D'un automne de grande tombe

Publié le 22 Septembre 2017

D'un automne de grande tombe

La mort m’étant impossible à vivre, voici la stèle de tous les possibles ; ma trace sur une pierre d’éternité. Il en va de ma survie. J’ai une corde de patience pour attacher les nuages et les feuilles, de bonnes racines pour la faim. J’ai un long couteau et des pierres plates pour mes runes. J’attends l’orage le néant et la mort ; je ne pourrai vivre qu’en immortel apprenti ; j’ai le temps, des outils, la beauté, des amis, des lianes, des frères et des sœurs ; je connais tous les vieux quantiques et l’élémentaire de nos particules ; j’ai le loup pour totem, l’ours pour sachem, le chat dans mon cœur, l’arbre dans mes mains, l’araignée ma muse et le singe dans mon dos. L’abeille est ma charité et ma foi n’est qu’espérance.

J’ai mon long couteau, ma corde et mes pierres plates pour mes runes et je grave :

 

ta feuille tombe sans un cri

notre automne est gris

thierry

 

Illustration : Jean-Baptiste COROT, Le Pont de Mantes, 1868-1870, huile sur toile, 38 x 55 cm, Musée du Louvre, Paris, Europe.

Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Le manuel de survie, #Angoisses, #Loups et loups-garous, #iCuls & haïkus, #Runes

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