Rune — Les Météores — Michel Tournier

Publié le 19 Janvier 2016

Rune — Les Météores — Michel Tournier
J’ai trouvé ça au fond de ma tanière, parmi les feuilles et les ossements :
 
« J’ai toujours pensé que chaque homme, chaque femme, le soir venu, éprouvait une grande fatigue d’exister (exister = sistere ex, être assis dehors), d’être né, et pour se consoler de toutes ces heures de bruits et de courants d’air entreprenait de naitre à l’envers, de dénaitre. » (Michel Tournier, 1924-2016, Les Météores, chapitre VII, 1975)
 
Note
J’ai toujours aimé lire et relire Michel Tournier.
Après avoir grignoté jusqu’à la moelle son goncouré Roi des Aulnes, je m’étais promis de me jeter à yeux perdus sur tout ce qu’il devait faire paraître par la suite.
C’était un écrivain quantique comme je les vénère. Ses récits mêlent avec subtilité l’intime et l’universel, le quotidien et l’éternel, le mythe et le fait divers dans un style concis, simple, agréable, efficace, tenu par une impeccable ponctuation (dixit Jacques Drillon, si je me souviens bien) et un vocabulaire souvent riche de mots rares et puissants.
Des lecteurs sont orphelins aujourd’hui. Moi aussi.
Il ne nous reste plus qu’à le faire démourir en le relisant.
On t’aime Michel Tournier ; reste avec nous.
 
 
Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Runes, #Épitaphes, #Loups et loups-garous, #Michel Tournier

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