Un lundi de Jünger avec iCul final

Publié le 9 Mars 2015

C’était je m’en souviens un lundi
Jour où le savon fait pleurer les astronomes
(Benjamin Péret 1899-1959, la semaine pâle, le Grand Jeu)
 
Dans son journal, en date du 1er mai 1947, Ernst Jünger, rapporte une conversation qu'il eut avec un psychiatre à propos d'un malade pensant que l'on fut toujours un lundi.
Malheureusement, ce fabuleux diariste ne s'étend pas plus sur cette drôle de psychose, car nous ne saurons jamais s'il s'agissait d'une phobie, une obsession de ce jour de la semaine ou au contraire, de tous les autres, ou si encore, ce n'était qu'une fixation dans la perception temporelle de ce malade.
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Les vieux anciens lecteurs de ce blogue se souviendront sans aucun doute que le lundi est une aversion pour moi, et qu'il y a bientôt dix ans, j'avais émis un billet visant à créer un parti politique militant pour la suppression pure et simple de ce jour imbécile entre tous.
Pour rappel, vous pouvez lire ce vain manifeste ici même.
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C'est pour vous dire aussi que je regrette de n'avoir pas l'avis de Jünger sur ce lundi inutile, dans la mesure où je considère que ce soldat, écrivain, poète, philosophe et naturaliste allemand fut sans doute un des plus grands esprits du vingtième siècle qui savait avec érudition, stoïcisme et simplicité mettre en perspective humaniste et historique aussi bien la folie meurtrière d'un certain Adolf et sa clique, que la floraison d'une orchidée, ou encore le comportement sexuel du lucane cerf-volant.
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On ne t'aime pas lundi fous le camp
Trop marre de ton carcan
Tu pars quand ?
 
Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Angoisses, #iCuls & haïkus, #Ernst Jünger

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