Lagan 177

Publié le 29 Avril 2015

Lagan 177
« Bon, dis donc, Jules, je te confie mes laguioles et ma Kalachnikov ; je rentre chez moi pour faire un brin de toilette et je reviens vers 18 heures pour qu'on aille tous les deux casser la croute et causer de tout ça dans un petit resto sympa que je connais pas loin... A+, mon pote »
 
Illustration : Lionel Royer, 1852-1926, Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César, 1899, Musée Crozatier, Puy-en-Velay, Auvergne, Europe.
 
Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Lagans, #Histoires d'Histoire, #Europe

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Patrice 29/04/2015 18:43

J'habite juste en face du plateau de Gergovie, ce qui, me conférant certaine autorité sur le sujet, m'autorise à affirmer, et à confirmer mes dires même: ce tableau est un fake. Lionel Royer est un plaisantin, et abruti par dessus le marché, sûrement des séquelles de la guerre de 1870 ou nous avons battu l’infâme prussien, en payant le prix fort. Vercingétorix ne s'est jamais rendu à César. Seul ce dernier raconte cette fable dans ses mémoires. La guerre des Gaules est un immense canular. C'est le fait d'un esprit boursouflé d'orgueil, près à tout pour la gloire. Le stratège gaulois a écrasé le miteux proconsul. Sur les plateaux alentours, lieux de mes promenades quasi quotidienne, ou furent trouvées des milliers de sesterces en laiton, perdues, tombées des poches confirmant la débandade, pas une seule statère d'or. L’âpre et rusé gaulois ne cédait pas, lui, à la panique. Quand à Alésia, le simple fait que le site ne soit pas encore localisé de façon certaine montre bien qu'il n'y a là qu'affabulation romaine. Au mieux, peut-on supposer une entrevue que Vercingétorix a pu accorder au nabot en toge, histoire de convenir des modalités de chantier de construction de thermes, tâche ou l'ouvrier romain, besogneux, excellait.

Martin-Lothar 03/05/2015 23:42

Patrice : sur l'Histoire, nous sommes d'accord : Alésia, la bataille, comme le site sont plus que douteux. Gergovie, certes, mais après, la déroute, sinon la débâcle. Et puis "Vercingétorix" ce n'est pas un nom, c'est un titre (comme César, après Jules) Pour ce qui concerne Royer, il a exécuté sa commande. C'est très pompier, certes, mais dans l'ensemble, c'est pas mal foutu. PS : J'ai toujours eu un faible pour Jules César — un homme clé de notre Histoire et de notre civilisation. Mais j'en reparlerai.