ICul du printemps et de la marchande de toutes saisons

Publié le 20 Mars 2015

ICul du printemps et de la marchande de toutes saisons
Tiens, aujourd’hui, c’est jour d’équinoxe, de printemps, d’éclipse solaire et il ne manque plus que le passage d’une comète et une invasion martienne pour être complet.
Bref, c’est le printemps.
C’est donc le moment des grandes marées du siècle, comme ils disent, mais ce 20 mars 2015 est un peu aussi l’anniversaire (un siècle et demi, 150 ans quoi, et quand même) d’un autre Printemps — avec un grand P (pas pet, bandes de cancres las) qui est ce grand magasin des grands boulevards du grand Paris.
C’est en effet au printemps 1865 (le 11 mai, officiellement) que naquit le Printemps, cette échoppe de luxe et à touristes et qui est voisine, sur le boulevard Haussmann (7-5), des Galerie Farfouillettes, comme disait Léo (Ferré, pas Narda).
Ce Printemps-là naquit en effet dans la France du Second Empire (mais pas meilleur non plus), celle d’Haussmann, de Thiers et d’autres demi-sel ou soldes. Ce fut en quelque sorte un des bourgeons du printemps des temps modernes, de l’ère industrielle, des lointaines colonies, d’une Belle Époque dont nous vivons l’automne, sinon l’hiver, sans doute ; il faudra bien le dire un jour enfin.
Il y avait quand même du beau monde pour se promener sur les grands boulevards de Paris ou d’ailleurs en 1865, il n’y a que 150 ans [choix parfaitement arbitraire de ma part] notamment :
 
Victor Hugo avait 63 ans ;
Richard Wagner avait 52 ans ;
Karl Marx avait 47 ans ;
Charles Baudelaire avait 44 ans ;
Louis Pasteur avait 43 ans ;
Jules Verne avait 37 ans ;
John Davison Rockefeller avait 26 ans ;
Émile Zola avait 25 ans ;
Stéphane Mallarmé avait 23 ans ;
Paul Verlaine et Frédéric Nietzsche avaient 21 ans ;
Thomas Edison avait 18 ans ;
Claude Monet avait 15 ans ;
Vincent Van Gogh avait 12 ans ;
Arthur Rimbaud et Oscar Wilde avaient 11 ans ;
Les frères Lumière n’avaient pas cinq ans à eux deux ;
Quant à Rudyard Kipling et William Butler Yeats, ils se baladaient déjà dans le ventre de leur mère.
C’était encore hier quoi ; dans des temps où, le 20 mars, on disait déjà :
« C’est le printemps »
 
S'il est permis d'avoir cent-cinquante ans
On ne vend pas le printemps
Pour autant
 
Illustration : Jean Béraud, 1849-1935, Sur le Boulevard, 1895, huile sur toile, 25 x 35 cm, Musée Carnavalet, Paris Europe.
 
Fin de loup

Rédigé par Martin-Lothar

Publié dans #Divers et d'autres saisons, #iCuls & haïkus, #Histoires d'Histoire

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Commenter cet article

la Mère Castor 21/03/2015 13:35

un bel arbitraire, jusqu'aux petits dans le ventre de leurs mères.