Frères humains qui avec moi vivez, en vérité je vous le dis : je n’ai jamais connu un vieil automne aussi mordant, aussi
floconneux, aussi glissant.
Je n’ai jamais connu un vieil automne aussi pisse-froid. Je n’ai jamais connu un vieil automne aussi chiant.
Même pas quantique.
Le plus jeune des hivers n’est pas encore né que j’en ai déjà marre de toutes leurs saisons à la con.
Saint-Jean le baptiste se prend déjà une tête qu’il n’a pas encore perdue.
Mardi, sur le plateau des équinoxes, sera le solstice. Mardi prochain sera le plus jeune des hivers, qui nous montrera peut-être sa face d’apocalypse.
Enfin !
Jupiter, le caillou, pas le deus pater, hélas, n’a jamais été aussi proche, mais les anges n’ont plus de ski ni de sexe et les ogres sont sans culotte.
Au prochain renouveau, au solstice d’été, aux feux de l’autre Jean, nous ferons sans doute les bilans de nos bals et de nos violons (ou pas…)
Les vautours, les cigales et les homards s’en brosseront les dents.
Pour sauter un feu, qu’il soit vert, orange ou rouge, pour sauter un feu il faut être vivant.
Comme quoi, la météorologie, l’ethnologie, la génétique, l’écologie, l’économie, sont des sciences trop jeunes et trop sages pour être confiées aux politiques.
Qu’ils aillent se faire foutre ces faux minuscules guignols à deux balles de mes deux.
Comprenne qui pourra.
Dig it. (digitus)
Et d’autres vieux parapets, comme disait Arthur (Rimbaud, pas le roi, hélas, pauvre Yorick…)
Illustration : Max Ernst (1891-1976) l'Europe après la pluie, 1942, Wadsworth Atheneum, Hartford, Collection. USA.
Fin de loup





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