Martin Lothar (depuis 2005)

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Runes

Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /Sep /2006 20:25

L’étymologie est une grande chose.
Je ne sais pas si c’est une science (exacte) mais tout au moins c’est une passion très enrichissante.
Bon d’accord, c’est un peu un passe-temps de vieux comme la généalogie…
Ceci étant, quand des vieux machins à jeter et un peu cultivés se penchent quelques heures sur les racines des mots, ils comprennent alors avec jouissance combien il est agréable, riche et beau de parler leur langue.
Ils regrettent aussi bien souvent de n’avoir pas été dans leur jeunesse acnéique ou pas, plus fidèles à cette langue et à l’Histoire plutôt que de « rouler » des pelles à tour des bras à d’autres langues dont ils ne souviennent même plus du nom du ou de la propriétaire
Je ne mentionnerai pas la marque du soutien-gorge ou plus exactement du nom de l’inventeur de cette foutue attache qu’il est impossible de détacher dans des temps raisonnables !
Mais il faut que jeunesse se passe hein !
Sinon qui passera ?

L’étymologie des noms propres et des prénoms est particulièrement bandante.
Dans ce blogue, je vous avais déjà expliqué à quel point les Billy étaient proches des Liam…

Penchons-nous sur le prénom « Louis »
C’est celui d’un saint homme et aussi de pas moins de 18 rois de France (dont le saint).
Je ne vous parle pas de l’Allemagne ou d’autre Bavière.
Je ne vous parle pas des Carolingiens et autres Mérovingiens.
C’est un prénom des plus « européens » et par conséquent, des plus mondiaux (Pour peu de temps encore, hélas ou pas).

Dans les temps anciens, nous n’étions pas vraiment nommés : Nous étions Truc fils de Machin et il valait mieux que ce Machin-là ait une renommée de préférence guerrière.
Je ne vous parle pas des filles qui comptaient pour du beurre et qui tout au plus servaient de matrice.
Bref les garçons étaient faits pour mourir glorieusement et tuer sauvagement, et les filles pour engendrer en douleur et mourir atrocement.
On engendrait et l’on mourait pour la gloire et accessoirement pour la survie de l’espèce.
Malheureusement ou heureusement, je ne sais, ce n’est plus vraiment le cas (ou le projet) actuellement.
Toujours est-il qu’un nom ou un prénom se méritait dur.
C’était plus un surnom ou une épiclèse (Aujourd’hui on dit un pseudo)
Bref celui qui avait massacré copieusement un certain nombre de gens et qui, au soir de la bataille, était toujours vivant, pouvait se choisir son petit nom.
C’est ainsi qu’un jeune guerrier franc (et bientôt euro) devant roi de son peuple sous le nom de Hlodowig qui se déclina plus tard sous celui de Clodowig, Clovis, puis de Ludwig, Ludovicus, Ludovic et enfin de Louis.
Le pseudo « Hlodowig » est composé des racines « hlod » (« renommée », « illustre ») et « wig » (« combat »)
Bref, en matière de casse-tête et de vase (pas encore chinois ou Ming) ce n’était pas une lopette, hein !
Notez que le nom Clodowig était celui d’un des neveux de Clovis et qui fonda un ermitage dans un patelin près de Paris qui se nomme aujourd’hui Saint-Cloud (Saint Clodowig).

Le Clovis a cependant certainement eu un compagnon de combat (un frère jumeau ou un ennemi) qui n’était pas non plus le dernier des éventreurs et qui a obtenu un surnom similaire : « Hlothari » qui donna Clotaire, puis Lothaire et Lothar.
(De Hlod (gloire, renommée) et hari (armée).
Un Lothaire donna d’ailleurs son nom à la belle et illustre province de Lorraine.
Bref, Louis et Lothar étaient des gens très proches, connus, renommés, redoutés et certainement très chiants dans leur domaine hein !

Comme les Wilhelm et autre Guillaume, c’était des courageux, mais aussi des téméraires sur les bords (du Rhin) hein !
D’ailleurs, il y a un certain jeune Ludwig qui s’est permis récemment par commentaire sur mon blogue de me traiter « d’Antiquité »
Bon, il aurait certainement pris mon pied au cul si je ne savais qu’il allait rentrer bientôt en classe !
Bien fait !
Il ne va plus rigoler maintenant, hein !
Tare ta gueule à la récré Ludwig !

Fin de loup

 


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Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /Août /2006 21:25
 

Jenny Jackson naquit le 15 juillet 1968 à New York dans le quartier du Bronx.
Elle était fille unique et ses parents de race noire étaient également nés dans le Bronx où ils vécurent jusqu’à leurs décès en 2004 de l’exploitation d’un modeste fast-food.
A l’âge de 16 ans, Jenny développa une telle obésité qu’elle fut obligé d’arrêter l’école et suivre un traitement de plusieurs années à l’hôpital puis à domicile.
Les frais de santé furent financés en grande partie par une association religieuse du quartier.
En 1988, son état s’étant bien amélioré, elle trouva grâce à cette association un emploi dans une entreprise de nettoyage industrielle ayant pour clients principaux les exploitants ou propriétaires des tours de New York.
En se levant vers six heures le matin du 11 septembre 2001, Jenny eut un léger malaise qui la força à se recoucher et à prendre un des médicaments d’urgence qui lui avaient été délivrés.
Vers huit heures, elle appela son chef et lui assura qu’elle rejoindrait dans moins d’une heure son poste de travail dans la Tour sud du World Trade Center à Manhattan.
Quelques minutes pour tard, elle montait dans une rame du métro à la station située à quelques centaines mètres de son domicile.
Le train fut immobilisé une demi-heure plus tard dans la station précédant celle du World Trade et au bout d’un long moment, il fut demandé aux passagers de quitter la rame et de sortir de la station.
Jenny se retrouva dans la rue au milieu d’une panique indescriptible : Une foule compacte courait dans tous les sens essayant de se frayer un chemin parmi un essaim vrombissant de véhicules aussi éperdus qu’elle.
Levant la tête, elle aperçut d’énormes nuages noirs envelopper les deux tours jumelles.
Effarée par cette vision, elle fit quelques pas en arrière ; trébucha sur le rebord du trottoir et déséquilibrée, chancela quelques mètres sur la chaussée.
Elle fut alors violemment percutée par un camion de pompiers qui se précipitait vers le sinistre.
Elle mourut sur le coup.


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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 23:04

Hippias d’Alopèce est né esclave en 415 avant J.C. dans un dèmes non loin d’Athènes.
A 12 ans il entra au service des cuisines dans la maison du philosophe Socrate.
C’est lui qui lava la coupe
légendaire de ciguë  après la mort du maître le soir du 7 mai 399 avant JC.
La dispersion du domaine de ce philosophe le priva d’emploi pendant plusieurs mois où il erra de village en village.
Il fut fouetté en place publique d’Athènes pour vagabondage et mendicité.
Il trouva finalement un travail dans une oliveraie où il épousa deux ans plus tard une autre esclave dont le nom n’a jamais été attesté et qui lui donna deux filles.
Il mourut à l’âge de 33 ans en tombant d’une échelle.

 


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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 21:00

Des éleveurs anglais auraient remarqué que leurs vaches meuglaient avec l'accent typique de leur région d’élevage.
Ainsi, deux vaches de la même espèce et du même âge n’auraient pas le même meuglement selon qu’elle passe leur vie à regarder passer des trains anglais, allemands, français ou espagnols et même, une vache normande vivant près de Lille auraient un accent ch’ti alors que sa sœur de lait bousant non loin d’Avignon aurait un accent provençal bien mâché.
Trop fortes les vaches !

C’est sûr qu’un beuglement en Anglais doit avoir un effet bœuf pour ne pas dire fou.
John Wells, professeur de phonétique à l'University College de Londres aurait confirmé ces variations bovinophoniques qu’il avait déjà observées chez les oiseaux. (Dans leur cui-cui, pas dans leur meuh, hein !)
Bon, c’est vrai qu’il ajoute qu’on devrait étudier la chose de plus près quand même.

Je me demande si l’on pourrait constater de tels caractères dans le goût du lait par exemple.
Cela permettrait de créer un nouveau métier de prestige : Le lactologue qui, à l’instar d’un œnologue, pourrait être capable de retrouver l’origine exacte du lait testé en précisant les différentes herbes mâchés par la vache.
Il y en a qui broute la moquette toutefois à défaut de la fumer.

Sinon, moi je préfère bouffer les langues de bœufs que les entendre beugler hein !
A noter que le bœuf, la vache, le taureau, la génisse et le veau beuglent, meuglent ou mugissent indifféremment.
Ces trois mots ont certainement le même pâtis étymologique : L’ancien français « bugle » (bœuf) et le latin « buculus » (taureau).
Il y a certainement eu des vaches indo-européennes, mais leur lait a caillé depuis longtemps et personne ne sait quel accent elles avaient.

Fin de loup

 


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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 20:27

Tiens hier par commentaires, l’inénarrable CDH et la délicieuse Laudith, ont relevé l’expression « Il y a belle lurette » que j’avais employée dans ma note.

C’est une locution que j’aime bien et dont j’use souvent (du moins, curieusement, plutôt à l’oral qu’à l’écrit)
Elle signifie : « Il y a longtemps »
Toutefois, si l’on en étudie l’étymologie, il apparaît que le mot « lurette » est une déformation de l’ancien « heurette » (ou petite heure)

L’heurette était aussi en Flandre, une division de l’heure qui correspondait à la demi-heure sonnée à l’horloge de tout bon beffroi qui se respecte.
On s’aperçoit ainsi que le sens moderne d’un mot peut à la longue renier un peu ses origines.
Car il y a belle lurette que l’heurette vaut largement plus de soixante minutes dans l’esprit de tout un chacun.

Il en est de même du mot « naguère » que l’on emploie le plus souvent maintenant pour parler de la gourme de Mathusalem ou d’autres temps bien révolus.
Pourtant ce mot est la contraction de « il n’y a guère » et signifie en fait « il y a peu de temps »

L’adverbe « guère » a une étymologie très discutée : Certains affirment qu’il viendrait de l’ancien Allemand « gar » ou « garo » qui signifiait « tout à fait »
D’autres proposent l’ancien Haut Allemand « wâri » signifiant « vrai » qui fit florès dans beaucoup de langues romanes (Picard « wère ou ouère », Wallon « wair » Provençal « gaire », Italien « gari »)
Enfin, certains le rattachent plus exactement sans doute à l’Allemand « weger » signifiant « beaucoup » ou « unweger » (Pas beaucoup)

Il y a belle lurette que naguère ne veut plus dire « tout à l’heure »

Fin de loup

 


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Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /Juil /2006 20:18

Je suis vidé ;
Je suis desséché ;
Je suis liquéfié ;
Je suis caniculé…
J’ai chaud et je n’ai pas envie de bosser.
Je bosse quand même pour avoir mon salaire et je suis obligé de rentrer tous les matins dans le sale air de Paris.
Touffeur, pollution, bruits.

Je me suis arraché les yeux aujourd’hui à nettoyer une vénérable base de données de quelque cinquante mille lignes dont les différentes entrées n’avaient pas été sécurisées par son créateur
Bref, il y avait partout le grand tout de chez N’importe quoi (sauf là où il fallait).
Heureusement que mon bureau est climatisé.
Heureusement que j’ai de la méthode…
Mais je suis caniculé quand même.

Tiens à propos : Tout ça c’est la faute à Sirius (notamment hein !)
Car le mot « canicule » vient du latin « canis » qui veut dire chien.
Oua, oua !
Bon c’est vrai, à priori on ne voit pas le rapport entre un chien et cette grande chaleur.
A part le chien en chaleur ou le hot dog.

En fait ça vient de l’étoile Sirius qui se nomme aussi « canicula » ou « chien d’Orion » et qui se lève et se couche avec le soleil du 22 juillet au 23 août ; c’est-à-dire pendant la période la plus chaude de l’année.

Le mot « chien » vient de l’indo-européen non attesté « *kwen » qui voulait dire « chien » et qui a accouché du latin « canis » et du grec « kyno » (ou vice vertu)
Ce « kwen » est donc l’ancêtre de « chien » de « canicule » mais aussi de « chenil », « chenille », « cagnard », « cagneux », « canaille », « cagnotte » et peut-être aussi « requin » (via le normand ou le Picard « quin » ou « quien » à ce que certains affirment ?)

Bon sinon, je suis caniculé par tous les trous là.

Fin de canis lupus caniculé

 


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Mercredi 5 juillet 2006 3 05 /07 /Juil /2006 19:54

Classé dans la série : « Les runes du loup-garou »

J'ai trouvé ça au fond de ma tanière parmi les feuilles et les ossements :


« Une main qui tient la mienne : Trop serrée, elle m’écrase ;
j’essaye de me dégager ; elle serre de plus en plus, et j’étouffe.

Trop lâche, je glisse ; j’essaye de me rattraper ;
elle ne me retient pas ; je tombe
et me brise en milles morceaux. »

(Petite Renarde, Pas si simple, 15 juin 2006, blogue « Petite Musique de nuit »)


Note du loup-garou : J’en ai déjà souvent parlé de la Petite Renarde-garou qui est certainement ma plus ancienne et fidèle lectrice.
Aujourd’hui, c’est le premier anniversaire de son blogue « Petite musique de nuit » (en lien aussi depuis un an à droite, pub).
C’est important cet évènement-là et ça doit se fêter du mieux possible.
Je ne pouvais donc pas laisser passer ça sur mon blogue que cette Renarde doit connaître par cœur et qu’elle visite tous les jours depuis sa création.

Moi, j’ai été très content le jour où elle a créé son blogue, la Petite Renarde, hein !
Bien sûr, comme chez tous les blogueurs, il y a des hauts et des bas, des coups de blues bloguien, des déprimes statistiques, des doutes métaphysiques, des angoisses éditoriales, mais au bout d’une année, on est vraiment content et souvent fier d’avoir fait « tout ça » car ce n’est pas si simple à faire en fait.
Car un an de blogue, même si on ne poste pas tous les jours, c’est impressionnant et ça donne une toute autre dimension au temps et partant, à sa vie.
Et puis, on est content de continuer, parce qu’au bout d’un an, on est complètement mordu ; on a envie de faire mieux et surtout, on n’a pas envie de décevoir tous les gens qui régulièrement viennent vous lire ou vous commenter.
Ça crée des liens de tenir un blogue, hein !
Et ces liens créent des obligations qui deviennent souvent des joies quotidiennes et une amitié virtuelle, mais vraiment cordiale.

En plus, le blogue de la Petite Renarde est des plus jolis et des plus agréables à lire et elle manie la hache Té-aime-elle comme nul autre (en tout cas bien mieux que moi, hein !).

Elle adore la musique cette renarde, la bonne (la vraie) musique et tout le monde sait que la musique adoucit les mœurs, comme les blogues.
Et elle connaît la musique en plus car elle joue du piano.
Et qui va piano…
Et puis les renardes sont rousses habituellement.
Et la Rousse a beaucoup de jolis mots.
Les renardes glapissent généralement, mais celle-là chante.
C’est vrai que c’est une renarde-garousse
Allez donc la flooder cette Petite Renarde qui est devenue grande et qui a désormais un beau territoire marqué et fieffé dans la jungle des blogues.

Et je chante :
Lundi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince
Sont venus chez moi pour me serrer la pince
Comme j’étais pas là, le petit prince a dit
Puisque c’est comme ça, nous reviendrons mardi
Mardi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince…
Etc…

Fin de loup et d'autres canidés


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