Du premier mai au bouleau en passant par Job

Publié le 1 Mai 2016

Du premier mai au bouleau en passant par Job
d’avril mourant je n’en puis mais
car au premier mai
je trimais
 
« Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser » (Charles Baudelaire, Mon Cœur Mis à Nu)
 
En ce premier mai, jour de chômage républicain et mois de Maïa, des mamans et des mémés, c’est la fête du travail et surtout, des « vrais travailleurs », comme disait Georges (Marchais, pas Feydeau).
Or donc et subséquemment, bonne fête à tous les esclaves, à tous les bosseurs, à tous les galériens, à tous les travaux, à tous les labeurs, à toutes les corvées, mais aussi à tous les chômeurs, bonne fête à tous les métiers, à toutes les œuvres, à leurs ouvriers, aux artisans, aux artistes et à tous les ouvrages, bonne fête à tous les petits et grands boulots, à tous les jobs, de la Pomme et de la Bible, mais aussi à tous les Betula, tous les Bedw, à tous les Betu, bref, bonne fête encore au « bouleau ».
Le bouleau, un arbre de beau boulot, aussi sacré que discret, dont je reparlerai et qui aura bien sûr son iCul tout à lui (j’y travaille en ce premier mai, ah, mais).
Bonne fête enfin aux vendeurs à la sauvette, car c’est souvent du petit et du gros boulot :
ce jeune vendeur de muguet
trop à ses aguets
mais très gai
 
Illustration : Gustave Caillebotte, 1848-1894, les Raboteurs de Parquet, 1875, huile sur toile, 102 x 146,5 cm, musée d’Orsay, Paris, Europe.
 
Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Divers et d'autres saisons, #iCuls & haïkus, #Baudelaire, #Caillebotte

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