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Martin-Lothar

Solstice d’une louve ancienne — avec Racine et iCul obligé

22 Décembre 2017 , Rédigé par Martin-Lothar Publié dans #Divers et d'autres saisons, #iCuls & haïkus, #Pissarro

Solstice d’une louve ancienne — avec Racine et iCul obligé

tout solstice aura ses revers

mais rien de travers

c’est l’hiver

 

Note : notre patate de Terre étant tellement bête et ronde, qu’il faut signaler et se mettre profond dans la tête et dans les tripes (à la mode de quand dira-t-on ou d’ailleurs) qu’aux antipodes, c’est l’été, pied et main tenant.

C’est comme ça les gars.

Depuis au moins 1968 — garde-à-vous !

D’aucuns taquins vont me dire incontinents que les solstices sont plus antiques que jamais et qu’il est antisocial exclusif, voire discriminatoire fasciste de déclarer  que l’hiver des uns est l’été des autres sans mentionner ni le printemps des antipodophobistes de l’est, ou l’automne des anti-antipodophilistes du quart nord-souest.

Mais j’assume tous ces travers de ports grillés et quantiques en diable de chez Vauvert, voire en Satan m’habite.

En me posant somme toute cette question d’angoisse un tantinet androposienne : faudrait-il enfin un nouvel ordre planétaire pour replacer ce cycle ringard des saisons puant à plein nez et même d’antipied l’obsolescence programmée ?

Je vous le demande en ce nouveau solstice, avec toute la candeur d’un collégien pâle et nu, sanglotant tuméfié, mais sans raison au milieu de la cour bétonnée d’un tout neuf lycée Jauni Ali-Dé.

Mais sentant que vous en vous foutez autant que de votre première chaussette de droite ou de gauche —  ou des deux, voire de l’extrême centre en marche, allez savoir — j’en rajoute dans cette trouille méta-astronomico-quantico-philosophique en illustrant mon iCul solsticial d’un tableau de Camille Pissarro, un peintre dont on ne saura jamais s’il fut Danois ou Français, Juif ou des îles vierges antillaises normandes, pointilliste ou impressionniste, de l’hiver étésien ou du printemps automnal. (Rien que son prénom déjà…)

J’espère enfin, mais sans illusion, qu’aujourd’hui, une Sophie de ma connaissance lira ce vers de Jean Racine, né comme elle un 22 décembre, mais il y a 378 ans sans bayer aux corneilles :

« J’ose dire pourtant que je n’ai mérité ni cet excès d’honneur, ni cette indignité » (Britannicus, scène III, acte II)

Bon solstice à tous, de tous sexe, âge, poil et horizon quand même.

 

Illustration : Camille Pissarro, 1830-1903, Louveciennes en hiver, 1872, huile sur toile, 46 x 55 cm, Museum Folkwang, Essen, Europe.

 

Fin de loup

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Commenter cet article

la Mère Castor 04/01/2018 17:54

Que finisse une d'année ou que commence une autre, vous êtes, cher loup, le meilleur évocateur du temps qui passe et des calendriers.