Martin Lothar (depuis 2005)

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Quantiques du loup

Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 15:25
Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, nous n’entrerons dans un siècle vingt-et-un qu’une fois nous aurons compris ce qu’est une âme et à quoi elle servira après que nous l’ayons forgée de tout notre être et de notre vie.

Nous ne sortirons de l’abominable labyrinthe de notre corps, de nos sens, de nos pulsions, de nos répulsions, de nos désirs, de nos haines ou de nos plaisirs qu’une fois nous aurons réalisé la véritable et l’ultime valeur du mot « religion »

En vérité je vous le dis, notre avenir infini de plénitude et de bonheur suit le chemin des arts, des vrais arts, des beaux-arts.
Il n’y a que les artistes pour nous porter enfin au Paradis, au vrai Paradis, pas artificiel ni terrestre, mais l’Eden jamais rêvé et tant espéré, le jardin idéal et divin.

J’ai déjà évoqué Jean Lafforgue à plusieurs reprises sur mon minable blogue et j’ai même une fois, osé déposer des vers phrases maladroites de chez moi de ma Pomme sous la photo d’une de ses toiles (Voir le liens en fin de note, mais pas tout de suite parce que je cause là, hein !)

Parce que si Jean Lafforgue n’est pas un « grand » peintre, il est un peintre dont j’aime beaucoup les œuvres et par conséquent, c’est un peintre immense (ah mais !)

De plus, Jean Lafforgue est un peintre « contemporain » non pas au sens scholastique du terme, mais au sens biologique : Jean Lafforgue est un peintre vivant, bien vivant et en vérité, tous ses confrères ne peuvent pas en dire autant, aujourd’hui, surtout.
Jean Lafforgue est un être humain en effet (et même un loup-garou de première classe, mazette !)
Jean Lafforgue est un humain fait de chair, d’os, de muscles, de nerf, de sang et de poil (et souvent de mauvais poil à ce que j’ai entendu dire)
Bref, c’est un artiste véritable (CQFD – Les ceusses qui n’auraient pas compris cette démonstration magistrale sont priés de bien vouloir tout reprendre depuis le début)

Or donc et subséquemment, il est (enfin) temps pour moi — qui ne suis pas trop ni égoïste ni chien, tout compte fait — de faire de la pub pour la monographie de Jean Lafforgue, rédigée par Sylvio Brianti et parue il y a quelques mois, aux éditions Atlantica.

Ce bouquin est passionnant, instructif et agréable en diable et on y voit de très belles choses, en portrait, en formes et autres couleurs, en paysages et en Tutti de chez Quanti.
On remarquera avec stupeur et grand plaisir les jardiniers masqués qui ont eu vraiment du pot d’être ainsi croqués et plantés.
Et puis, il y a les montagnes, les rocs, les cimes, les adrets et les ubacs, les pâtis avec leurs vaches et leurs abreuvoirs : Un avant goût de la possibilité d’un paradis quoi !
Il y a aussi la tasse à café d’une certaine « Corinne » et d’autres personnages, simples, tendres, sympathiques et in fine, aimables.
Que peut-on demander de plus hein ?
Elle est pas belle la vie ?

Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis, nous ne sortirons des griffes de la mort imbécile ou de la maladie implacable et placable ou pas, nous ne sortirons de notre reptilienne et fangeuse condition qu’en aimant l’art comme Jean Lafforgue aime la peinture et tout le reste n’est que foutaises à deux balles de bazars crasseux et de barbares querelleurs, malpropres, prétentieux et stupides.

On t’aime Jean, reste avec nous hein !

Liens : sur ce blogue : Les monts bleus

Blog des peintures de Jean Lafforgue


Références : Jean Lafforgue, monographie de Sylvio Brianti, éditions Atlantica, Septembre 2008, ISBN : 978-2-7588-0166-5

Fin de loup

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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 10:47

On ne comprend plus rien à ce monde qui craque,

Même notre ciel est opaque,
Mais c’est Pâques…

Ce matin dans les jardins de Pâques, je déboule,
Mais pas d’œuf : Moi, cloche en cul de poule,
Je m’écroule.

A quatre pattes j’écris ce blog, à quatre Pâques ;
Je m’épate, souvent je le claque,
Et je craque.


Illustration : Caspar David FRIEDRICH (1774, Greifswald, 1840, Dresden) Matin de Pâques (1833) Huile sur toile (44 x 34 cm) Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, Europe.

Fin de loup

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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 20:39
Aujourd’hui, j’ai vingt bœufs bouffis dans mon étable
Soit vingt renards vains sur le râble ;
C’est durable !

Fin de loup

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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 20:29

A ce long hiver, on ne demandait pas tant,

De nous faire un printemps épatant,
Et patent !


Illustration : Ferdinand Georg WALDMÜLLER (1793, Wien, 1865, Wien) Jeune printemps dans le Wienerwald (1864) Huile sur toile (43 x 54 cm) Nationalgalerie, Berlin, Europe.

Fin de loup

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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 22:58

Quand enfin je remets la main sur cette vis,

Je n’ai plus ce foutu tournevis ;
C’est du vice !

Note : Je ne suis pas le pire des bricoleurs et j’ai de bons outils, mais ils ne font rien qu’à m’embêter en se cachant au mieux quand j’ai besoin d’eux ! Cela étant, je révise tous mes jurons…

Illustration : Leonardo da Vinci (1452-1519) Armes à canons multiples (1480-82) Dessin, Biblioteca Ambrosiana, Milan, Europe.

Fin de loup

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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 23:32
De ma nouvelle tanière, j’aperçois désormais cinq tours : Celle d’un beffroi,  et les quatre d’une collégiale et d’une centrale électrique.
Et comme dit le vautour : Une tour vaut toujours le détour… Ou le retour !
Même s’il faut qu’il mente sur une croix pour qu’on le croie !

Ce déménagement est enfin achevé :
Plus de carton à tirer,  lever,
A chevet !


Note : Si je suis à chevet nouveau, j’en suis tout autant de nouveau achevé (Mes lombaires surtout !)

Fin de loup

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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 16:01

« Partir, c’est mourir un peu » nous dit l’adage antique et quantique, mais j’en connais un autre — j’invente - qui signifie : « arriver, c’est renaître aussi »
Je déménage dans « J-2 »
J’écris ces lignes dans un labyrinthe de cartons et de moutons de poussière.
Les moutons sont paisibles quand les loups sont anxieux…
Nous sommes tous poussières.
Mais ce jour « J » sera aussi le jour de mon anniversaire !
Comme quoi « Partir, c’est renaître aussi, quelque part ailleurs »

« Partir, c’est mourir un peu » pour ceux qui croient trop à la géodésie sans doute.
Un lieu, un temps, un corps, un esprit, un souffle, une âme…
Mais en fait, il faut croire en tout et surtout, il faut avoir confiance dans l’avenir et c’est bien ça l’ultime leçon de la vie apocalyptique ou pas.
L’ailleurs est aussi quantique que le « nulle part » et le futur vaudra toujours le passé au moins une fois.
Le présent est un ; le présent est sable ; le présent est insaisissable dans le désert de notre foi.
Et le futur sera toujours notre espérance, notre oasis.

J’aime beaucoup cette « ancienne tanière » parce qu’elle fut pour moi, il y a des lustres, une terre promise, un havre de paix.
J’aime beaucoup cette « ancienne tanière » parce que « Martin-Lothar » y est né un jour de mai 2005.
Mais bon, « Partir, c’est renaître aussi, quelque part ailleurs » et de plus j’emporte tous mes chers livres, mes bibelots sacrés, mes feuilles et mes ossements.
Alors…

Certes, je ne verrai pas fleurir au printemps prochain « mon » superbe cerisier d’en face, ni feuillir toujours plus profus son voisin de platane.
Mais il y aura d’autres paysages, d’autres lumières, d’autres sons, d’autres vibrations, d’autres présents tout aussi évanescents, imprévisibles et irréversibles toujours et encore et à jamais, ah mais !
Je quitte une ville d’impressionnistes pour une autre ; je fais un saut de puce et de loup de quelque 50 km le long d’un même fleuve saint, d’une même rivière saine.
Ce n’est rien comme ce n’est pas rien.
Je me ressourcerai toujours en déballant mes cartons hein !
J’y retrouverai mon ours Albert — mon gourou en peluche et à béret - que j’ai envoyé là-bas en éclaireur, il y a quelques jours…
Je vous raconterai.

J’arriverai donc le jour de mon anniversaire dans une nouvelle tanière dont le nom de la rue comporte la suite de lettres « CROS »
Si je ne l’ai pas fait exprès, ça ne s’invente pas non plus !
Partir, c’est renaître toujours.

Illustration : Hieronymus BOSCH (Vers 1450-1516, Bois-le-Duc / 's-Hertogenbosch) Le voyageur, Huile sur toile (diamètre : 71,5 cm) Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Europe.

Fin de loup

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