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Martin-Lothar

Quand l’automne vire russe

23 Septembre 2020 , Rédigé par Martin-Lothar Publié dans #Divers et d'autres saisons, #iCuls & haïkus, #Le manuel de survie

Quand l’automne vire russe

Je rappelle humblement aux cancres las qui se masquent turbes au fond de la blogosphère, que sur notre planète plate, ellipsoïdale ou patatoïde ou d’autres genres, races, poils et horizons, l’automne des uns fera toujours le printemps des autres.

Le printemps des autres antipodistes de chez Kangourous notamment, mais aussi et surtout de nos jours automnaux, le printemps d’autres virus pudibonds, tartuffes, cagots et d’autres parasites sycophantes, puritains, idéologues, tocards de tous crins et couleurs qui vont nous faire marcher sur la dette à fond ou pas, mais surement au pas, vers un hiver universel voire définitif.

Mais bon, je perds la boule peut-être, hein ?

Après tout, et depuis la plus jeune antiquité, l’équinoxe d’automne est l’égalité du jour et de la nuit en attendant l’égalité de la nuit et du jour.

Et c’est la Terre qui tourne autour du soleil et non le soleil autour du nombril du premier trou-du-cul médiatique bien ou mal élu et venu.

C’est une question de temps et de survie, sans doute.

 

Pour se distraire un peu, voilà onze de mes iCuls (glanés sur ce blogue) et un haïku nippon (ni mauvais) dédiés à l’automne.  

 

Le ciel pissant dans les violons monotones

De nos cœurs lourds qui se chiffonnent

C’est l’automne.

(M-L, 2005)

 

Le vent d’automne caresse l’arbre en émoi

Qui murmure plein d’effroi :

Déshabillez-moi !

(M-L, 2005)

 

Suivant des yeux la feuille volant dans l’air pur,

Je fonce d’un pas alerte et sûr

Dans un mur…

(M-L, 2005)

 

A prendre un bon rhume au tout début de l’automne,

Pour l’hiver, c’est la santé bonne.

Je déconne.

(M-L, 2005)

 

Rentre vite araignée, viens, veille et cotonne

Dans l’antre du loup qui s’étonne ;

C’est l’Automne.

(M-L, 2007)

 

Tisse ; file les souvenirs fuyants atones

Vers l’Hiver pur ou monotone ;

C’est l’Automne.

(M-L, 2007)

 

Pommes, noix, poires, noisettes, tout ça foisonne ;

Le cèpe et la girolle étonnent ;

C’est l’Automne.

(M-L, 2007)

 

Je me le dis tous les ans, et cela m’étonne :

C’est le printemps nouveau qui mitonne,

A l’automne.

(M-L, 2008)

 

L’arbre nous avise d'un festin d’or et d’ambre

Où la feuille se vide et se cambre,

En Septembre.

(M-L, 2008)

 

Les fins d'été comme du monde tonnent ;

Nous voici en automne,

Tu m'étonnes !

(M-L, 2011)

 

ta feuille tombe sans un cri

notre automne est gris

thierry

(M-L, 2017)

Pourquoi tout le monde fait

La sieste ?

Lune d’automne

(Matsuyana Teitoku, 1570-1653)

 

Illustration : Jean-Baptiste PILLEMENT (1728-1808, Lyon), Automne, 1792, huile sur toile, 55 x 79 cm, collection privée.

 

Fin de loup automnal (voire au tonneau)

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BR 06/10/2020 00:57

Joli tableau.
C'est vrai que le haïku n'est nippon ni maufais. Je crois me souvenir que dans Le lotus et le robot, un japonais, interrogé par Koestler sur la qualité de ces pièces brèves et sur la manière d'en juger, hasardait en hésitant : "Ils sont peut-être tous bons ?" A la prudence de la réponse, on devine l'universitaire.

Première et dernière tentative, parce que mon générateur de haikus n'a pas de mots en *tone.

Winter may be coming, nous dit Game of Thrones[1],
Mais il est déjà là, l'automne,
Qui verra s'affronter les autochtones
Equipés de sonotones,
Et les allochtones monotones.

J'attends maintenant l'intervention de Kobus van Cleef. :-)

[1] On prononcera à la française.

BR 09/10/2020 19:50

Et même en un mot : sonotone. ;-)
Pour la longueur, comme disait l'autre, je n'avais pas le temps de faire plus court -- et la rhétorique de l'amplificatio, c'est un vieux classique.
En adaptant une formule qui serait d'origine boche : "Pourquoi faire simple/court puisqu'en faisant compliqué/long, ça marche aussi ?" (on trouve parfois : "ça marche quand même")
Hem... Si Cioran, le rentier du désespoir, et Marx, le (censuré), sont des philosophes, alors se pose encore la question de Revel : pourquoi des philosophes ? ;-)

Martin-Lothar 09/10/2020 17:41

BR : merci pour votre commentaire. Mais pourquoi faire long quand on peut faire court :
Je résumerais votre iCul en deux mots : "sonne automne"...
Dans un seul vers, François Villon a condensé toute l'oeuvre des philosophes, de Platon à Cioran en passant par Marx et Nietzsche : "Je meurs de soif auprès de la la fontaine" et comprenne qui pourra.
Bien à vous