Vendredi 12 novembre 2010
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Quand je serai jeune, j’irai pisser avec l’ange du
tepuy
Un tepuy est une montagne magique, modelée il y a des cierges et des siècles par on ne sait trop quel géant tellurique et
tropical.
Un tepuy est un lieu souvent inaccessible, plus a-humain qu’inhumain, où grouillent, une faune et une flore sans doute de
première et de dernière génération.
Un tepuy est un monde perdu, un monde non trouvé dirais-je, où vivent, croissent, se forment, se déforment et se délitent les
fractals fantasques d’une nature songeuse et infantile en son désert du haut.
Un tepuy est une sorte de paradis terrestres, un tepuy est à coup sûr le repère, la tanière du Grand Pan pourchassant et
enchantant inlassable les formes, les couleurs, les téguments, les sensations du présent des êtres et des choses qui n’existent que dans cet impossible endroit.
Un tepuy est un lieu quantique suspendu entre un ciel de brume et une terre d’Amazone.
Un tepuy est une forteresse d’enfance percluse d’insondables dolines où s’imaginent des arches et des aventures
incroyables.
Un tepuy...
Sur un de ces tepuys, il y a un ange qui pisse une cascade longue dans la gorge du diable. Cet ange est le vrai fils de Pan,
mais ce diable est un voyou, ce démon n’est qu’un vulgaire hors-la-loi sans grand avenir, dirons-nous.
Gâte l’ange qui s’asperge
Et s’affaisse sur la berge.
Quand je serai jeune, j’irai pisser avec l’ange du tepuy.
Illustrations : Hieronymus Bosch (vers 1450-1516) La chute de l’ange rebelle et l’arche de Noé sur le mont Ararat
(1500-1504) huile sur deux faces d’un même panneau (69 x 38 cm)
Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Europe.
Lien : Les tepuys sur Wikipedia
Fin de loup
Vendredi 5 novembre 2010
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J’ai reçu ça, au fond de ma tanière, sur le tas de feuilles et
d’ossements :
Les Heures Musicales de Bon Secours
Concert du dimanche 7 novembre 2010 à 19h30
Eglise luthérienne du Bon Secours
20, rue Titon 75011 Paris
M° Faidherbe-Chaligny ou Rue des Boulets
Résonances pour un temple
Lise Lienhard, piano
François Couperin, Urmas Sisask, Emmanuel Chabrier, Toru Takemitsu, Mel Bonis, Frederic
Mompou
(durée 45 mn environ, participation libre)
Entre les univers de l'estonien Urmas Sisask puisant son inspiration sous le ciel étoilé, du japonais Toru Takemitsu
caractérisé par la complexité de sa fulgurance sonore, et du catalan Frederic Mompou qui, à travers une alchimie de sonorités et de silence, fait surgir en nous une écoute toute intérieure, les
musiques de Couperin, Chabrier et Bonis ponctuent ce concert avec leurs harmonies plus familières.
Invitation à entrer dans l'intemporel.
Le Piano Lyrique
31850Mondouzil
pianolyrique@gmail.com
Note du loup
En plus, ce concert est gratuit. Ceux qui n’y seront pas seront damnés (comme moi, na ! Et je peux vous dire que ça fait mal
d’être damné)
Mon informatrice est la charmante, chantante et musicale Giov (une soprano de chez Pro & Authentique — j'ai testé — et de
chez Frivoli aussi. Alors...)
Bon d’accord (en bémol) : l’intemporel peut faire très peur, mais maître Couperin, quand même...
Exécution. Silence dans les rangs. Rompez.
Fin de loup
Vendredi 8 octobre 2010
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Si le foie est gras, la foi est grâce
Et si nos lois nous lassent,
L’oie passe.
Illustration : Photo de Martin Lothar. L’oie, hôtesse du restaurant. Aveyron, Europe. Juin 2010
Fin de loup
Mercredi 26 mai 2010
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19:58
Je suis furieux ; je
suis révolté ; je suis ulcéré, déçu, frustré, désenchanté ; je suis même zoutré grave.
Le festival cinématographique de notre bonne ville de Cannes (Europe) a en effet méprisé profond mon génial film « du miel pour les ours »
non seulement, ce minimétrage n’a eu aucun prix, mais il n’a jamais été évoqué par le jury ou encore les festifs veaux qui trainaient leurs mocassins dorés sur la Croisette.
C’est honteux ; c’est une insulte à l’art ; c’est une injure à mon génie !
Bon d’accord, il n’avait pas été sélectionné ni même proposé à la sélection, et le génie n’a pas de prix, mais ce n’est pas une raison, na !
Au lieu de ça, c’est un film même pas européen qui a eu le napalm d’or et je ne m’en souviens ni du titre, ni du nom du réalisateur qui est à coucher dehors (son nom, pas le bonhomme)
Je n’ai pas vu ce navet pistonné au politiquement correct, mais selon les premières victimes de sa projection, ce serait aussi long et chiant qu’un film de Duras — il fallait le faire hein !
Moi, qui ai dépensé tant de temps, de santé et d’argent pour réaliser cet archi chef-d’oeuvre de toute l’histoire du cinéma qu’est « le miel pour les ours » ; moi, qui me suis
pressé les neurones, les manettes et même le reste du ciboulot pour écrire un scénario passionnant et des dialogues étourdissant d’humour et de spiritualité ; moi qui ai composé une musique
originale et ultra contemporaine que même Phillip Glass, les Pink Floyd ou encore Bach en sont jaloux, je le sais, je le sens.
Tant pis pour eux, je vous le dis !
Dorénavant, je les méprise ces nuls de la bobine. Qu’ils aillent se faire projeter et palmer au diable !
Pour ceux de mes lecteurs de tout âge, poil, sexe, horizon et statut qui n’ont pas assisté à la première de « du miel pour les ours », ils peuvent s’en payer gratos la
projection en continu en allant voir par ici.
Je suis zoutré.
Fin de loup
Vendredi 2 avril 2010
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18:57
Pour
célébrer notre jeune mois d’avril, je me suis torché l’iCul :
Et si ces trois iCuls sentent en fil
Le poisson, ils sont d’avril
Et virils
Petit poisson carré ment sur un grill ;
D’huile, il lui faudrait un fil,
En Avril.
Les petits pois sont verts du mois d’avril ;
Mais ne perdent ni leur fil,
Ni leurs cils.
Illustration : Georg FLEGEL, (1566-1638) Nature morte avec poissons (1637) Huile sur bois (19 x 15 cm) Musée
du Louvre, Paris, Europe.
A propos de l’iCul
Fin de loup
Mercredi 31 mars 2010
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19:52
Le loup-garou viking, Varulf (en lien aussi à droite pub), m’a envoyé un
lien (que vous cliquerez en fin de note, mais pas tout de suite parce que je cause là) vers une superbe et étonnante vidéo youtubée.
C’est le concert virtuel via l’Internet de 187 choristes de tout âge, sexe, poil et horizons de 12 pays différents qui interprètent sous la direction d’Eric Whitacre un
chant de ce compositeur contemporain et néanmoins étasunien.
Chacun de ces chanteurs a enregistré pépère, bien au chaud chez lui, sa partition par webcam et l’a envoyée pour mixage final.
Au début, je pensais que ce concert était en temps réel, mais bon, pour synchroniser pile-poil, 187 ordinateurs répartis sur toute la planète, il faut quand même se lever de bonne heure.
La prouesse technique n’en est pas moins louable et en plus, c’est beau !
Comme disait l’autre : « malgré toutes les bêtises des autres, nous vivons une époque formidable »
Si vous voulez en avoir le choeur Net, c’est ici : Lux Aurumque
Fin de loup
Mercredi 24 mars 2010
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18:14
Vous avez jusqu'au 28 mars (saint Gontran, dimanche prochain quoi) pour aller caresser une côte d'agneau une cote Dagnaux, peintre de son état, de son art et de son métier et à qui le superbe et trop méconnu musée de Mantes-la-Jolie (7-8)
consacre une exposition temporaire, entre les murs vénérables et néanmoins moyenâgeux séculaires de son Hôtel-Dieu.
Albert Dagnaux (1861-1933) est un de ces petits maîtres qui nous reposent et nous consolent des plus grands barbouilleux parfois surévalués, souvent prétentieux et in fine, ennuyeux.
Le sous-titre de cette exposition est « entre impressionnisme et naturalisme » mais on pourrait en rajouter en petites cases et autres écoles de mes deux tant cet artiste est éclectique, varié,
divers et d’autres saisons. Un peu comme Turner (mais j’en reparlerai de ce foutu et génial rumsteck)
Dagnaux fut un bon paysagiste qui sut capter les meilleures lumières des bords de la Seine, à l’aube ou au crépuscule (entre chien et loup) et témoigner avec charme de ce pont notamment (voir
illustration) qui lie encore notre bonne ville de Mantes (la ville des chiens franco-normands) et celle de Limay (la ville des loups picards en Vexin) et qui fut peint également par d’autres
Corot (dont je vous causerai plus tard)
Bon sinon, je le trouve parfois « naïf » Dagnaux et ce n’est pas pour me déplaire.
Il eut sans doute quelques problèmes avec la perspective, mais ce n’est pas le premier, ni le dernier.
Voilà, voilà, dépêchez-vous.
Liens :
Musée de l’Hôtel-Dieu, Mantes-la-Jolie
Site officiel d’Albert Dagnaux (où j’ai piqué l’illustration)
Illustration : Albert Dagnaux (1861-1933), Le vieux saule (1911) Huile sur toile (92 x 130 cm) Collection particulière. (Photo. P. Fuzeau)
Fin de loup
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