Enfin de loup
Ce blogue (de sept ans n') est (pas encore) fermé.
Ce blogue (de sept ans n') est (pas encore) fermé.
Oui, suite et fin parce qu’on ne va pas y passer l’été...
Finalement, après les deux seules propositions de STV et de Zeugme (qui en plus nous envoie sur un blogue pas triste), en commentaire de ma note du 26 juillet 2005 (apparemment, tout le monde,
sauf deux - Amitiés, leur blogue sont en lien dans la bloc à droite) - se fout comme de l’an quarante de savoir ce qu’est l’an quarante) je me suis résolu à chercher dans mes bouquins.
A cette occasion d’ailleurs, j’en ai acheté un : « Dictionnaires des expressions, collection, les usuels, auteurs, Alain Rey et Sophie Chantreau, éditeur, Le Robert (Très complet et pas cher)
»
D’une manière générale, j’aime beaucoup Alain Rey et notamment, ses chroniques sur France Inter.
Un bémol pourtant : Cet excellent lexicologue sacrifie un peu trop à la démagogie (surtout sur cette chaîne, pourtant « d’état », mais on en reparlera) et a la tendance, bien contemporaine, d’un
certain « esprit de gauche » que certains qualifient de « gauche caviardée », mais que pour ma part, j’appellerai «gauche faisandée » (on en reparlera encore dans ce blogue)
Ceci étant, j’aime beaucoup ses chroniques, son élocution et son érudition.
Bref, l’origine de l’an quarante (expression attestée depuis 1790, c’est jeune) reste des plus obscures.
Deux suppositions :
Les érudits n’en savent pas plus et consécutivement, nous non plus…
Dans ces conditions, nous allons nous arrêter là, je crois ?
Fin de loup
J'ai trouvé ça au fond de ma tanière parmi les feuilles et les ossements:
Je suis un spermatozoïde dans tous ses états.
(Michel Butor, Travaux d’approche)
Fin de loup
Je suis arrivé sur les lieux très à temps ;
Seul, la salle est vide d’habitant
Et j’attends.
Fin de loup
Certains médecins affirment que les drogues douces rendraient fou à la longue, aussi sûrement que les dures. A la lecture d’un fait divers, je me demande si elles ne rendent pas plutôt con :
Un jeune texan voulant porter plainte pour cambriolage s’est récemment vu illico presto et manu militari coffrer par le shérif local.
Il avait en effet déclaré s’être fait détrousser de matériel informatique et de marijuana.
La police a de plus découvert à cette occasion toute une plantation de chanvre dans l’appartement du plaignant…
Bon, je ne sais pas si ce brave garçon était con de nature ou si c’est l’usage de la Marie-Jeanne qui l’a rendu dans cet état (de connerie pas du Texas)
D’aucuns s’avancent à dire volontiers que le texan n’est pas très finaud en moyenne…
Je conseille à ce type, quand il sortira de prison de se mettre à fumer de la moquette : c’est beaucoup moins dangereux et beaucoup plus rigolo comme sensation ; en plus c’est légal et je suis bien placé pour savoir que si ça peut rendre un peu « bizarre » parfois, ça ne rend certainement ni con, ni fou.
Note du loup : Pour ceux qui ne saisissent pas très bien le sens de « Fumer la moquette », je précise que cela signifie en quelque sorte, « pousser son imagination jusqu’au délire » ou encore péter légèrement un plomb ou échafauder des plans sur toutes les comètes possibles et imaginables, etc.
Vous conviendrez à la lecture de ce blogue que je suis très concerné par ce genre d’attitude et de pratique…
Fin de loup
J'ai trouvé ça au fond de ma tanière parmi les feuilles et les ossements:
Dédale et Icare sont le symbole de la partie fixe du magistère qui se volatilise. Dédale représente le premier soufre, d'où naît le second qui, après s'être sublimé au haut du vase, retombe dans la mer des Philosophes. Le Labyrinthe où ils étaient enfermés est le symbole de la matière en putréfaction.
(Jacques Lacarrière, l’Envol d’Icare)
Note du loup : Un petit peu d’alchimie (voie sèche) avec un érudit, ce n’est pas tous les jours ! (Bon, pour comprendre, il faut être un petit peu sorcier, certes) Excusez-moi pour l’ésotérisme, mais j’adore ça !
Fin de loup
Dans le plus grand de mes labyrinthes, au centre,
Le Minotaure sanglant se concentre
Et j’entre.
Fin de loup
A une des mes questions sur un point d’un de mes projets, mon patron me répond : « J’en m’en fous comme de l’an quarante »
Je connaissais évidemment cette expression, mais je ne me suis jamais vraiment préoccupé de savoir ce qu’était cet « an quarante » dont tant de gens n’ont rien à faire, mais alors rien du
tout.
Aujourd’hui, cela m’intéresse énormément dans la mesure où je souhaiterais savoir à quel point mon patron s’en fout ; sachant que je suis des plus feignants en cette époque estivale.
S’agit-il d’abord de l’an 40 avant JC – Jésus-Christ, pas Jacques Chirac – ou de l’an 40 après le même JC – et toujours pas l’autre donc ?
En 40 avant JC, un autre JC – Jules César, pas Chirac – ne s’occupait plus de son blogue pour cause de vacances éternelles et Auguste (le fils adoptif de l’autre d’ailleurs) s’appelait encore
Octavien : Un jeune loup républicain et milliardaire qui inventa le job sympa d’empereur romain. (Ce fut un de mes premiers rêves d’enfant que d’exercer ce beau métier d’empereur romain, outre
pompier, chanteur pop ou vétérinaire : Malheureusement, il n’y a plus de diplômes pour ça et quelque part, c’est un peu dangereux comme profession et les retraites y sont rares ; il faut que les
conseillers d’orientation en aient bien conscience)
La Gaule était occupée ; Astérix vieillissait dans un potager normand ; les Gaulois apprenaient l’art de la collaboration (comme en l’an quarante après 1900) ; le port de la torque celtique
passait de mode (Tiens, il faudrait la relancer cette mode d’ailleurs) et le dieu Toutatis était prié d’aller se faire voir chez les Grecs (convoqué par Zeus lui-même)
Bref en 40 avant, c’était le train-train habituel (bien que le TGV n’existait pas encore) et apparemment, il n’a pas de matière à s’en foutre royalement voire impérialement.
En quarante après JC, même topo : Il n’y a vraiment pas de quoi s’y intéresser ou de s’en foutre mise à part que les apôtres commençaient leur blogue ; les lions assis à la cafétéria des FNAC,
s’en pourléchaient déjà les babines et que les barbares et autres vandales commençaient à pisser joyeusement dans les aqueducs flambants neufs.
Monsieur Google étant resté un peu sec sur l’an quarante et n’ayant pas le temps de rechercher dans mes bouquins, je demande donc à mes lecteurs chéris et tous cultivés de bien vouloir me donner
leur avis sur la question.
Ceci étant, je me fous un peu de l’an quarante comme de mes premières chaussettes.
J’ai un peu tord toutefois de me moquer de ces vêtements qui ont été vraiment les premiers que, comme tout bébé, j’ai pu facilement enlever afin de me les coller sur toutes les parties du corps
et surtout dans la bouche (d’où l’expression, prendre son pied)
Je le clame tout net et tout web réunis : la chaussette est en fait certainement le premier « doudou » ou la première « zézette » qui nous a permis, le pouce dans la bouche, de pallier bien
souvent et momentanément à l’absence ô combien insupportable de qui vous savez et de ce que vous savez !
Pensez-y désormais et respectez vos chaussettes, même sales, puantes ou trouées.
Bon finalement de chez Basta, je m’en bats l’œil de l’an quarante : ça m’en touche une sans bouger l’autre.
Je parle de mes oreilles bien sûr.
Fin de loup
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