochaines danses ; griffonner de petits mots doux, ou noter des adresses.
Maintenant on a le téléphone cellulaire. Et l’on danse seul »

(Ennairam, Les Fantaisies d’Enn’, Carnet de bal, 1/06/2005)


Note du loup : On peut imaginer que le monde n’est qu’une immense toile d’araignée que nous parcourons toute notre vie plus ou moins englués comme des moucherons égarés.
Nous errons fébriles de fil en fil, de maille en maille, inquiets d’apercevoir trop tôt l’ombre inéluctable de l’araignée de la mort.

On peut autrement se dire que nous sommes cette araignée tissant la toile de sa vie à la surface de laquelle viennent s’échouer des êtres, des objets, des sensations que nous emballons alors du cocon de notre pensée, de nos sentiments et de nos souvenirs.
Nous sommes alors telle Ennairam contemplant son carnet de bal à conjuguer l’être, l’avoir, le sentir, le vivre enfin.
Ces items, ces lagans que nous glanons ainsi et que nous emportons deviennent petit à petit des éléments de nous-mêmes et nous changent, et nous forgent et nous transforment avec plus ou moins de bonheur.
Nous aimons à les redécouvrir de temps en temps en les sortant d’un tiroir, d’une armoire ou d’une malle pour signaler leur trace dans notre âme ; pour les replacer dans notre perspective, dans notre harmonie ou notre chaos.
A chaque fois cependant, ils sont différents, car seconde après seconde, nous ne sommes jamais dans le même espace-temps, dans la même déclinaison de nous-mêmes, dans la même conjugaison de notre être.

A dix ans, nous vivrons au futur simple ; à quinze ans, nous explorerons le conditionnel ; à vingt ans, nous bricolerons ou nous jonglerons avec tous les temps ; à vingt-cinq ans le passé ou le subjonctif nous taquinerons ou nous hanterons  et à trente ans nous empoignerons résolument la hache du présent.
Puis viendront les quarantièmes rugissants où, bien souvent, la barque, le paquebot ou la galère de notre vie manquera de chavirer à chaque seconde toujours remise en question.
On se perdra dans des déclinaisons délirantes ; on se déboussolera à tout cap et à tout vent ; on écopera comme on pourra ; on se délestera de nos illusions et de nos rêves et plus aucun temps ou espace n’aura alors l’heur de nous plaire : Nous serons au creux de la vague à quelques encablures du cap du Démon de Minuit ou de Midi sans même souhaiter vraiment organiser notre naufrage.

Mais bientôt, la brume se lèvera et nous apercevrons alors les rivages inconnus du tranquille Archipel des Cinquante, baignés de l’Océan Quantique et bercé par les bises du vent Infinitif.
C’est vrai que jusqu’alors nous n’aurions jamais pensé à « l’infinitif » de notre être ; nous l’aurions oublié, voire méprisé.
En fait, ce n’est pas vraiment un temps et ça ne se conjugue jamais.

En réalité, c’est tous les temps, tous les genres, tous les lieux, toutes les déclinaisons et toutes les conjugaisons possibles et imaginables à la fois : C’est un objet quantique !
L’infinitif est une baguette de sorcier ou de sourcier et quand on sait la manier, la vie devient bientôt une suite ininterrompue de petits bonheurs, de petits plaisirs, de petites sensations, de petites pensées nacrées.
Les dangers, les malheurs, les peines deviennent des poussières et sont vite balayés par un sourire, un rire ou un soupir du bonheur que l’on a de déguster le café du matin dans un rayon de soleil et les parfums de chocolatines à la terrasse d’un bistrot de Toulouse ou de Montauban.

Tels sont les plaisirs, les bonheurs, les fantaisies, les frivolités et les caprices d’Ennairam qu’elle nous offre sur ses blogues avec amour, tendresse, intelligence et humour.
A travers le miroir de sa toile virtuelle, elle décline ou conjugue avec charme et raffinement le Grand Infinitif d’une Marianne qui ainsi restera pour nous éternellement jeune, disponible, le cœur comme l’esprit à jamais ouvert sur le grand théâtre ou l’ineffable roman de nos vies et de notre monde et à jamais en résonance avec toutes leurs vibrations et toutes leurs sensations.

Aujourd’hui, 29 janvier 2007, c’est l’anniversaire d’Ennairam.
Je ne sais pas où elle en est de son parcours (hum !), mais je sais qu’elle est sur la bonne voie.
C’est du moins la grâce que je lui souhaite car on l’aime tous grave cette foutue sacrée araignée garoue !

Bon anniversaire Ennairam !

Fin de loup


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Lundi 29 janvier 2007

Classé dans la série : « Les angoisses du loup-garou »

Les araignées sont-elles aussi des « e toiles » filantes ?

Fin de loup


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Dimanche 28 janvier 2007

Classé dans la série : « Dans la gueule du loup »

Je vais tâcher ce soir de ne pas être trop brouillon.
La cuisine, c’est comme la politique : Chacun a sa recette qu’il considère comme la meilleure et ils diabolisent ceux qui ne font pas comme eux.
Ainsi en est-il des recettes des plus simples ou des plus complexes, à la différence qu’en cuisine, les promesses ne peuvent rester longtemps lettres mortes : On s’engueule d’abord, on s’en fout plein la gueule ensuite et ensemble et enfin on dégueule pour se dire tout ce qu’on en pense (et que l’on a dans la panse) autour d’un café ou d’un cognac.

Aujourd’hui, je cause des œufs brouillés : Comme toutes les recettes proposées sur ce blogue, ça a l’air simple au départ, mais en fait c’est d’une complexité éminemment artistique, alchimique voire philosophique.
Surtout pour ce qui concerne les œufs brouillés dont la plus grande difficulté se situe dans la cuisson (son mode et son temps)
Des œufs brouillés cuits trop rapidement ou trop longtemps sont une ineptie scandaleuse (sinon une omelette ratée) qui mérite d’envoyer le prétendu cuisinier (de tout sexe, poil ou âge) dans une marmite à court bouillon pour le prochain fond de sauce, na !
Pas de pitié pour les démagogues.
J’ai lu des recettes où l’on jette négligemment les œufs (battus !) dans une poêle et que l’on traite ensuite comme une omelette, une crêpe, voire un rognon de veau.
Foutaises démoniaques et scélérates que de telles manœuvres !

Bon d’abord, il faut de bons œufs frais.
Quand je dis frais, ce n’est pas des trucs retrouvés un jour dans le frigo hein !
Frais signifie tout chaud sorti du cul de la poule, du canard, de l’autruche, de la baleine ou du diplodocus (1) selon vos goûts, l’arrivage, vos moyens et vos possibilités.
Pour bien faire, il vous faudrait construire un poulailler ou un Jurassique Park dans votre cuisine, mais bon…

Vous cassez délicatement les œufs dans une casserole que vous mettez alors dans une autre casserole (plus grande évidemment, pff !) pleine d’eau (H2O – aqua simplex) bouillante (100° de chez Celsius).
Cela s’appelle la cuisson au bain marie.
Non, Marie n’est pas une marque de salle de bain ou de diplodocus : ce nom vient d’une « Marie l’Alchimiste » que l’on dit sœur de Moïse d’un côté et Marie Madeleine de l’autre.
Ce mode de cuisson très ésotérique et exotérique en même temps a été employé longtemps par les alchimistes, puis par les chimistes et l’est encore par les biologistes à l’heure actuelle où je vous cause.
Il a l’avantage de préserver une température constante ce qui est en fait le premier secret des œufs brouillés.

Le second secret est qu’il faut pendant toute la cuisson tourner les œufs avec calme et volupté (peu importe le sens hein !) : Il ne faut pas en effet que le jaune et le blanc se trouvent dans une trop grande promiscuité.
Ils s’enlacent, mais ne se mélangent pas et jamais ne se sépareront.
A trop battre les œufs, ils se lient et se liguent contre vous pour contrecarrer vos projets et se transforment en une mauvaise omelette de carnaval pourri (CF supra).
Les jaunes et les blancs doivent être brouillés, mais jamais fâchés contre vous ou eux-mêmes.
L’œuf brouillé est le Tao, le Yin et le Yang de l’art culinaire !

Surtout que ces cochons « prendront » aussi vite que vous viendra le désir d’arrêter de touiller !
Et là se situe le génie de la recette : Savoir retirer à temps les oeufs du feu !
Je ne peux pas vous expliquer : C’est au « feeling »
On aura eu au préalable l’idée d’y ajouter une noix de bon beurre ou un filet d’huile ou d’une crème où aura mariné une pincée de ciboulette.

Dès que c’est « pris », il faut servir sans attendre dans des assiettes ou des coupelles chaudes, vos convives devant être en place, la bouche ouverte et la fourchette en l’air.
Les œufs brouillés se fâchent et se figent lamentablement à trop attendre en refroidissant.
C’est pire qu’un soufflé au Grand Marnier !

Une fois les oeufs retirés du feu, je les aurai assaisonnés d’une pincée de sel de Guérande, d’un tour de moulin à poivre, d’une pincée de ciboulette et de ma bave de désir et de mes larmes de plaisir.
Les gourmets pervers les allongeront sur un toast, une tranche de pain de campagne ou une baguette toute chaude des miches de la boulangère.
On peut aussi les déguster avec une simple salade, une pomme de terre cuite au four ou dans la cendre, des noix ou dans un puits de riz blanc.
Nous pourrions les insérer aussi dans une corolle de pâte feuilletée dont ces rois et ces reines n’en feront qu’une bouchée couronnée de cèpes, de bolets, de morilles ou autres champignons vénérables, mais non vénéneux.
Les marins les sacreront de quelques perles d’œufs de lumps (ou yeux de lynx dans les cours de récré) de saumon, de truite ou d’esturgeon slave et qui ne se lave qu’à Viar ou ailleurs.
Les Périgourdins les Périgourdines dînant chez eux assommeront pour l’occasion une truffe du cru et qu’ils râperont (en écoutant du rap ou pas)

Nous boirons tous avec ces œufs si bien brouillés un frais et léger vin grenat de notre bon pays de Loire : Un Saumur, un Bourgueil (de Saint Nicolas ou pas), un Chinon ou ce que vous voudrez de gouleyant et de convivial.

Bon moi, je les mange seul, tout seul, debout devant la cuisinière, à même la casserole et en me servant de la raclette ou de la cuiller et en écoutant du Mozart, du Rameau ou du Couperin.

Quand ils sont bien faits, les œufs brouillés ne pourront que vous brouiller les yeux de plaisir.
Bon appétit !

(1) Attention : Vérifier la traçabilité et la date de ponte des œufs de diplodocus qui sont l’objets de trop nombreuses arnaques de nos jours car beaucoup de ces bestioles sont élevées en batterie et n’ont jamais couru dans un pré de leur vie hein !

Fin de loup


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