Samedi 6 septembre 2008
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Il était un fois des gens qui ne se rencontrèrent pas; qui ne se marièrent jamais et qui n’eurent ensemble aucun enfant à qui conter
des contes commençant par : « Il était une fois… »
Fin de loup
Vendredi 5 septembre 2008
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L’arbre nous avise d'un festin d’or et d’ambre
Où la feuille se vide et se cambre,
En Septembre.
Illustration : Nicolas de Largillière (1656-1746) Paysage d’Automne, huile sur toile, Musée du Louvre, Paris.
Fin de loup
Dimanche 17 août 2008
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De l’Auvergne nous avons fait tous les détours,
Mais le cafard est comme un vautour,
Au retour…
Illustration : Authentiques et vivantes vaches de Salers (de leur race et de leur mère à poil et en
paquet devant et même dans le Monoprix de là-bas voire de là-haut) nimbées en leur pâtis gras et herbeux de leur brume de véritable flotte, pavées de leurs bouses indécrottables, couronnées de
leur cornes en vrai corne du même bois et accompagnées de leurs incontournables mouches chiantes comme une pluie d’hiver sans chauffage, sans internet ou sans télé (Photo : Martin Lothar, Août
2008)
Fin de loup
Mardi 5 août 2008
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Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, le cadavre de l’écrivain et du « dissident » Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne (1918-2008) est encore à
cette heure chaud et quantique.
Le Grand Pan est mort de nouveau ; alors vive le Grand Pan !
Ce cadavre est chaud car il n’est point encore enterré dans la merde ou dans le marbre ; ce cadavre est quantique car l’esprit qui l’habite sans doute encore un peu fait se délier toutes les
langues de la Terre et de ses peuples : des langues d’anges à louanges et à trompettes, des langues de bœufs d’abattoir, des langues de veaux non sevrés comme des langues de pute encore et
toujours en préretraite !
Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne (1918-2008) fut et restera un vrai loup-garou.
Mais avant tout et ce fut vraiment là son problème comme ce sera pour longtemps encore celui de ses dissidents et de ses adorateurs occidentaux, il fut homme, loup et surtout, il fut russe ; il
fut slave !
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne fut un vrai loup des steppes sibériennes et humaines.
Et comme on dit peut-être encore dans les cours de récré européennes (d’Ouest franchouillard) : « S’il se lave c’est qu’il se nettoie » et si Slave, jamais ce n’est toi !
Car en vérité je vous le dis, on nait Russe comme on n’est Français ; on n’est Américain comme on nait Africain et l’on nait Terrien comme on n’est sans doute Martien, Picard, Corse, Auvergnat ou
Basque !
Et tarez vos gueules à la récré avant de parler comme des porcs, des ânes ou des cons de billes, de malabars et de zizis et d’autres choses du cru ou d’autres circonstances dont vous n’aurez
jamais aucune idée !
L‘humaniste, le vrai, le pur, le dur n’est jamais global et il se doit de connaître comme de mépriser les broutilles et autres fumisteries du mondialisme ou de son faux jumeau,
l’universalisme.
Cela étant, j‘avoue sans aucune honte devant toute la blogosphère en chaleur n’avoir jamais lu une seule ligne de ma vie des écritures d'Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne !
Je n’ai jamais lu Soljenitsyne par faute de temps sans doute et parce que dans mon lycée à mon époque ce n’était pas la sienne et parce qu’à l’université j’ai dû avaler toutes la complexité, la
profusion et la chienlit d’un droit français désormais et à jamais incohérent, incompréhensible, stupide, obsolète qu’il soit civil, pénal, commercial, constitutionnel, administratif, social ou «
de l’homme ! » de la femme ou du transsexuel bouddhiste, orthodoxe, musulman, luthérien, démocrate, conservateur, communiste ou pas catholique du tout.
Je n’ai jamais lu Soljenitsyne parce que je suis trop français par éducation et donc par soviétisme et américanisme profus et franchouillardisant et surtout parce que je ne parle, je ne lis pas
et enfin je ne comprends pas, ni le russe, ni le slave, ni le sibérien de Sibérie, cette région, ce pays où pourtant tous les occidentaux d’Europe, d’Amérique ou d’autres lieux paumés ont la
source d’un bon nombre de leurs gènes et de leurs très grands ancêtres comme de leurs vieux dieux de tout Pan ou du tonnerre de Zeus.
Je n’ai jamais lu Soljenitsyne parce que je ne connais pas la Russie et parce que je n’ai jamais senti les odeurs, le vent ; je n’ai jamais vu les couleurs, les glaces, les lichens, les déserts,
le loups, les ours, la sueur, le sang, l’urine, la merde et le tutti chianti de la toundra et des immenses et silencieuses steppes sibériennes…
Toutefois en ce 5 Août 2008, après avoir lu et entendu le plus mauvais comme le pire des panégyriques ou des chasses d’eau déclarés à cet homme en décomposition, mais encore droit dans ses pompes
funèbres ; après avoir lu et entendu tant de braiements d’ânes pas même quantiques mais à jamais cancéreux se masturbant dans leur faux goulag de luxe, en pavillon de banlieue ou en archipel de
pub et de comédie, je me demande si je ne vais pas me promettre bientôt de lire, avant ma propre ou ma sale mort, l’intégrale des œuvres de Soljenitsyne à la place de celles de Marcel Proust qui
est encore à ce jour pour moi un somnifère un peu trop violent et trop remboursé par toutes les sécurités asociales, anachroniques ou autres…
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, toi, dont le corps pue à jamais ; Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, toi, dont l’esprit a sans aucun doute fleuri aujourd’hui dans notre future île d’Avalon ;
Alexandre Soljenitsyne, toi, dont le prénom signifie « le défenseur des hommes » ; Alexandre Soljenitsyne, au nom de tous les loups-garous des steppes, des montagnes ou des marais et d’ailleurs ;
au nom de ceux qui se respectent et qui ont encore et à jamais les couilles et le courage de vivre et celui de mourir pour tout ce qui vaut la peine d’aimer, de boire, de manger, de chanter, de
respirer et de jouir ; Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, je te hurle ces simples mots :
Adieu et merci !
Illustration : Kuzma Petrov-Vodkin (1878-1939) Le bain du cheval rouge (1912) Huile sur toile (160 x 186 cm) Galerie Tretyakov, Moscou, Russie.
Fin de loup
Vendredi 1 août 2008
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Il vient d'un Auguste et ce n'est pas le plus doux,
Mais pour sa rime il y a doute,
Le mois d'Août.
Illustration : Pieter Bruegel l’Ancien (Vers 1525-1569) La moisson d’Août (1565) Huile sur toile (118 x 161 cm) Metropolitan Museum of Art, New York.
Fin de l'août
Mardi 8 juillet 2008
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Aujourd’hui, 7 juillet de l’an de grâce 2008, l’UNESCO a inscrit sur sa liste des choses relevant du patrimoine mondial de l’humanité
12 ensembles de fortifications conçus par Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633 - 1707)
Ainsi notamment, les citadelles de nos bonnes villes de Besançon, d’Arras ou la tour dorée de Camaret figurent désormais aux côtés des temples d’Angkor et des cathédrales d’Amiens et de Chartres
ou de la Grande muraille de Chine.
Bon, moi j’en suis très content, même si je trouve l’architecture de Monsieur de Vauban un brin austère pour ne pas dire triste, mais il faut bien se dire qu’elle demeure encore aujourd’hui un
exemple parfait de l’art de la « poliorcétique » (sciences des sièges et aussi des fortifications) ou autre « contrevallation » qui aura sauvé la vie et l’honneur de bien des gens dans le passé
où l’on ne faisait que la guerre entre deux massacres, famines ou épidémies et où il y avait des vandales de tout poil à chaque coin de rue ou devant tous les supermarchés.
Et puis finalement, je suis aussi content pour notre Vauban national qui fut sans doute le ministre le plus intègre de Louis XIV et le plus soucieux du bien de notre bon royaume de France et de
son petit peuple de braves paysans bourrus et entêtés.
Vauban fut aussi un des rares a critiquer ouvertement la révocation de l’édit de Nantes en ce qu’il ruinait pour des siècles l’économie française qui était déjà souffreteuse, débile de taxes et
d’impôts et perclus de dettes dès cet an 1685.
Par ailleurs, à cette occasion, j’ai appris que le patrimoine mondial concernait non seulement des sites, des paysages ou des monuments rares, mais aussi des trucs dits « oraux et immatériels de
l’humanité » telle le Lakalaka du Tonga, la cosmovision andine des Kallawaya ou encore les dessins de sable du Vanuatu.
C’est d’ailleurs à ce titre que la France vient de demander l’inscription de sa bonne et noble gastronomie française et ainsi, éventuellement, si tout se passe bien, le lièvre à la royale, la
blanquette de veau, la choucroute alsacienne ou le tournedos Rossini voisineront notamment avec la danse des masques des tambours de Drametse (Bhoutan), les Géants et dragons processionnels de
Belgique et de France, le Ballet royal du Cambodge ou encore le système de divination Ifa du Nigeria.
Il faut de tout pour faire un monde ou un patrimoine.
D’ailleurs, je me demande si je ne vais pas demander officiellement l’inscription de mon blogue sur cette liste grandiose : Il le mérite bien non ?
Je pense que vous en serez tous ravis et d’accords hein !
Hein ?
Fin de loup (patrimonial et mondial)
Jeudi 3 juillet 2008
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19:48
Pour ne pas avoir le cœur ou l’esprit trop sec,
Ils gardent de France le bon bec
À Québec !
Tous les loups (ou pas) de la vieille Europe souhaitent un merveilleux anniversaire à notre bonne ville du de Québec (1608-2008)
et aux âmes de leurs frères loups (ou pas) qui la peuplent pour le meilleur comme pour le pire.
Note : Je précise que c’est la ville du de Québec qui fête aujourd’hui ses 400 coups et non point la province du
même bois, pas plus que le Canada.
Le nom « Québec » vient d’un toponyme amérindien (Algonquin) du cru qui signifiait : « là où le fleuve [Saint-Laurent] rétrécit »
Ceci étant, vive le Québec libre, fouchtra et meilleurs vœux à tous les Québécois de Québec comme du Québec ou d’ailleurs !
Illustration : Jan MOSTAERT, (1475-1555/56) Paysage avec Indiens d’Ouest (1540) Huile sur toile (86 x 152 cm) Musée Frans Hals, Haarlem (Hollande)
Fin de loup
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