« Un couteau sans lame auquel manque le manche » est un aphorisme fameux de Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799) écrivain,
philosophe, physicien et astronome allemand.
Il écrivit plus de 8000 pensées dont de très nombreuses sont de cette trempe : des lames spirituelles de finesse, d’intelligence et d’humour.
Ce couteau sans lame et sans manche est plus qu’un aphorisme, c’est de la philosophie quantique !
Car il existe bien cet outil, puisque il est décrit par Lichtenberg, mais il est introuvable, inutilisable.
Ce couteau n’est pas impossible ; il n’est pas impensable ; il n’est ni virtuel ni même improbable : Il est !
Il lui manque seulement 2 choses faisant qu’il ne peut pas être pris, rangé dans un tiroir ou lavé et il est évident que personne ne se blessera avec.
Cet objet est donc quantique : Il est réel (physiquement) mais on ne pourra pas ni le voir, ni le saisir jusqu’à ce que l’on retrouve soit sa lame, soit son manche.
Illustration : Jérôme BOSCH (Vers 1450-1516) Détail du triptyque du jardin des délices (1500) Huile sur bois, Musée du Prado, Madrid, Europe
« J’aime les nuages… Les nuages qui passent… Là-bas… Là-bas… Les merveilleux nuages
(Charles Baudelaire, l’étranger, Petits poèmes en prose)
« Tant il est difficile de s’entendre, mon cher ange, et tant la pensée est incommunicable, même entre gens qui s’aiment ! » (Charles Baudelaire, Les yeux des pauvres, Petits poèmes en
prose)
C’est bientôt l’été ; c’est bientôt le solstice et la saint Jean ; c’est bientôt les vacances et la fin de cette crise de mes deux (si, si) ; c’est
bientôt le moment de ne pas penser aller bronzer idiot, crétin, bête sur des plages exotiques ou pas, grouillantes d’un monde abruti, blasé, obèse, pervers et vibrant de mélanomes malins ou pas ;
d’une société puante d’huiles solaires de synthèse, de bouffe chimique, rapide et d’essence de moteurs inutiles ; d’un monde de rivages pollués de tout et de rien in fine et à jamais déserts de
mer, d’océan, de vraie solitude et surtout, de notre mère Nature qui, cependant, nous aimera encore — ingrats que nous sommes - et à jamais pour des siècles et des siècles, ah mais !
C’est le moment de penser à aller faire bronzer notre esprit plutôt que notre corps, je vous le dis !
C’est le moment de prendre (enfin !) son temps pour aller visiter notre belle Europe (pas si loin que ça en fait) et de s’en foutre plein les yeux, la panse et la pensée subséquemment !
C’est le moment d’aller à l’abbaye de Sorèze, Tarn, Europe pour y admirer les œuvres de Jean Lafforgue, peintre et homme de bien et de vie, de
son état. Cette abbaye bénédictine eut son érection au huitième siècle avant même que notre empereur Charlemagne eut été sacré et avant même que ce barbu
de légende, patron du pieux chevalier Roland, ait eu sa première éjaculation ou encore des cors au pied ; cette abbaye fut fondée dans un pays gaulois, toujours romain et protestant — voire
parpaillot, pas encore cathare ni vraiment chrétien et encore moins occidental ; dans un lieu, non loin de Toulouse, de Carcassonne, de Puylaurens, de Lautrec, de Mazamet, de Castres,
d’Albi, d’Anglès ou d’une Montagne noire ; dans un pays baigné par l’Agout, une rivière, bel affluent du Tarn et donc de la Garonne, pour ne pas dire de la Gironde (1)
Dans un endroit pas trop éloigné de Gènes, où je n’ai pas encore de gène, mais où j’ai des gènes paternelles, proches, très proches et plus proches, tu meurs à Lavaur.
Bref, je vous conseille et Jean Lafforgue vous invite à aller passer vos vacances, votre chômage ou vos JRTT ; nous vous exhortons d’aller vous « ressourcer » dans cet endroit-là aussi longtemps
que votre esprit le pourra sachant que si le spirituel dépend encore bien trop grave du corporel, le premier vieillit moins vite, mais alors, beaucoup moins vite que le second — voire plus
lentement !
L’âme, le troisième facteur (cheval ou pas), la vraie écologie, cachée au plus profond de notre slip ou de notre coffre-fort intérieur, est immortelle, car c’est « notre art » et notre
secret à nous et à personne d’autre, pour des siècles et des lustres, ah mais !
(1) Les principaux affluents de l’Agout sont La Vèbre, le Gijou, la Durenque, le Thoré, le Sor et le Dadou (ron ron)
Hier soir, je suis arrivé en avance à mon train du retour, dans
lequel, en attendant son départ prévu à 20 H, je me suis affalé sur une des banquettes pour y fermer mes yeux fatigués de plusieurs heures d’écran…
Je ne me suis pas assoupi, mais un instant plus tard, j’ai voulu vérifier l’heure et, rouvrant les yeux, j’ai jeté un œil (que j’ai récupéré ensuite, rassurez-vous) par la vitre du wagon et
j’ai alors aperçu le cadran d’une horloge indiquant 16 heures !
C’est une de ces horloges de quai, analogique et à trois aiguilles, mais sans chiffres.
Je me suis incontinent dit que cette pendule de la SNCF était « hors service » ce qui n’est pas en soi inquiétant, ni surprenant de la part de cette honorable société au demeurant aussi tarée que
vertueuse — pour dire les choses comme ça.
Ma vieille et fidèle montre (à deux balles de chez Nippon) me confirma illico voire presto, tout juste 20 heures et regardant de nouveau notre horloge citoyenne, j’ai eu le choc d’apercevoir
l’aiguille des secondes trotter à rebours !
Oui, oui, cette horloge SNCF marchait bien, mais elle marchait à l’envers, à l’inverse des aiguilles d’une montre bourgeoise, prolétaire, normale, numérique, analogique ou de luxe ou pas !
J’ai cru apercevoir une horloge enfin quantique !
Tout cela se passa en quelques secondes hein !
J’ai vite réalisé que mon regard était en fait et d’abord passé au travers d’un miroir placé dans la continuité de la fenêtre du wagon ; une vitre qu’il reflétait et répliquait avec tout son
tutti de chez quanti — mais à l’inverse, comme tout bon miroir qui se respecte !
Cette horloge ne tenait rien du quanta finalement ; elle ne me rajeunissait pas ; elle n’allait pas « contre le temps » et, pour tout vous avouer, si le contribuable que je suis fut rassuré,
l’homme que je reste en mourra déçu.
Mais bon, j’ai d’autres ressources et d’autres espoirs quand même…
Zigmund, un rhinocéros garou de mes liens désormais et qui regarde, entend, sent la lune dans le fond de l’œil, tel un vrai loup-garou,
m’a transmis par commentaire un lien vers une vidéo où l’on peut voir six superbes loups « lâchés » dans les douves du château de Nantes (Europe)
CF le lien en fin de note, mais pas tout de suite parce que je cause là hein !
En fait (et en fête aussi) il s’agit d’une « installation » comme on dit dans l’Art contemporain (bobo, maffieux, officiel, cherchant, fouillant ou pas)
Ces six loups ne sont que les acteurs inconscients, pas payés et presque sauvages d’un « happening » artistique et médiatique signé Stéphane Thidet et présenté le cadre de la biennale
d'art contemporain « Estuaire »
Ils « louveront » ainsi et là jusqu’au 16 août…
Bon, je n’ai rien contre ces installations modernes d’un art qui se cherche, qui nous cherche et qui doit quêter désormais, plutôt le spirituel futur et tracteur que le conceptuel ringard et
démagogue.
Il y en en a de fabuleuses, richissimes et d’intéressantes d’installations, comme des nulles, déplacées, prétentieuses et à jamais trop cher pour notre culture, notre éducation et notre économie
de retraite ou pas.
Car nous devons autant soigner notre confort d’humain râleur et insatisfait que nos quêtes culturelles ou spirituelles et en même temps, la sauvagerie de nos loups hurleurs et insatiables !
Il en va de notre survie, je vous le dis !
Il va de soi et de vers aussi, que je n’ai rien contre l’art ni même contre le loup (mon totem)
Ils sont beaux ces six loups ; ils sont magnifiques !
Je ne sais pas de quelle réserve (à jamais trop étroite pour une telle espèce) ou pire, de quel zoo ils sortent, mais ils ont l’air heureux et en pleine santé.
Ravis de sortir d’une cage — même de transport, c’est évident.
Voyez leurs pas souples, puissants, gracieux, indestructibles : Le loup a du chien, même s’il ne le sera jamais !
On remarquera tout de suite le chef : Le loup « alpha », le plus grand, le plus âgé, le plus sombre et le plus isolé surtout… Il semble joyeux, détaché, noceur, taquin, mais c’est le
chef, c’est le maître loup et on ne rigole jamais avec ses caresses comme avec ses morsures : Il faut courber toujours l’échine et garder la queue entre les pattes, surtout !
Il en va de notre survie !
Le loup a du chien, même s’il ne le sera jamais : J’en profite pour répéter ici que le loup est un animal plus sauvage tu meurs et qui déteste légendairement sinon génétiquement l’Homme
(même si la chair de l’humain ressemble au goût à celle du cochon comme deux gouttes d’eau, paraît-il) et je conseille vivement aux Nantais et autres touristes de ne pas descendre dans ces douves
pour aller caresser les petits « toutous » si artistes et si sympas !
Ils en perdraient la main sinon la vie.
Les loups comme les ours sont toujours imprévisibles…
Je vous aurai prévenus hein !
Cela étant, sachez que les loups sont les rares fauves à tuer « le plus rapidement possible » leur victime — en les remerciant aussi, sans doute, ce qui n’est pas le cas des félins ou
pire, ce qui n’est jamais le cas des humains, super, super, et à jamais super prédateurs !
A Nantes, en juin, ils seront six loups ou louves, Pour un Art que l’on veut ou trouve, Dans les douves ?
Note : Je suis in fine bien heureux d’admirer ces loups. C’est trop rare en fait. Surtout qu’ils se « manifestent » dans une ville (Nantes) que je brûle de
connaître enfin ; une cité qui garde notamment un des plus beaux musées du monde et où j’ai des ancêtres armateurs, art mateurs et amateurs ; un lieu où naquit le loupissime Jules Verne qui
mourut dans une autre ville où je suis né !
Illustration : Paulus POTTER (Pas Harry hein !) (1625, Enkhuizen, 1654, Amsterdam) Le chien-loup (1650-52) Huile sur toile (97 x 132 cm) Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg, Europe (Si, si
!)
La véritable école du Commandement est la culture générale. (Charles de Gaulle,
Vers l’armée de métier)
L’avenir de l’Europe est sa subversion, pas ses subventions (Martin Lothar, mai 2005, Discours enivrés à son nounours Albert)
« L’Europe, l’Europe, l’Europe ! » est une exclamation du loupissime Charles de Gaulle alias CDG (1890-1970) lors d’une conférence de
presse.
Il faut dire que CDG n’était européen que d’une fesse : Ce soldat errant et désespéré depuis 1918, recueillit en fait le dernier soupir de la France (en tant que nation) et lui ferma même les
yeux.
Son successeur, Georges Pompidou, habile politique et grand amateur de poésie, ne vécut pas assez longtemps pour la réanimer (la France, pas la poésie ni l’Europe hein !)
La suite ne fut qu’une kyrielle de tristes clowns croque-morts démagogues, sycophantes, bling-bling ou ringards qui se foutaient et se foutent encore autant de la France et de l’Europe dans la
foulée que de leur première branlette publique ou pas. (Je ne les nommerai pas pour ne pas polluer ce blogue de leur nom ni de leur foutre pervers, collant et inutile…)
A la décharge de CDG, l’Europe de son temps n’était encore qu’un rêve dont il n’avait pas trop le temps de s’occuper à force d’empêcher son pays (la France, pour les cancres las) de sombrer
moribond, dans les bras, soit du soviétisme, soit de l’américanisme les plus radicaux et les plus consensuels (avoués ou pas)
Il faut reconnaître toutefois, qu’il laissa toute liberté et fraternité à ses sergents zélés pour rêver à un avenir raisonnable pour cette nation (très jeune) que fut la France, vers la
possibilité que ce « machin » (la France) intègre « un truc » (l’Europe) qui, à vrai dire, n’existe pas encore en notre beau mois de juin de l’an de grâce et de crise 2009.
Si, de nos jours, l’Europe dépasse le stade du rêve, elle n’en est pas moins encore et pour longtemps que l’embryon de la possibilité de l’éventualité d’une chose dont nous n’avons pas encore ni
l’esquisse, ni la couleur ou encore la matrice.
C’est un fœtus avorté pour moitié qui se balade fébrile et suffocant entre l’arsenal et l’entrepôt.
Nous n’avons pas encore compris que tout empire viable soit d’abord culturel et spirituel avant d’être juridique, économique et social.
Le droit, l’économie et la société ne sont que des applications, des outils, des ustensiles, des accessoires de principes vécus ou espérés fraternellement à la base et tout le reste n’est que
polémiques stériles et vantardises électorales.
Ceux qui auront lu les premières notes de ce blogue (mai et juin 2005) savent que j’étais alors un Européen convaincu avant ce triste et sordide référendum constitutionnel…
En juillet 2005, j’étais encore Européen, mais con et vaincu.
Vae victis, comme j’aime à soupirer entre deux verres de (bon) vin ou de ouisseki européen
Demain, en France, nous sommes appelés à voter pour composer un Parlement illégitime (voire illégal) de députés de mes deux dont les trois-quarts sont fondamentalement (par leur parti ou par
leurs convictions personnelles) contre le principe même de l’Europe.
Je n’irai pas (pour des raisons plus matérielles que politiques d’ailleurs)
Toutefois, étant trop peu sur cette planète à pouvoir voter (même pseudo démocratiquement) je vous exhorte à vous rendre aux urnes citoyens et si vous ne savez pas pour qui voter (et je vous
comprends grave) je vous conseille de mettre dans l’enveloppe un bulletin préalablement rempli de cette mention :
« Je vote pour Martin Lothar, empereur d’Europe »
Oui, c’est nul et ça le sera in fine, mais vous vous ferez autant plaisir qu’à moi et sachez que vous rendrez ainsi un très grand service à la belle, grandiose, sublime et future Europe que nous
ne connaîtrons sans doute jamais, du reste et hélas !
En illustration de ce billet, je mets la photo de Charles de Gaulle enfant, en espérant que cette future Europe de mes vœux et de notre avenir rencontre bientôt son CDG, soit-il français ou pas
!
On t’aime l’Europe, reviens !
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